Cheveux longs : les techniques pour favoriser la pousse

Bonjour mes chers lapins blancs !

Je suis sûre que parmi vous, certain-e-s rêvent d’une crinière irréaliste digne des plus soyeuses des princesses Disney. Allez, pour vous et parce que moi aussi, il y a quelques années, j’ai voulu repousser les limites du tif, testant par-là toutes sortes de méthodes, je vous partage quelques astuces pour accélérer la pousse des cheveux.
Mais avant cela, quelques avertissements, jeune padawan : sur le chemin de la pousse du tifouille, beaucoup d’ennemis tu rencontreras, et les combattre il faudra : l’impatience, le désespoir, le découragement… Tes deux seules armes : kiffer tes cheveux autant que tu peux, et les accepter avec leurs défauts, et une patience infinie. Ne t’éparpille pas dans mille méthodes, quand tu testes une cure, ne les accumule pas, ça ne servira pas à grand-chose.

C'est parti.

C’est parti.

Les recettes pour accélérer la pousse des cheveux en externe

Le gingembre

Je préconise deux utilisations : en huile essentielle d’une part, une goutte ajoutée au shampoing ou à un masque pour freiner une chute trop brutale et stimuler le cuir chevelu ; et la cure de jus de gingembre pendant deux semaines pour accélérer la pousse.

L’huile de ricin

Le mieux est de la diluer avec de l’huile d’avocat, qui favorise elle aussi la pousse, car c’est une huile particulièrement visqueuse et difficile à appliquer seule. On peut ajouter à ce soin préparé (mettons 50 mL d’huile), 1 mL d’HE de bay-saint-thomas. Cette cure se fait sur un mois, à raison de deux à trois applications par semaine. Cela implique de se laver les cheveux plus souvent que la normale quand, comme moi, on se les lave en moyenne une fois tous les dix jours, mais cela n’a jamais perturbé mon cuir chevelu : au contraire, il ressort de ces cures plus sain ! Cette cure est l’une de mes préférées, car elle est complète et fonctionne particulièrement bien sur moi.

L’huile essentielle de bay-saint-thomas

Elle stimule le cuir chevelu (comme l’huile essentielle de gingembre, elle peut chauffer un peu) et pour ma part a donné de très bons résultats. A mélanger à un masque de poudres de plantes ou à la synergie d’huiles végétales ci-dessus.

Les massages du crâne

A effectuer à chaque shampoing, voire tous les jours si on veut ! Il s’agit de masser avec la partie charnue du bout des doigts, en déplaçant la peau du crâne mais en aucun cas en frottant : vos doigts ne doivent pas bouger mais déplacer la peau sous eux. C’est un massage en profondeur qui va aller stimuler les vaisseaux du crâne et ainsi favoriser la pousse du cheveu.

Les poudres de plantes ayurvédiques

Amla, brahmi, kashur, etc., nombreuses sont les plantes indiennes qui peuvent vous aider à améliorer d’une part votre masse et d’autre part votre pousse. J’ai fait un article complet à ce sujet qui vous aidera à y voir plus clair.

Le gommage du cuir chevelu

Au marc de café ou au gros sel, il est à pratiquer une à deux fois par mois. Le gommage élimine les peaux mortes et stimule la vascularisation du crâne. Il s’agit simplement de masser son cuir chevelu avec la substance choisie, doucement, et de rincer (à l’eau froide c’est encore mieux). Note que ça marche aussi avec le bicarbonate de soude lors d’un shampoing clarifiant, il suffit de profiter de ce lavage pour masser doucement le cuir chevelu !

Le lait de coco

Utilisé en cure d’un mois au moins, le lait de coco a la réputation de favoriser la pousse. Je ne l’ai cependant jamais utilisé car mes cheveux apprécient moyennement les laits, quels qu’ils soient. Je vous laisse quelques retours sur la toile : ici ou .

Vous savez désormais ce que je pense de l’utilisation de la nourriture en cosmétique : donc autant l’utilisation du gingembre trouve bonne faveur à mes yeux, autant l’usage du lait de coco me laisse un peu plus perplexe : je vous l’indique cependant quand-même, parce que vous êtes grands mes lapins, et que vous êtes seuls juges :) !

Les méthodes pour avoir une bonne pousse de cheveux en interne

La levure de bière 

Je n’ai pas testé cette cure en personne, mais d’après toutes les infos glanées çà et là sur les internets mondiaux, il faut la tester pour savoir, car elle ne donne pas des résultats systématiques et égaux selon les personnes.

Les vitamines du groupe B

Pour la peau, les cheveux et les ongles, ce sont des vitamines essentielles : elles ne feront pas pousser vos cheveux plus vite mais en revanche, elles permettront en complément d’une hygiène de vie saine, de les renforcer. Elles sont présentes dans la plupart des compléments alimentaires pour les cheveux. Mais le mieux est encore de les ingérer sous leur forme naturelle : légumineuses, noix, graines, légumes verts, céréales, champignons, avocat, bananes…

Le MSM (souffre) associé à des protéines végétales (de la spiruline)

Cette cure a été testée et approuvée par votre servante, genre vraiment : j’avais eu une pousse de folie lors de cette cure, que j’avais faite sur un mois. Facile à mettre en œuvre et pas franchement contraignante, elle est également bonne pour la santé générale et la peau !

Une bonne alimentation générale

Evidemment, on ne le répètera jamais assez mais avoir de beaux cheveux ou une belle peau, c’est d’abord être en bonne santé ! Si vos cheveux ou votre peau vont mal, c’est simplement un déséquilibre qui se manifeste ainsi. N’attendez pas de recettes miracles : prenez soin de vous !

Mes cheveux, il y a deux ans :)

Mes cheveux, il y a deux ans :)

Les soins

Le henné

Lawsonia inermis, ou henné dit « naturel » pour celleux qui souhaitent la coloration ou qui ont déjà les cheveux très foncés : c’est un soin extraordinaire qui gaine le cheveu et ralentit son usure. Pour celleux qui ne souhaitent pas la coloration, le henné neutre aide à obtenir ce même effet de gainage, moins persistant cependant que le henné colorant. Attention cependant avec le henné neutre, si vous avez des reflets cendrés : une trop grande fréquence de henné, même neutre, peut remplacer vos reflets cendrés pour des reflets plus cuivrés (léger hein, mais présent).

Le trim régulier

Eh oui, pas de secret : à pointes saines, épointage régulier ! Si votre but est de laisser pousser vraiment long, alors il faudra se résigner à enlever 3 à 5 centimètres par trimestre plus ou moins, selon vos besoins. Vous pouvez entretenir la coupe que vous souhaitez (en U, droite, en V, en léger dégradé ou même en fairy-tale ends), aucune n’abîme plus que les autres, c’est selon les goûts. Trimer régulièrement vous préservera de déconvenues avec des fourches qui remontent loin dans les longueurs.

Les masques

Hydratants, nourrissants, une demie heure à une nuit : il y a là un tel panel de choix disponible que je ne peux pas tous les citer ici, du masque de cosmétique naturelle au masque fait maison, en passant par les huiles végétales et le recyclage des crèmes pour le corps (en cosmétique naturelle, bien sûr), les choix ne manquent pas ! Vous pouvez les faire quand vous en ressentez le besoin, ou l’intégrer à votre routine, c’est selon.

Le soin spécifique aux pointes

Vos pointes ne vont pas aller rajeunissant, il convient donc de leur apporter quotidiennement un soin protecteur : il existe une offre de qualité concernant ces soins de jour dans la cosmétique naturelle, mais pour ma part, j’utilise simplement de l’huile d’argan que je mélange dans ma main avec une goutte d’huile essentielle d’ylang-ylang, au moins trois à quatre fois par semaine.

Le lavage doux et espacé

Trouver un shampoing doux, ou une méthode de lavage qui convienne à notre nature de cheveux et de cuir chevelu est une des quêtes les plus difficiles dans la voie du naturel. Je vous laisse donc, si vous n’avez pas le Graal, faire vos essais parmi la pléthore de choix disponibles dans des marques très respectables et respectueuses (de vous, de l’environnement, de la planète, des humains qu’elle emploie, etc.), ou bien dans des méthodes telles que le low-poo ou le no-poo. L’essentiel étant, comme toujours, dans le fait d’espacer le plus possible ses lavages : faites à votre rythme, comme vous pouvez ! Si c’est deux jours, laissez-vous du temps pour espacer, si vous en êtes déjà à un lavage par semaine, c’est très bien ! Dernière chose : ne frottez jamais vos pointes et longueurs lors du lavage : cela les abîme considérablement.

Les coiffures protectrices

Elles font une grande partie du job en protégeant vos pointes. Honnêtement, vous pouvez vous passer de presque tout ce qui est écrit au-dessus, si vous faites déjà au moins cinq fois par semaine et la nuit, des coiffures protectrices : vous serez gagnant-e-s sur tous les plans !

Quelques éléments au sujet de la coiffure :

A éviter : le plus possible les coiffures trop serrées, qui tirent sur les cheveux ; les élastiques avec du métal ; faire trop souvent des coiffures qui laissent les pointes libres (comme les tresses ou les demi-queues).
Conseillé : variez ! Pour ne pas s’ennuyer c’est essentiel. Pour la nuit, je fais une simple tresse sans élastique au bout et je recouvre mes cheveux avec un foulard doux et fin, vous pouvez aussi faire un chignon lâche en utilisant des pinces crocos, sur le dessus du crâne : volume garanti au matin !

Voilà la charte internationale des longueurs : au lieu de parler en centimètres, on parle en repères corporelles, c'est plus édifiant :)

Voilà la charte internationale des longueurs : au lieu de parler en centimètres, on parle en repères corporelles, c’est plus édifiant :)

Il me semble avoir listé une grande majorité des techniques disponibles lorsque l’on désire une bonne pousse. Sachez cependant qu’aucune méthode ne vous apportera plus de 3 à 4 centimètres par mois, sachant que 4 centimètres, même si c’est ce que je vous souhaite, c’est exceptionnel. Si votre pousse est de 0.5 à 1.5 centimètres par mois, vous pouvez compter sur 2 à 2.5 centimètres avec une de ces cures. Sachez également que toutes ces cures ne fonctionnent pas de façon égale sur tous les organismes, il faut donc tester, inlassablement.

La meilleure façon d’avoir des cheveux en bonne santé est et sera toujours d’être en bonne santé soi-même : les cheveux reflètent notre état de santé général. Un coup de fatigue ou de stress par exemple, sera répercuté sur les cheveux, que ce soit par une chute plus importante que d’habitude ou par une fragilisation importante des pointes. Donc : mangez équilibré, de saison, et prenez soin de vous mes petits lapinous !

Six étapes pour passer au naturel

Passer au naturel en cosmétique s’accompagne souvent d’une réflexion plus vaste que la seule sphère de la cosmétique, des réflexions que vous pourrez retrouver partout sur la toile. Alimentation, mode de vie, simplicité, mouvement Slow, etc. : chacun à son rythme avance, selon ses besoins et envies !

Une échelle de progression vers votre bien-être

Mais il est souvent compliqué de s’y retrouver au début : il y a tellement d’options, et on ne sait plus où donner de la tête ! Pour peu que l’on souhaite changer ses cosmétiques ET son alimentation en même temps, là, on risque de manger du shikakai et de se mettre du jus d’orange dans les cheveux.

Je me rappelle, lorsque j’ai commencé à changer mes habitudes cosmétiques, je suis passée par plein de stades différents : l’achat de plein de produits en vue de faire de la cosmétique maison, beaucoup plus de soins qu’avant, la cosmétique-cuisine, etc. La vérité, c’est que je n’étais pas encore détachée des modes de consommation conventionnels et que j’ai découvert par la suite le chemin de la simplicité, sur lequel je suis toujours et qui m’en fait découvrir toujours plus !

Car c’est cela qu’il est intéressant de soulever : prendre des habitudes d’hygiène et de soin plus saines et respectueuses pour la planète et pour soi, ce n’est pas simplement remplacer tous ses produits conventionnels par des produits bio et naturels : c’est aussi remettre en question ses modes de consommation et ses habitudes, afin de parvenir à une certaine épuration, fondement de tout changement dans la joie et la bonne humeur : contrecarrons les Shadoks et leur célèbre maxime : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Le truc, c’est que si on ne part pas sur ce genre de base, on risque de se retrouver empêtré-e dans une bonne grosse toile d’araignée : on y perd de l’énergie, de l’argent et du temps ! Et c’est un peu ce qu’il m’est arrivé !

Voici donc une petite liste pour néophyte désirant s’y retrouver ! :)

1) Savoir lire les listes de composition et reconnaître les ingrédients

C’est peut-être la première des choses à laquelle s’intéresser : la liste INCI, la fameuse. Au début, cela peut paraître très compliqué et fastidieux, mais au fur et à mesure, on apprend les bons ingrédients, on développe des astuces, et une bonne mémoire !
Une astuce, c’est de regarder déjà l’ordre des composants dans la liste : si les extraits naturels sont tout à la fin et mangés par des tas de trucs en _cone ou en -xane, laissez tomber : c’est plein de silicones et les extraits naturels n’auront aucun effet, sinon marketing (bonjour le Greenwashing, tu vas bien ?)

Savoir reconnaître les tensioactifs (le ou les agent-s lavant-s dans un shampoing ou gel douche) est une part essentielle de cette connaissance : vous verrez, on retrouve toujours les mêmes dans la cosmétique conventionnelle (Sodium Laureth ou Lauryl Sulfate ou Ammonium Lauryl Sulfate en grosse majorité) : ce sont les meilleurs marchés et ceux qui produisent le plus de mousse (et qui décapent le plus aussi, accessoirement…)

Enfin dernière astuce : plus une liste est longue, plus elle a de chance de contenir des ingrédients pas glop, et moins c’est bon pour vous et pour la planète (car les ingrédients agressifs ou siliconés ne sont pas seulement nocifs pour vous, mais aussi pour la planète, aussi bien dans la production que dans les déchets) ! Donc privilégiez les listes INCI courtes, dans lesquelles vous reconnaissez un maximum de noms : sim-pli-ci-té :) et bien-sûr, vous pourrez vous fier à certains labels.

2) Connaître les marques de confiance, les magasins (physiques ou en ligne) et les labels fiables

Il existe un certain nombre de labels dans le monde de la cosmétique naturelle et bio aujourd’hui, mais tous ne se valent pas, loin de là ! Comme le but de cet article n’est pas de détailler les labels, je vais simplement vous donner ceux en lesquels j’ai toute confiance : Nature&Progrès et BDIH sont mes deux favoris, la quasi-totalité des produits que j’ai sont enregistrés sous l’un de ces deux labels. Je vous renvoie en fin d’article vers le blog de Tinùviel, qui avait fait un gros et très bon travail sur les labels et qui vous permettra d’y voir plus clair !

En ce qui concerne les magasins et les marques de confiance, il faut déjà s’intéresser à leurs produits, à leurs compositions et à leur éthique. Une marque qui ne promeut que des ingrédients rares et chers, qui viennent de loin : passez votre chemin ! C’est du marketing pur jus, et ce n’est pas bon pour la planète. Se détacher des sirènes du marketing, c’est important car ça existe aussi dans le bio et le naturel ! J’en parlais dans cet article de façon détaillée.

Après, tout dépend aussi de votre tolérance par rapport à certains ingrédients : personnellement, je bannis les silicones et tout ce qu’y s’en rapproche de près ou de loin, mais certain-e-s d’entre vous en ont peut-être encore besoin pour démêler leurs cheveux correctement : il ne s’agit pas de se restreindre et de se forcer, car alors c’est comme pour un régime : on finit toujours par rechuter, et encore plus fort ! Faites vraiment les choses à votre rythme, c’est le plus important : il faut que ça ait du sens pour vous.

Trier, vider, remplacer et trouver sa routine !

3) Vider ses placards et se débarrasser des nocifs

L’étape naturelle après ça, c’est le TRI ! Pas évident au premier abord ! Là aussi, faites les choses à votre rythme : si vous détestez le gaspillage plus encore que les produits nocifs, terminez vos bouteilles, vos crèmes, et ensuite rachetez du bon ! Et si vous détestez le gaspillage autant que les produits nocifs, vous pouvez tout à fait recycler une bonne partie de vos produits !
Progressivement, vous aurez moins de produits, mais ciblés et qui vous correspondent vraiment. Et puis rien n’interdit de modifier sa routine régulièrement : selon les saisons, les endroits où vous vivez, votre peau et vos cheveux auront certainement des besoins différents ; le truc, c’est d’éviter au possible la rigidité et de lui préférer l’adaptabilité et la souplesse du félin !

4) Revoir ses habitudes de consommation : tenir un journal par exemple

Au début de ma transition, j’ai tenu un journal personnel sur l’évolution à la fois de mes cheveux, de ma peau, et mon utilisation des produits, mes nouvelles découvertes et tutti quanti. Je l’ai arrêté naturellement depuis, car je n’en avais plus besoin, mais il m’a été d’une grande aide pour constater mon évolution, faire un retour construit sur les produits que j’utilisais et avoir un peu de recul sur tout ça !
Il peut prendre la forme que vous voulez, sur Word, sur internet même : beaucoup de chevelu-e-s et de blogueuses ont commencé comme ça ! Mais ça peut aussi être un cahier, un agenda, si vous aimez le scrapbooking, ou que sais-je encore ! C’est un super outil qui demande peu de temps et dont il serait dommage de se priver.

Revoir ses habitude de consommation ne se fait pas en une seule fois ! Vraiment, je vais me répéter mais faites-le pour vous, à votre rythme. L’échec n’existe pas ! Même quand on teste un produit, que cela ne convient pas du tout : eh bien on en teste un autre, on se nourrit de son expérience, on accumule aussi les connaissances et on avance sur son petit bonhomme de chemin, on s’enrichit au fur et à mesure !
C’est incroyable et ce n’est pas mesurable, ce que ce chemin m’a apporté depuis quatre ans, et m’apporte encore :)

5) Etre progressif et ne rien faire dans la précipitation

Faites attention au greenwashing, au marketing et à la publicité : on sait à quel point cela peut nous faire acheter des choses inutiles, et je parle en connaissance de cause. Pour ça, le journal vous sera très utile, car en plus du recul pris, il vous permettra de faire le point sur ce dont vous avez vraiment besoin et de tester les choses progressivement.

Ne vous laissez pas entraîner par des articles sur internet, même si ce sont des articles provenant de personnes merveilleuses et de confiance absolue sur des blogs par exemple (haha) : c’est vous qui décidez, et ce sont vos cheveux, votre peau, votre corps : pas celui d’un-e autre !
Si vous sentez votre coeur s’accélérer, vos yeux se remplir d’étoiles brillantes et vos mains choper tout ce qui bouge : fermez cette page internet, sortez de ce rayon de magasin, respirez un grand coup et attendez quelques jours, voire une semaine ou deux : généralement, cela suffit pour se rendre compte si l’on avait réellement besoin de quelque chose ou si l’on s’est laissé entraîné par la fée consommation.
En testant les choses les unes après les autres, vous ne risquerez rien, vous ne perdrez rien : mettons que vous voulez arrêter le shampoing : vous testez d’abord le shikakai, qui ne vous convient pas vraiment, même après trois ou quatre utilisations et des préparations différentes. Vous passez au rhassoul, puis au bicarbonate, vous mélangez, vous testez : au lieu d’avoir acheté d’emblée plein de poudres lavantes, un shampoing sec, des tas d’argiles, vous avez trois produits, dont deux aux multiples utilisations !

6) Lire, se renseigner, (se) poser des questions

Voilà, ça, c’est l’ultime étape et elle n’est jamais terminée ! Lire les blogs, les articles, confronter les opinions, les compte-rendus de produits, poser des questions en commentaire, aller sur des forums… Non seulement parfois, cela vous empêchera de faire une bêtise (dans le sens où vous pourriez regretter ou être déçu-e, pas dans le sens dichotomie Bien/Mal-bouh-méchant-pas-bien), mais en plus vous allez vous apercevoir que vous retenez des tas de trucs, que vous y verrez de plus en plus clair ! Et puis ça permet également de faire de belles rencontres, découvrir plein de bonnes idées et de propositions en tout genre.

Toutes ces informations nourrissent la réflexion, permettent l’élargissement du sujet, d’aller plus loin, plus profond, et de préciser à la fois sa pensée et sa volonté, ainsi que ses besoins : se forger une opinion qui nous appartienne vraiment passe par la connaissance, l’information, la curiosité tout simplement !

La connaissance comme un arbre : ramification et enracinement :)

Et puis grâce à la magie des internets, on découvre des choses bien au-delà de ce par quoi on a commencé ! Il y a quatre ans, je voulais simplement me faire un henné naturel…

Alors pour le meilleur, et bonne route ! :)

Articles en lien
De la cosmétique naturelle à une approche holistique : prise de conscience
Cosmétique naturelle : cibler ses objectifs pour acheter moins
Cosmétique maison, piège à cons ?

Pour aller plus loin
Le point sur les labels bio de Tinùviel
Reconnaître les tensioactifs

Six astuces pour rentabiliser ses cosmétiques !

Recycle, Reduce, Reuse : Recycle, Réduis, Réutilise.

Recycle, Reduce, Reuse : Recycle, Réduis, Réutilise.

La spécialisation des cosmétiques… Ah la la… encore un grand argument pour que vous achetiez toujours plus ! Un crème pour ci, une crème pour mi, un masque, un après-shampoing, un leave-in, un spray coiffant, une mousse à raser… Et le plus impressionnant, quand on y réfléchit, je crois que ce sont encore les produits lavants ! Si on écoute les publicités et les recommandations diverses et variées, nous avons besoin de pas moins de quatre produits différents pour nous laver (visage, intimité, corps, cheveux) !

Diminuons un peu le gaspillage et réfléchissons. Beaucoup de nos produits peuvent avoir une fonction double ou triple ou plus (on est très tolérant ici) !

Recycler les cosmétiques conventionnelles
Intéressons-nous tout d’abord aux cosmétiques dont on ne veut plus, pour ceux et celles d’entre vous qui passez juste au naturel :

  • Le shampoing
    Redonnons au shampoing de la cosmétique traditionnel sa place originelle : un détergent ! Quoi, non ? Les sulfates utilisés dans vos shampoings « extra-doux » (ALS, SLS…) ont été conçus au départ pour nettoyer des surfaces de garage, des sols en béton, etc. Utilisez votre shampoing conventionnel pour nettoyer vos baignoire/douche/lavabos/éviers/toilettes : résultats brillants garantis !
  • La crème pour le corps, les masques cheveux, les après-shampoings
    Les crèmes et les masques, ces engins du diable bourrés d’agents occlusifs (silicones, quats…) pour vous faire la peau douce, avec les ingrédients naturels en toute fin de liste INCI.
    Vous pourrez utiliser vos crèmes de la cosmétique conventionnelle pour nourrir vos cuirs si vous en possédez, avec un chiffon propre et peu de crème ou bien d’après-shampoing si le cuir est plus fin, ça permettra d’assouplir des cuirs très secs.
    Vous pouvez également vous en servir pour faire la vaisselle : eh oui ! une casserole dont le contenu a séché, des plaques incrustées de saletés ? Hop ! Le corps gras va permettre de faire glisser tout ça, et de pouvoir laver ensuite au produit vaisselle (écolo, évidemment) en s’économisant de l’huile de coude (et du produit, et de l’eau) !

Bien-sûr, vous pouvez terminer vos derniers produits à la composition douteuse, ça ne va pas vous foudroyer sur place. Sans compter qu’il y a certains produits, comme la mousse à raser, les produits coiffants ou bien le déodorant, auxquels je n’ai pas trouvé d’utilisation multiple… !
Mais il me semblait important de préciser ça, car personnellement, au moment de faire ma transition, je me souviens avoir voulu terminer mes produits, et puis regardant la liste de composition desdits produits, me décourager d’en remettre une couche… Alors certes, la réutilisation que je vous propose ne règle pas le problème de la pollution des eaux, mais au moins de la pollution de votre santé, en attendant (non, pas Godot), mais mieux !

De l’utilisation plurielle des cosmétiques naturelles
Bien-sûr, ce principe est applicable aux cosmétiques naturelles, sauf que là, il ne s’agira plus de leur trouver une fonctionnalité ménagère, mais de ruser afin de moins consommer.

Voilà ce qu'on peut obtenir après un masque avec un bête après-shampoing.

Voilà ce qu’on peut obtenir après un masque avec un bête après-shampoing.

  • Après-shampoing
    Votre après-shampoing, c’est quoi concrètement : une émulsion eau/corps gras, avec parfois des tensioactifs en petite quantité, qui nourrit, démêle et protège.
    Si vous avez les pointes très sèches, vous pouvez l’utiliser en soin sans rinçage : prenez une toute petite noisette, chauffez-la dans vos mains, et répartissez sur vos pointes abîmées (en lissant si vous avez les cheveux raides, en scrunchant s’ils sont ondulés à bouclés).
    Pour tous les cheveux, on peut également l’utiliser en masque spécial nutrition des longueurs et des pointes, avec des résultats époustouflants (testé et approuvé par Bibi) ! Il vous suffit d’étaler de l’après-shampoing sur vos longueurs et pointes, en massant un peu (perso, je les humidifie pour faciliter la pose), vous emballez dans du cellophane si vous voulez optimiser l’effet, bien que ce ne soit pas obligatoire, vous laissez minimum 30 minutes, et jusqu’à plusieurs heures, et vous rincez simplement : ça brille tellement que vous en serez ébloui !
  • Shampoing et gel douche
    Quel que soit le produit lavant, du moment que c’est une base lavante douce (tout sauf les sulfates), vous pouvez l’utiliser pour le corps, les cheveux, et même le visage ! Par exemple, en ce moment, j’utilise mon shampoing au miel comme nettoyant visage : non seulement ça marche du tonnerre, mais en plus le miel qu’il contient m’aide à me débarrasser des petites imperfections que je peux avoir.
    En ce qui concerne les peaux à problème (acné, couperose, eczéma, etc.), l’usage d’un produit contenant des actifs spéciaux pour votre problème vous aideront à endiguer tout ça. Mais sachez que vous ne risquez rien à utiliser un gel lavant quelconque, du moment que la composition est douce (j’insiste, c’est le point le plus important).
  • Crème pour le corps
    Vous avez une crème pour le corps à grande contenance, à composition saine et dont vous ne vous servez pas assez ? Faites-en un masque pour vos cheveux ! Encore une fois, ce n’est rien de plus qu’une émulsion eau+corps gras avec éventuellement des actifs, donc aucune raison de s’en priver !
    Vous pouvez tout aussi bien vous en servir de crème de nuit, ou de masque pour le visage si votre peau est sèche (en couche épaisse une vingtaine de minutes puis on rince).
    Vous pouvez également, si vous souffrez de gerçures sur les mains ou les pieds, vous en servir pour nourrir et hydrater en profondeur : vous étalez en couche épaisse puis dormez avec chaussettes et gants : pour l’avoir fait une fois, je garantis douceur et volupté des petons !
  • Masque pour les cheveux
    Si vous possédez un masque pour les cheveux, sachez qu’il pourra aussi faire office d’après-shampoing pour des cheveux très secs. Personnellement, je n’ai jamais acheté de masque du commerce (en conventionnel ou en naturel), et je n’en vois pas l’utilité quand on a déjà tout ce que j’ai précité, et de l’huile d’olive dans son placard.

Et vous, vous rusez avec vos produits ? Quelles sont vos astuces ?

Sept points pour mieux connaître vos cheveux !

« Connais-toi toi-même » a dit ce bon vieux Socrate… Je détourne quelque peu le propos du monsieur (pardon la philosophie), pour l’appliquer à notre sujet, mais c’est pour la bonne cause.
En effet, la base de tout, quand on veut faire attention à soi, et surtout quand on veut choisir les bons produits, c’est de savoir exactement à quoi l’on a affaire… Afin de connaître son veuche, cet être étrange qui peuple nos caboches, je vais vous présenter les différents facteurs qui jouent sur les cheveux, et qui les définissent.

La sécheresse
On peut avoir le cheveu normal, naturellement soyeux au toucher, ou bien le cheveu sec, rêche, qui peut avoir la consistance du foin sur les pointes et/ou longueurs. Ces cheveux n’ont pas forcément une grande propension à fourcher, mais il faut les hydrater et/ou les nourrir (une crème, une huile, de l’aloe vera, des masques, etc.).

La fragilité
Certains cheveux ne sont absolument pas fragiles, ils ne forment que très peu de fourches, et ne cassent pas. D’autres, au contraire, ont une tendance naturelle à ces caractéristiques. La fragilité peut aussi être engendrée par des facteurs extérieurs : le froid, le vent, ou bien le soleil, la mer, ou encore la fatigue, le stress, la déprime. Lorsque ce sont les conditions météorologiques qui sont en cause, il suffit de bien protéger ses cheveux (crème, huile, bonnet, chapeau…), mais sinon, cela prend plus de temps, et on peut s’aider à ce moment de compléments alimentaires.

La porosité
La porosité du cheveu est l’espace qu’il peut y avoir entre chaque écaille. Des cheveux très poreux (par exemple abîmés par le lisseur ou les couleurs chimiques) auront une tendance à être très fragiles et très secs ; des cheveux très peu poreux (dont les écailles sont très serrées) vont au contraire avoir du mal à absorber les soins, peuvent être secs à cause de cela, et ont besoin de chaleur (pour ouvrir les écailles). Entre les deux, bien-sûr, on trouve des cheveux à la porosité normale.

L’épaisseur
C’est l’épaisseur de chaque cheveu, définie de très fin à très épais : à très fin, on ne distingue pas les cheveux les uns des autres (cheveux type cocasien, blond), et à très épais, on voit bien chaque cheveu dans la masse (cheveux type latin, asiatique et africain).

La masse
C’est le nombre de cheveux que l’on a sur le crâne, et elle se mesure en centimètres en rassemblant tous ses cheveux dans une queue de cheval, ou bien si l’on a les cheveux courts, en regardant l’espacement entre chaque cheveu : moins on voit le cuir chevelu, plus la masse est importante (je suis d’une logique… imbattable !).

Le type
De très raides à crépus, en passant par toutes les nuances qui existent. Pour plus de détails, je vous renvoie à cet article qui est très bien fait et explique bien la classification des types de cheveux.

La couleur
Dernière caractéristique des cheveux, qui peut jouer pour les soins, pour les chevelures très claires, car certaines poudres de soins peuvent foncer ces couleurs, ou leur apporter des reflets pas toujours désirés.

Toutes ces caractéristiques sont à prendre en compte ; elles se combinent entre elles et forment un type de cheveu, unique : le vôtre.