La cure de gingembre : suite et fin !

Bonjour vous !

Dites-moi voir, ça ferait pas un mois qu’on s’est pas vu ? Je suis contente de vous retrouver !

Cela dit, mon absence était sacrément bien justifiée, puisque j’étais tout ce temps au Pays du Soleil Levant, et puis aussi au-dedans de moi. En clair, j’ai les atomes en fusion, en folie, en effervescence, je sais pas encore trop ce que ça va donner, mais il y aura des concrétisations ici aussi !

Du coup, j'ai décidé d'illustrer cet article avec quelques unes de mes photos du Japon, même si ça n'a aucun rapport.

Du coup, j’ai décidé d’illustrer cet article avec quelques unes de mes photos du Japon, même si ça n’a aucun rapport.

Bref. Brefouille, breffons, j’vous fais une p’tite bafouille, puisque j’ai pas pu la faire avant. La cure de gingembre, en vrai, ça fait un mois que je l’ai terminée. Donc presque deux mois se sont écoulés depuis que je l’ai commencée.

Je vous avais donné quelques premières impressions, notamment sur les effets immédiats, voyons maintenant un petit bilan de cette cure de gingembre !

Les effets immédiats

Le volume

J’ai fait cette cure pendant un mois. Autant vous dire que pendant un mois, mes cheveux, c’était Wild, wild, wild, wild West. Cléopâtre avec les cheveux en bas du dos. Une lionne qui aurait piqué la crinière majestueuse de sa feignasse de compagnon mâle.
Ça faisait longtemps que j’avais pas eu un tel volume et je dois dire qu’en sortie d’hiver, ça m’a fait un bien fou ! Aux cheveux, parce que ça voulait dire qu’ils étaient bien stimulés par le gingembre, mais aussi au moral, de les voir comme ça ! Le bonheur de passer sa main dans une masse compacte et dense, l’impression de retrouver mes cheveux dans leur vraie nature : épais, sauvages, indomptables !

L’effet gras

Celui-là, il arrive au bout d’un certain temps et surtout quand on rince mal (ahem). Alors je ne sais pas si c’est dû au fait que le cuir chevelu produit plus de sébum parce que le gingembre ayant un effet asséchant, il enclenche le mécanisme de protection, mais le fait est là : ça m’a rendu les racines légèrement grasses à la fin. Ce qui est loin de me déranger puisque j’ai le cuir chevelu à tendance plutôt sèche. Mais c’est bon à savoir !
Cela dit pour l’éviter c’est plutôt simple : il faut bien rincer partout.

Et voilà, c'est beau.

Et voilà, c’est beau.

Les effets sur le long terme

La repousse des petits cheveux

J’ai pas de mesure pour ça, mais ils ont gagné en masse : j’ai PLEIN de petits cheveux qui sont revenus peupler mon crâne, pour mon plus grand bonheur (j’avais eu des pertes assez costaudes cet hiver) ! Du coup j’avais plein de frisottis et de petits cheveux qui sortaient de partout, mais déjà à la base je m’en fous pas mal, mais alors là en plus, de les voir repousser comme ça, ça m’a mise en joie.
Et puis le truc, c’est que ça a poussé un peu partout : près des tempes et du front également, plein de bébés cheveux sont venus densifier la population.

L’évolution de la pousse

Pour certaines personnes, la cure de gingembre accélère la pousse générale de la longueur des cheveux. Et je dois avouer que c’était, au départ, la raison pour laquelle j’ai fait cette cure.
J’étais plutôt confiante au vu des autres résultats sur la masse et le volume, mais finalement, cette cure ne m’a pas du tout aidée pour la pousse ! Un centimètre, voilà mon héroïque résultat (c’est même moins que ce que j’ai tendance à avoir, haha).

Pour cela, plusieurs explications possibles, hypothèses que je formule sans aucune base autre que mon expérience :

  • l’énergie mise à disposition par la cure de gingembre a été utilisée par mon métabolisme pour faire pousser d’autres cheveux, donc ça a ralenti la pousse dans la longueur. La formation d’un cheveu à partir d’un petit bulbe demandant a priori pas mal d’énergie.
  • j’ai passé le mois à voyager, je n’ai pas spécialement pris soin de mes cheveux, et j’ai été un peu fatiguée : peu de pousse.

Dans tous les cas, je me retrouve donc à 97 cm., ce qui ne me dérange pas ! Je ne vois pas cette cure comme un échec, mais au contraire comme une bonne surprise : je n’ai pas eu le résultat escompté mais j’en ai eu d’autres qui m’ont tout autant satisfaite. Je prends ce que la Nature me donne, et là, je dois dire qu’elle a été généreuse :)

Au Japon aussi, la Nature est très généreuse <3

Au Japon aussi, la Nature est très généreuse <3

Quant au volume et à la masse, ils sont bel et bien revenus, même après l’arrêt de la cure ! Je pense que cette cure de gingembre m’a vraiment permis de booster mes cheveux après un hiver un peu difficile, et de rentrer dans un cercle vertueux : les effets immédiats m’ont ravie, et m’ont remonté le moral, donc cheveux moins raplapla, plus d’énergie, de joie, de sérénité, donc cheveux et peau en meilleur santé !

Eh oui : si une cure à l’extérieur ne suffit pas pour améliorer les choses en profondeur, ses résultats amènent parfois à des changements intérieurs : ça nous remontent le moral, donc on est en meilleur santé, donc ça se voit, etc., etc. !

En résumé et des conseils

J’aurais plutôt tendance à conseiller cette cure, mais sans avoir en tête de but précis, parce que ça dépend trop des personnes ! Il y a des chances pour qu’elle fasse du bien, tout comme elle peut n’avoir qu’un effet superficiel.

Dans tous les cas, avant la première application, pensez à tester au creux du coude pendant une demie heure, pour voir si vous ne faites pas de réaction : le gingembre peut chauffer, mais ne doit pas provoquer une sensation désagréable de brûlure. Si c’est le cas, rincez abondamment à l’eau claire et froide.

Enfin, si vous n’avez pas le temps de réaliser cette cure de jus de gingembre, j’ai dans mon entourage proche une personne qui a testé une variante et qui en a été très satisfaite.
La cure a duré un mois et a simplement consisté à rajouter une goutte d’huile essentielle de gingembre au shampoing hebdomadaire. Sortant d’une période longue de chutes intenses de cheveux (dues à différentes causes, psoriasis et manque de fer notamment), elle souffrait de voir ses cheveux clairsemés par endroit, avec le cuir chevelu qui apparaît un peu trop franchement.
A la fin de la cure, elle a constaté une belle repousse en épaisseur, des cheveux fortifiés, du volume et des boucles bien définies ! Elle a également constatée, comme moi, l’effet légèrement graissant, mais ayant de même une nature de cuir chevelu plutôt sèche au départ, ça ne l’a pas dérangée plus que ça.

Ambiance crépusculaire

Ambiance crépusculaire

Pour ma part, c’est une cure que je referai volontiers d’ici quelques mois, par exemple à l’arrivée de l’automne pour booster mes cheveux ! Je pense qu’il ne vaut mieux pas la faire trop souvent, le gingembre est un actif puissant et on sait bien que d’une part, ça se joue en profondeur et d’autre part, la nature prend son temps, inutile donc de lui taper sur la tête avec un gourdin :)

J’ai testé : la cure de jus de gingembre

Ça faisait un petit moment que ça me trottait dans la tête cette histoire… Jusqu’à rêver de gingembres dansant autour de moi la nuit, insaisissables, me nargant, me tentant : allez, viens… On est bien !

J’ai fini par craquer. Forcément.

En même temps regardez-moi ça, comment ne pas craquer devant ces grands yeux humides ?

J’aime autant le gingembre que l’avocat (oui, c’est possible), et ce sous toutes ses formes : cuisiné, chaud, froid, en tisane, confit, en jus… mais pour autant, c’est un tel allié pour les chevelures fatiguées que je me suis décidée à l’utiliser en application extérieure ! C’est qu’aussi, j’ai trouvé un moyen de ne rien gaspiller… :)

Bref, mes petits lapins : je suis en plein test de la seule, l’unique, la fameuse, LA cure de jus de gingembre !

Pour en apprendre plus sur les propriétés médicinales de cette plante merveilleuse, je vous laisse entre les mains de Christophe Bernard, herbaliste et tenancier de l’excellent site Althea-Provence !

A quoi sert cette cure et à qui s’adresse-t-elle ?

Cette cure est parfaite pour :

  • les chevelures fatiguées, raplapla, en sortie d’hiver, par exemple ;
  • pour les chutes trop importantes, idem ;
  • et enfin pour aider à la pousse des cheveux, si tel est votre objectif.

Le gingembre est un stimulant particulièrement efficace : son effet chauffant stimule la circulation sanguine, va titiller et réveiller là-haut les petits folicules pileux ! En stimulant cette circulation, il va non seulement favoriser la pousse (en longueur, des cheveux déjà existants) mais aussi la repousse (dans des cas de chutes importantes), et aider à ralentir voire stopper la chute de cheveux : un vrai petit couteau-suisse !

Du fait de cette chaleur que l’on peut ressentir à l’application, cette cure n’est pas franchement recommandée aux eczémas, psoriasis et autres dermatoses du cuir chevelu en état de crise. Par contre hors état de crise, c’est même plutot recommandé pour redonner du peps à ces chevelures et ces cuirs chevelus souvent affaiblis par ladite dermatose !
Comme toujours, l’important est d’écouter ce que vous ressentez : si vous sentez que cela vous chauffe vraiment trop, voire provoque une sensation de brûlure : écoutez votre corps et rincez immédiatement, et tant pis pour la cure : il en existe des tas d’autres, merci Mama Nature ! :)

Comment c’est-y qu’on fabrique le jus de gingembre ?

Là, trois écoles s’affrontent (Poudlard, Beaux-Bâtons et Durmstrang) (NON) : ou bien vous avez la chance de posséder un démon un extracteur de jus, un vrai un beau, qui vous fait des jus parfaits et dans ce cas ce sera simple (tu la sens l’envie là ?) ; soit vous avez une centrifugeuse, qui vous permettra quand-même de faire un chouette jus.

Pour les autres, comme moi, il vous faudra quand-même un petit robot. Pour ma part c’est un mixeur pour les herbes au départ, mais en fait il me sert pour pas mal de choses (brave bête).
Il suffit de peler le gingembre, le découper en assez petits morceaux et mixer une première fois. Puis vous rajoutez un peu d’eau (un doigt ou deux), vous remixez, jusqu’à obtenir une consistance un peu pâteuse mais surtout pas trop liquide, car un excès d’eau diluerait trop le jus de gingembre et réduirait son efficacité.

Pour finir, l’astuce ultime : j’utilise un vieux collant, je verse le tout dedans et je preeeeeesse avec mes petites mains jusqu’à ce que les résidus soient le plus secs possible ! Et si tu croyais que j’allais te laisser là avec tes résidus, tu te trompes lourdement ! Héhé.
Bien-sûr, je récupère le gingembre restant, et je m’en sers après pour la cuisine, un peu comme du poivre ou bien dans des tisanes.

Pour la quantité, un rhizome de la taille de la main suffit. Quant à la conservation, vous pouvez le préparer quelques jours à l’avance avec cette technique, en le conservant au frigo : le gingembre se conserve très bien. Pour ceux qui l’auront fait avec un extracteur de jus, a priori il se conserve encore mieux puisqu’on n’a pas eu à ajouter d’eau.

L’application du jus de gingembre

C’est facile.

C’est tentant de vous laisser avec ça mais je serai charitable : je vais développer.

Donc, au-dessus de la baignoire :

  • mouiller sa tête avec de l’eau (froide ou tiède, mais surtout pas chaude) ;
  • verser le jus de gingembre de façon à ce qu’il y en ait sur tout le cuir chevelu, petit à petit, en massant à chaque fois pour que ça s’étale bien sur le cuir chevelu ;
  • finir par un massage général du cuir chevelu, quelques minutes : avec la pulpe des doigts, en déplaçant la peau du crâne, on n’hésite pas à appuyer, à mettre une certaine présence dans ce qu’on fait : c’est plus efficace et ça détend vraiment.

Ensuite, on laisse poser entre 20 minutes et ce que vous dicte votre flemme disons deux heures parce que plus longtemps, ça ne sert à rien.
Il suffira de rincer à l’eau tiède ou froide, ce détail ayant son importance : vu que le gingembre chauffe, il peut être désagréable de mettre de l’eau chaude par-dessus, et puis c’est très bon pour les cheveux l’eau froide (maintenant, vous comprenez sans doute pourquoi j’ai dit « la tête au-dessus de la baignoire »…) ! Si on a besoin, on fait un lavage doux, on peut aussi mettre un peu d’après-shampoing ou faire un masque pour les longueurs : le gingembre a un côté asséchant ! Pour ma part, j’applique un peu d’huile de coco de temps en temps, avant l’application de gingembre pour protéger les pointes, ça fonctionne très bien.

Cette cure se fait entre deux semaines et un mois, en comptant deux à trois applications par semaine.

Moi, après application du jus de gingembre.

Moi, après application du jus de gingembre.

Impressions et résultats

N’ayant pas encore terminé la cure, je vous ferai un article supplémentaire de bilan pour évaluer l’efficacité quant à la pousse des cheveux.

En attendant, j’ai déjà pu constater des résultats très agréables !

Le gingembre donne un volume de GUEDIN, vraiment ! Ça faisait longtemps que j’avais pas eu un tel volume ! Et c’est très agréable de sentir ça sous ses doigts.
J’ai également remarqué que la chute de mes cheveux (traditionnel en période de stress/fatigue/fin de saison) avait considérablement ralentie, et était revenue à la normale : youpi et danse de la joie.
Enfin, je trouve que mes cheveux ont retrouvé de la matière, même si je sais que cette expression de coiffeur ne veut rien dire, qu’ils ont plus de masse et qu’ils sont vraiment plus beaux !

Mot de la fin : je ne peux que recommander cette cure (sauf cas de dermatoses en crise) : efficace, simple à mettre en œuvre et particulièrement bon marché ! Notons que c’est également un agréable moment à passer (massage du cuir chevelu powa), un moment de détente avec soi-même.

Démêlage et coiffage : peignes en corne et brosse en bois

Ce que vous allez lire n’est pas un article sponsorisé :)
Je ne reçois pas d’argent et n’ai pas eu de demande des marques pour en parler.
Si je vous en parle, c’est que ces produits m’ont plu !

A gauche, le modèle Bamako de la nouvelle gamme ; à droite, le modèle Tombouctou de l'ancienne gamme. Les deux sont d'une rare qualité.

A gauche, le modèle Bamako de la nouvelle gamme ; à droite, le modèle Tombouctou de l’ancienne gamme. Les deux sont d’une rare qualité.

Rentrons dans le lard de nos tifs : quand tout s’emmêle, que nos doigts ne suffisent plus à les démêler sans provoquer une crise de nerfs (cheveux longs, bouclés, secs…), il faut se rendre à l’évidence : Chevelu-e. Avoir. Besoin. Matériel.

Pour mon matériel donc, je suis aussi exigeante que sur le reste : éthique, qualité du matériau, durée de vie. J’ai essayé pas mal de solutions bon marché, système D (récup’), mais j’ai dû me rendre aux nœuds de mes cheveux et à leur casse : il me fallait du matos.

Présentation des marques

La brosse Tek en bois : ici le beau modèle Elite (j'ai pas fait attention en la prenant dans le magasin ^_^)

La brosse Tek en bois : ici le beau modèle Elite (j’ai pas fait attention en la prenant dans le magasin ^_^)

Thomas Liorac est une très petite entreprise située dans les Pyrénées, de passionnés pur jus par le travail traditionnel du peigne en corne, par la matière de qualité. Ils entendent bien promouvoir la corne comme matériau durable, issu d’un savoir-faire ancestral et accompagné d’un service impeccable. Ils fabriquent eux-mêmes leurs peignes depuis peu, et vous pouvez retrouver ici l’entretien avec Grégoire Villedey, l’un des deux fondateurs de la marque !

Tek est une entreprise italienne de brosses et de matériel de coiffage en bois, respectueuse de l’environnement et basée sur un modèle de développement durable. Ils fournissent du matériel de grande qualité. Tout est fabriqué en Italie. Je vous ai mis en lien de site de la marque, en anglais ou en italien (c’est largement compréhensible :)), pour que vous ayez toutes les infos sur cette marque.

Ethique : un peigne en corne alors que je suis végéta*ienne…

Eh oui, je suis végétarienne, presque végétalienne (disons que je limite ma consommation animale au maximum). Je ne rentrerai pas dans un débat stérile, et je ne veux pas non plus me justifier : j’explique simplement pourquoi pour moi, m’être procuré un peigne en corne n’était pas opposé à mon éthique. Déjà d’une part, je le précise maintenant : mes cheveux n’aiment pas franchement les peignes en bois : j’ai testé et ça casse complètement mes longueurs. Et puis, la vie d’un arbre vaudrait moins que la vie d’un animal ?

S’il y a bien une chose que je déteste plus encore que la maltraitance animale, c’est le gaspillage. Alors combinez le fait de tuer un animal pour sa viande et d’en plus gaspiller tout ce que son corps peut nous offrir comme ressources : voilà, c’est carrément nul.
Pour donner un exemple inspirant, prenons les pratiques de certains peuples de natifs d’Amérique du Nord. Avant d’être exterminés, parqués dans des réserves et spoliés de leurs biens, ils chassaient le bison, présent en grand nombre avant d’être exterminés par la conquête blanche. Mais ils ne le chassaient pas n’importe comment : cela s’accompagnait de prières, ils demandaient pardon à l’animal, ils ne tuaient que le strict nécessaire pour subvenir à leurs besoins, et surtout, par respect pour lui, utilisaient absolument tout ce qui pouvait l’être, et ils le remerciaient d’avoir donné sa vie. Alors je vous ai passé les détails et j’ai fait ça très grossièrement, je vous laisse aller chercher par vous-mêmes si d’aventures le sujet vous intéresse ; mais vous avez compris l’idée. Si l’on ne peut empêcher l’humanité toute entière de manger de la viande, ou même de tuer les animaux avec respect et sans douleur (même s’il y a des progrès parfois), autant utiliser, autant que faire se peut, tout ce qui est disponible sur la carcasse. Pour moi c’est aussi une forme de respect : pardon, t’es mort, mais pas pour rien, et merci.

Thomas Liorac et Tek : pour moi, deux marques de confiance

Thomas Liorac et Tek : pour moi, deux marques de confiance

Ainsi, on est confronté dans notre monde, à une (sur)consommation animale pour la viande, le cuir, etc. Si je suis devenue végétarienne par goût et par éthique, et que je limite ma consommation de produits animaux en tout genre par conviction, je sais et j’accepte que dans certains pays, pour certaines personnes, la viande est l’une des premières ressources alimentaires. Les cornes de chez Thomas Liorac ne proviennent pas de France, ni même d’Europe, car l’entreprise veut privilégier des modes d’élevage respectueux de l’animal (en extensif, sans écornage, notamment) ; les cornes proviennent donc d’Afrique, d’élevages extensifs de zébus, et la filière est certifiée par le système TRACES qui garantit des normes sanitaires européennes.

Alors bien-sûr, ce n’est pas parfait ; mais qui peut se targuer de l’être, dans tous les choix de sa vie, à tous les moments ? Et si on va par-là, c’est quoi, la perfection, ce concept abstrait et tellement subjectif ? Je préfère valoriser des initiatives comme celles-là, qui en plus sont transparentes, et acheter en toute connaissance de cause.
Il va de soi que le plastique n’est pour moi absolument pas une alternative sérieuse et durable, dans quelque domaine que ce soit.

Enfin, un peigne en corne, c’est pour la vie : très difficilement cassable, entretien très facile, une matière qui vieillit extrêmement bien, d’autant plus quand il a été correctement fabriqué.

Brosse et peigne : effets complémentaires

J’ai donc, il y a plus d’un an, choisi le peigne en corne : c’est une matière composée, comme le cheveu, de kératine : cela promet une parfaite entente entre les deux matières, supprime l’effet d’électricité statique, lisse la fibre et fait ainsi mieux briller la chevelure.
Seulement, je me suis rendue compte que cela ne suffisait pas. Etant assez sensible du cuir chevelu (en gros, je « crains des cheveux » ^^), le peigne peut me donner l’envie subite de me raser la tête. Ce qui n’est pas une solution viable sur le long terme, on est d’accord ^_^. J’ai donc porté mon choix sur la brosse en bois : matériau respectueux de la planète (à condition de choisir une marque qui a une éthique écologique…), respectueux des cheveux et des boucles : j’ai tenté le coup… sans le regretter !

Et puis, il y a quelques semaines, j’ai reçu une proposition de Thomas Liorac : ils viennent de lancer leur nouvelle gamme, fabriquée par leurs soins, et sont à la recherche de blogueurs-ses pour les tester et en parler. Il y avait un deuxième modèle (Bamako) qui m’intéressait, mais suite à la pénurie qu’il y avait eu chez eux alors qu’ils rencontraient des difficultés (il y a un an environ), je m’étais rabattue sur un autre modèle (Tombouctou). Je réfléchis ; on me signale que je suis libre de raconter ce que je veux (heureusement :)), et le présent article sur le démêlage était déjà en préparation.

Votre mission : Test. Défi relevé !

Le peigne Bamako, pour les chevelures bouclées, ondulées, crépues : une petite merveille !

Le peigne Bamako, pour les chevelures bouclées, ondulées, crépues : une petite merveille !

Le modèle Tombouctou, que je possédais déjà, a de très longues dents, très espacées entre elles : il est parfait pour un démêlage large ou un recoiffage rapide.
Le modèle Bamako est lui aussi adapté aux cheveux bouclés à crépus, mais il dispose d’un manche long, ce qui facilite considérablement sa prise en main et son utilisation. Ses dents sont plus courtes et plus larges, mais elles sont également assez espacées entre elles. A l’usage, ce peigne en corne me ravit réellement : non seulement la fabrication est impeccable (une matière douce, un joli design), mais en plus je peux me démêler sans aucune casse et en gardant mes boucles et mes ondulations ! Ô Joie.

Comment et quand démêler ?

J’utilise la brosse en bois quand je veux un démêlage strict, par exemple pour une coiffure un peu compliquée et bien-sûr, juste avant de me laver les cheveux : elle permet de bien éliminer les poussières présentes dans les longueurs et de commencer à faire glisser le sébum. Quand les cheveux sont mouillés, je me contente de démêler aux doigts.

Je réserve le peigne Tombouctou quand mes cheveux sont peu emmêlés mais que je souhaite les rediscipliner en cours de route (il est souvent dans mon sac) : il me permet d’aller vite tout en efficacité.

Enfin, j’utilise le peigne Bamako pour tous les jours, le matin et le soir : il me permet de démêler sans casser mes boucles (j’insiste mais vraiment, c’est une révélation pour moi ^_^), et fait briller mes cheveux. J’ai remarqué que depuis que je l’utilisais (deux semaines environ), mes pointes avaient tendance à beaucoup moins fourcher : forcément, ça casse moins, et mes boucles sont également plus belles (n’ayant pas changé de routine de soin, ce n’est pas à imputer à autre chose, je pense).

Pour ce qui est de la méthode à proprement parler : je vais toujours du bas vers le haut et je fais descendre les noeuds délicatement jusqu’aux pointes. Alors ça peut paraître fastidieux (alors c’est pas comme fastueux, hein, qui est en rapport avec les animaux marins), mais croyez-moi quand on atteint une certaine longueur, il y a des choses qu’on ne peut plus se permettre, eeh oui… Et puis c’est aussi comme ça qu’on se fait le moins mal (douillette que je suis) !

Comme d’habitude, si vous avez des interrogations, faites-moi un joli p’tit commentaire, je me ferai un plaisir d’y répondre :)

Protection solaire : des solutions simples et naturelles

Fin d'une belle journée ensoleillée : alors, ils font mal ces coups de soleil ?

Fin d’une belle journée ensoleillée : alors, ils font mal ces coups de soleil ?

Cet article est une republication, il date de l’an dernier : je l’ai mis à jour et il me semblait important de revenir sur la protection solaire sans pour autant réécrire inutilement un autre article ! :)

Voilà l’été ! Et puisque c’est de saison, parlons de soleil : préparer sa peau, le supporter et s’en protéger.

Pourquoi se protéger du soleil (de Bodéga) ?

La question peut paraître innocente, naïve voire redondante face à tout le battage médiatique fait autour du soleil lorsque l’été arrive, mais enfin, elle mérite d’être posée. Le soleil, s’il a de nombreux bienfaits sur notre santé (moral, assimilation de la vitamine D…), dégage aussi les rayons UV (A et B) qui posent rapidement problème, et d’autant plus avec la réduction de la couche d’ozone, qui nous protège des rayonnements les plus nocifs.

  • Dommages sur la peau :
    • Vieillissement accéléré par la production de radicaux libres qui détruisent les cellules saines et accélèrent le processus d’oxydation cutané : rides, perte de souplesse de la peau, assèchement ;
    • Coups de soleil, plus ou moins profonds et d’autant plus dangereux qu’ils sont pris durant l’enfance ;
    • Photosensibilisation par prise de médicament (anti-inflammatoires, antibiotiques, pilules), application d’un produit cosmétique photoréactif, ou par allergie (boutons, eczéma) ;
    • Cancers de la peau : mélanomes, carcinomes.
  • Dommages sur la santé :
    • Cataracte ;
    • Fragilisation de la rétine pouvant mener à une cécité partielle ou totale ;
    • Ophtalmie : sorte de coup de soleil de l’œil, pouvant amener une cécité temporaire et qui se guérit en deux ou trois jours ;
    • Immuno-dépression : les UV semblent être responsables d’une moindre capacité de l’organisme à lutter contre les infections ;
    • Coups de chaleur, particulièrement dangereux chez les populations fragiles (personnes âgées, enfants, nourrissons) : il est dû à un dérèglement de la température corporelle à cause d’une trop forte chaleur, ou d’un manque d’hydratation, entre autres.

Ce photomontage génial est extrait de la campagne de prévention des Salariés Agricole de Gironde. Pensez-y si vous aussi, vous travaillez dehors.

Se protéger : les filtres chimiques, et le reste.

D’abord pour se protéger, depuis qu’on est petit, c’est crème solaire conventionnelle, avec filtres chimiques et tout le tintouin. Histoire de s’amuser un peu (comme Gaston Lagaffe et ses boîtes La Chimie en s’amusant), décryptons (rapidement) la liste INCI d’une crème solaire issue de la cosmétique conventionnelle, d’une marque que nous connaissons tous bien (et il paraît qu’on la vaut bien, faut-il qu’on ait été méchants pour mériter ça) ! Accrochez-vous :

Aqua, Glycerin, Propylene Glycol, Octocrylene, Diisopropyl Sebacate, Isohexadecane, Cyclohexasiloxane, Alcohol Denat., Butyl Methoxydibenzoylmethane, Titanium Dioxide, Aluminium Starch Octenylsuccinate, Stearic Acid, Potassium Cetyl Phosphate, Synthetic Wax, Ethylhexyl Triazone, Triethanolamine, Phenoxyethanol, PEG-100 Stearate, Glyceryl Stearate, Dimethicone, Caprylyl Glycol, Terephtalylidene Dicamphor Sulfonic Acid, Aluminium Hydroxide, Acrylates/C10-30 Alkyl Acrylate Crosspolymer, Tocopherol, Xanthan Gum, Disodium EDTA, CI 15985 / Yellow 6, CI 16035 / Red 40, Parfum.

Plus c’est rouge, moins c’est bon. Quand c’est noir, soit c’est que ça va, soit c’est que je n’ai pas trouvé assez d’informations. On y trouve donc pêle-mêle des composés éthoxylés, des agents obstructifs (silicones, paraffine), des filtres UV bien nocifs (aussi bien pour la planète que pour la santé), des allergènes à plus savoir quoi en foutre, des conservateurs nocifs (le fameux phenoxyethanol en pole-position), et d’autres encore, je vous laisse voir pour le détail.

Et voilà ce que ça donne quand on joue au Petit Chimiste !

Les filtres chimiques

Les filtres chimiques pénètrent dans l’organisme par la peau (on en a même retrouvé dans le lait maternel, notamment l’octocrylène, présent en début de liste), et agissent comme des perturbateurs endocriniens puissants. Problèmes de fertilité, hormonaux, on le sait bien : les perturbateurs endocriniens sont à fuir comme la peste (pensez à vos enfants aussi !).

Les filtres chimiques ne sont pas qu’un problème pour la santé publique, ils sont également une véritable plaie pour l’environnement : ils ne sont pas biodégradables et vont se perdre dans les eaux lors des baignades, étouffant un peu plus encore la faune et la flore des eaux, responsables également de la féminisation des populations de poissons.

Les filtres minéraux

Il nous reste donc les filtres minéraux : oxyde de zinc et oxyde de titane. Ils agissent en réfléchissant les rayons solaires, et leur grand avantage est qu’ils sont efficaces dès l’application. Les crèmes labellisées bio (quel que soit le label) ne contiennent que des filtres minéraux. Cependant attention ! il ne faut pas que ces filtres minéraux soient sous forme de nanoparticules : en effet, on connaît encore mal les effets de ces nanoparticules, si fines qu’elles peuvent pénétrer profondément dans l’organisme et les cellules. De toute façon, depuis le 11 juillet 2013, les fabricants (en France) sont obligés d’indiquer la présence de nanoparticules ou non dans leur crème solaire.

La mangue : de saison, bio, même si pas très locale : tout y est bon ! Même le noyau, on le verra bientôt… !

La crème solaire oui, mais pas que !

Voyons ça de plus près…

  • Tout ce qui protège n’est pas cosmétique : si vous êtes très sensible au soleil (roux, peau très pâle, beaucoup de grains de beauté ou de tâches de rousseur…), il faudra veiller à garder au moins un t-shirt aux heures les plus chaudes. Pour tous, pensez au couvre-chef (chapeau, foulard, autre), qui aura le mérite de protéger à la fois votre caboche d’un coup de chaleur, et vos cheveux de la sécheresse. Enfin, l’ombre est la meilleure des alliées : parasol, arbre, etc. : quand ça cogne trop, n’hésitez pas à vous y réfugier ! Vous éviterez ainsi coups de soleil et insolations, qui peuvent être tous deux douloureux et dangereux.
  • On s’hydrate (surtout si on bouge) :
    surtout pas de l’eau fraîche ou froide, car sinon on traumatise l’organisme avec un trop grand écart de température, mais avec de l’eau tempérée voire du thé chaud (pensez aux régions désertiques : on s’y abreuve avec du thé chaud…), et on ne s’expose pas volontairement aux heures les plus chaudes de la journée (entre midi et 16 h) ! Après bien-sûr, tout dépend de la région dans laquelle vous vous trouvez : je vous défie de sortir au soleil dans le Péloponnèse avant 17h… Même l’eau de la mer est bouillante ^_^ ! Par contre, en Normandie ou en Bretagne, l’indice de rayonnement UV est moindre – ce qui ne veut pas dire qu’on peut faire la crêpe entre midi et deux, mais c’est déjà plus supportable vers 15h, aux journées les plus chaudes :) !

Peut-on préparer sa peau au soleil ?

Oui et non. Aucun complément alimentaire quel qu’il soit ne protégera la peau du soleil plus efficacement (et ça, si je pouvais, je le mettrais en majuscules, et en très très gros. Mais c’est un peu agressif. ^_^).

Par contre, le truc malin que l’on peut faire à l’approche de l’été, c’est manger beaucoup de fruits et légumes contenant des caroténoïdes. Cela va faciliter le bronzage, le rendre plus uniforme et d’une plus jolie couleur (testé et approuvé l’an dernier par Bibi) : carottes, abricots, tomates, pêches, mangues, épinards, poivrons (entre autres) à volonté !

Et voilà l'un des plus jolis colis que j'aie reçu :)

Et voilà l’un des plus jolis colis que j’aie reçu :)

Et pour se protéger…

Je vous présente Aquarium d’Ibbéo Cosmétique, et un super site : Au Cœur des Racines.

Au cours de mes recherches de crème solaire, je suis tombée sur un petit site très agréable : Au Cœur des Racines, un site de revente de produits labellisés Nature&Progrès, AB, Ecocert… et surtout : locaux ! Tous les produits sont fabriqués en France, avec des ingrédients et des recettes simples, des packaging recyclés et recyclables, dans une démarche artisanale et éthique. Que demander de plus ? La qualité du service ? C’est bon !

J’ai reçu la crème solaire deux jours après la commande : rapidité de traitement et Colissimo en bon état ! Le tout dans un petit paquet, bien protégé, et avec des petits pétales de roses séchées : j’ai adoré ce détail ! De plus, on a droit à un tout petit papier pour nous expliquer que la facture est disponible sur le site, sur notre compte, pour éviter une impression inutile : j’adore (bis).

L'économie de papier : j'apprécie !

L’économie de papier et l’éthique : j’apprécie !

Et donc la crème ? Aquarium, d’Ibbéo Cosmétiques, est une crème à SPF 30, labellisée Nature&Progrès, à la composition irréprochable, sans nanoparticules. En plus de ça, et de façon assez surprenante, elle ne colle pas, s’étale assez bien (pour peu qu’on masse correctement), et sent très bon ! Le seul frein, ce serait le prix (19.80 € pour 100 mL), mais la protection solaire étant la seule chose qu’on ne peut pas faire soi-même (pour des raisons de sécurité), je ne veux pas lésiner sur la qualité. J’achète tellement peu de produits cosmétiques que quand j’en achète, je ne fais l’impasse sur rien : qualité, éthique, durabilité du produit. Et là, c’est tout bon.

Et voilà le petit swatch pour vous montrer à quel point cette crème est cool : zéro trace blanche et la peau douce !

Et voilà le petit swatch pour vous montrer à quel point cette crème est cool : zéro trace blanche et la peau douce !

Cette crème n’est bien-sûr pas la seule sur le marché, et de plus en plus de marques bio et naturelles proposent des crèmes de très bonne qualité, qui ne laissent aucune marques blanches et ne contiennent pas de nanoparticules.

Et quand on s’est quand-même pris un coup de soleil ?

Evidemment ça arrive même en faisant gaffe, surtout à cette période de l’année (quand l’été pointe le bout de son nez, fin avril-début mai), parce qu’on ne se méfie pas, alors que nos peaux de caucasiens bien blanches à la sortie de l’hiver seront bien plus sensibles (je dis ça, mais ça ne dispense pas les peaux mates et métissées de faire gaffe quand-même, personne n’est à l’abri ni d’un coup de soleil, ni d’une insolation :)).
Il va de soi que je vous déconseille fortement la Biafine et tout autre produit vendu en parapharmacie/pharmacie : les ingrédients qu’ils contiennent sont toxiques pour votre santé et celle de la planète, et leur agressivité peut parfois même aggraver le coup de soleil…

Du coup, que faire ?

  • Déjà, ça peut paraître stupide et évident, mais on prend garde à ne pas réexposer la zone tant que le coup de soleil n’est pas guéri et boire régulièrement (un verre toutes les heures à peu près, ça marche aussi en cas d’insolation) ;
  • Ensuite, eh bien la Nature a mis à notre disposition toute un éventail de solutions simples : le beurre de karité, l’huile d’olive, ont des propriétés calmantes et réparatrices très intéressantes, quand on n’a que ça sous la main c’est très bien : on s’en étale une bonne couche à la fin de la journée et la nuit pour que ça soit plus efficient ;
  • Sinon, il semblerait que le vinaigre de cidre ou le vinaigre blanc en compresses soient efficaces pour traiter les brûlures, mais je pense qu’il faut bien nourrir la peau après ;
  • Pour les soins spécifiques, on a l’aloe vera, très efficace contre les brûlures, le macérât de millepertuis, à n’utiliser que le soir car elle aurait l’effet inverse sous le soleil (très photosensibilisante), et le macérât de calendula, apaisant et protecteur.

J’espère avoir fait le tour de la question, cet article sera remis à jour au moins une fois par an, à la fin du printemps :) ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas dans les commentaires et sur Facebook pour ceux qui y sont !

Prenez soin de vous :)

Pour aller plus loin :

L’article de Beauty Survivalism pour confectionner sa propre crème solaire, efficace et sûre !

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