Vacances minimalistes : découvrir ses essentiels

Bonjour vous,

J’espère que je ne vous ai pas trop manqué ! De l’aventure, des palpitations, et hop ! je ne publie plus pendant un mois. Je m’excuserais bien un millier de fois platement devant toi, mais c’était tellement cool ! :)

Allez, un p’tit bisou pour la route

Comme le présuppose le titre, je suis donc partie en vacances, en vadrouille, en aventure, avec le strict minimum sur moi d’un point de vue cosmétique. Et j’ai découvert des choses ! Tu te doutes bien que c’est pour ça que je t’en parle ; des choses applicables aussi bien en vadrouille que dans la vie de tous les jours.

Dans ma trousse de toilette, j’avais mis :

  • Un gel douche Weleda à la grenade (dont l’odeur est à tomber), qui laisse la peau douce douce douce !
  • Pas de shampoing : je me suis dit qu’avec des water-only, je serai bien satisfaite ;
  • Du gras (parce que c’est la vie) : huile d’argan, macérât huileux de carotte, huile de coco et beurre de karité (parce que pays chaud et océan) ;
  • Une crème solaire (dont je te parlais déjà dans cet article) ;
  • Un tube de gel d’aloe vera.

Et le peu qu’il reste n’est pas très intéressant pour nous aujourd’hui.

Je suis partie dans un pays chaud, mais surtout, au bord de la mer : embruns, vents, baignades, soleil de fifou : a priori de quoi transformer n’importe quelle chevelure brillante de petit poney en infâme tas de noeuds secs. Surtout quand ladite chevelure commence à atteindre des longueurs sympathiques (disons passé 85 centimètres) et que la porteuse aime les avoir détachés (sans considération aucune pour ses pointes qui mangent sec) (cruauté, quand tu nous tiens) !

L’huile d’argan : saison 5, épisode 1 : les retrouvailles

La première chose qui m’est venue à l’esprit avant de partir a été de racheter de l’huile d’argan. Je dois vous dire que ça faisait un paquet de mois que je n’en avais pas racheté, parce que j’en avais d’autres en stock, parce que ça n’était pas une priorité, parce que je me disais que je pouvais la remplacer facilement, parce que plein de raisons… L’huile d’argan a été mon premier amour gras : avant même de passer au tout naturel, j’utilisais déjà cette huile merveilleuse sur ma peau et mes longueurs, voire pour des bains d’huile. Si je calcule bien, ça fait donc bien cinq ans que je suis pour la première fois tombée en pâmoison devant ce petit flacon.

Eh bien dès les premières applications sur mes cheveux, et après baignade/soleil/rinçage, mon petit coeur a complètement fondu, et les larmes aux yeux, j’ai redécouvert la douceur incroyable que procure cette huile à mes tifouilles (mais non je n’en fais pas trop) : autant te dire que l’huile d’argan est remontée en top 1 de ma liste des indispensables pour les situations extrêmes. Si tes cheveux aiment l’huile, qu’ils ne saturent pas à la moindre goutte, qu’ils soient très secs ou pas trop secs, en condition extrême comme en vie quotidienne non-extrême : essaye donc le doux produit de l’arganier ! Les deux autres chevelues du voyage ont également bien apprécié mon petit flacon jaune ; d’expérience je sais que c’est une huile qui peut convenir à pas mal de monde.

En bref, l’huile d’argan a laissé mes cheveux super doux, tout ça avec pas grand-chose : une petite application avant de partir se baigner, le matin quand on sait qu’il va y avoir pas mal de soleil dans la journée. J’ai également fait un petit masque avec, posé une heure ou deux avant de me laver, et j’ai été surprise de constater que mes cheveux semblaient en meilleure santé qu’avant de partir, alors qu’ils étaient pourtant assez secs au bout, ce qu’arrange rarement le soleil !

Du lavement du tif : douceurs et découvertes inattendues

J’étais donc partie dans l’idée de ne me laver les cheveux qu’au water-only, parce qu’après tout ça suffit bien, avec le sel et le soleil, pas besoin de les agresser encore plus, faut pas pousser mémé dans les orties (surtout quand elle a pas d’culotte, n’est-ce pas).
Et puis finalement, avant de partir, je me suis loupée sur un masque maison et j’en suis ressortie avec les cheveux poisseux. Comme ça ne me dérange pas plus que ça, je me suis dit que j’allais simplement les garder attachés et que ça allait bien finir par passer. Que nenni ! Même avec l’eau salée et le soleil, mes cheveux restaient moches, lourds et poisseux. Caramba, encore raté.

N’ayant sous la main aucun moyen de me procurer un shampoing qui satisfasse mes exigences, j’ai regardé mon tube de gel douche, mon tube de gel douche m’a regardée, l’échange oculaire fut foudroyant : nous tombions éperdumment amoureux l’un de l’autre.
Sous une douche (froide), nos corps se sont mélangés à grand renfort de massage crânien (agaga-fait-du-bien) pour mon plus grand bonheur.
Dès le rinçage, j’ai pu sentir mes cheveux propres mais incroyablement doux, des racines aux pointes ! Et cela s’est confirmé après séchage complet : cheveux extrêmement doux et brillants, longueurs et pointes bien dessinées, et une tignasse qui s’emmêle beaucoup moins !

Ajoutez à cela les soins à l’huile d’argan que je faisais, et vous obtenez, devant vos zyeux zébahis mesdames zet messieurs, des cheveux en super forme, malgré les conditions a priori pas glop !

J’ai tout de même fait des water-only, plus courts que ceux que j’aurais pu faire chez moi et exclusivement à l’eau froide, ne serait-ce que pour rincer le sel de mer : combo parfait avec l’huile d’argan, cheveux légers et doux sans avoir besoin de les laver après chaque baignade.

Mes veuchs et moi en vacances

Mes veuchs et moi en vacances

Gestion du soleil : précautions, soins et simplicité

Parce que personne n’est infaillible, je dois vous avouer toute contrite que j’ai chopé des coups de soleil cet été. Oui oui, moi, avec mon article d’une longueur indécente sur le soleil et les astuces pour s’en protéger sans forcément dépenser une fortune dans une crème solaire. Pour ma défense, m’sieurs’dames les jurés, c’étaient des tout pitits coups de soleil.

Pour me protéger, outre le fait de me couvrir quand je sentais que ça commençait à chauffer, je me suis bien tartinée de crème solaire. Mais comme je n’en avais pas des masses et qu’on était cinq dessus, j’ai protégé les zones sensibles uniquement : visage, épaules, genoux avant et arrière, décolleté. Eh bien ça a très bien marché, sauf pour le visage parce que j’aurais dû avoir un chapeau : mon petit nez a pris un peu cher (peut-être que c’est dû aussi à ma sale manie de gratter les petites peaux quand ça pèle) (ahem).

Donc je récapépète : une exposition raisonnée (je suis du genre à bien aimer prendre de looongs bains de soleil sur la plage, avec le bruit des vagues et un sourire béat), une protection efficace aux zones sensibles, et un bain de mer de temps en temps en se mouillant la tête pour éviter l’insolation (à laquelle je ne suis pas vraiment sujette mais ça fait du bien quand-même). Et le tour est joué !
Je dois dire qu’avec ce système, j’ai pu profiter de tous les bienfaits du soleil (parce que oui, malgré la psychose sur le soleil qui permet de vendre pleiiin de crèmes solaires et de soins, notre cher astre est quand-même bien cool) sans me mettre en danger ou me brûler. En fait, le seul coup de soleil que j’ai pris, malgré la protection, a été à un endroit où enfant, j’ai chopé un énorme coup de soleil avec très grosse pelade après, genre bonne grosse brûlure, cette zone étant fragilisée chez moi désormais, il suffit de peu pour qu’elle recommence à rougir.

En ce qui concerne les soins après-soleil, ça a été très simple : le macérât huileux de carotte a été mon grand allié : j’en avais fait une petite cure en interne avant de partir, ce qui permet de préparer la peau au soleil à moindre frais (en évitant donc d’acheter des compléments alimentaires en gélules hyper chers dans des boîtes en plastique/aluminium) et je dois dire que j’en ai été satisfaite ! Durant le séjour, je l’ai essentiellement utilisée pour mon visage, en alternance avec l’huile d’argan, et hop, peau hyper douce !
Sinon, je me suis tartinée de beurre de karité : j’ai rarement rencontré un soin après-soleil aussi efficace (à part peut-être le macérât huileux de millepertuis mais je n’en avais pas sous la main), complet et bon marché (vu tout ce qu’on peut faire avec) ! Que ce soit pour nourrir après une journée au soleil, ou pour traiter mon coup de soleil et mes rougeurs, il s’est montré d’une efficacité extraordinaire. Le lendemain ou dans les deux jours, je n’avais plus rien, et je n’ai pas pelé (à part sur le nez, si tu as bien suivi ^^), que demander de plus ?

Enfin pour compléter tout ça, l’aloe vera a été une alliée incomparable en complément du beurre de karité ou de l’huile de coco : apaisement direct, sensation de fraîcheur : je dis oui !

Eh bien, mes petits lapins en sucre, je crois que vous savez tout de mes astuces d’été en simplicité ! Finalement, ce qui m’a le moins servi a été l’huile de coco : parce que mes cheveux ne l’aiment pas tant que ça, je l’ai utilisée essentiellement sur les jambes mais j’aurais pu allègrement m’en passer.

Ce que je retiens pour l’essentiel

C’est que :

  • je vais me laver plus souvent les cheveux à l’eau froide (la tête renversée au-dessus de la douche, pas folle la guêpe) car j’ai vraiment eu l’impression que ça aussi, ça leur avait fait beaucoup de bien, aussi bien aux longueurs qu’au cuir chevelu ;
  • que l’huile d’argan va revenir dans ma routine, éclipsant ainsi, telle une reine, toutes les autres ou presque ;
  • et que je retiens le gel douche Weleda pour le shampoing : j’avais rarement testé un lavage aussi doux !

Un petit résumé de ces vacances

J’espère que vous aussi vous avez passé de bonnes vacances (ou allez en passer, puisque le mois d’août n’est pas terminé), que vous avez fait plein de belles rencontres, que vous avez vu plein de beaux endroits, et que vous avez pu vous ressourcer et vous reposer !

Plein de belles choses mes agneaux, et comme d’habitude, n’hésitez pas à partager en commentaire vos propres astuces, ce qui a marché ou pas pour vous, etc. !

Biologique, écologique, naturel, durable : le point

Eh tu viens, on cause ?

Eh tu viens, on cause ?

J’aimerais bien vous parler sémantique aujourd’hui. Pas très sexy, hein ? Moi j’aime bien la sémantique, le sens des mots, définir, préciser, ôter, ajouter ; tracer des lignes et puis y faire des trous : c’est comme ça qu’une langue évolue, qu’on peut se comprendre. Rien n’est figé, et c’est pour ça que je voudrais concevoir cet article comme une réflexion ouverte, dans laquelle chacun-e est le-a bienvenu-e pour participer dans les commentaires. N’hésitez pas, apportez votre goutte, votre flaque, votre lac :)

Depuis un peu plus d’un an, j’essaye de suivre une ligne éditoriale simple : écologie, naturel, biologique, développement durable, alternatif, simplicité, etc. ; sans pour autant me relier à aucun mouvement existant – non pas qu’ils ne soient pas valables, au contraire – mais c’est une question de fonctionnement : j’aime bien ma petite indépendance et pouvoir vaquer comme bon me semble.

On le sait, nous sommes dans une période de grand changement : les initiatives se font tous les jours plus nombreuses, que ce soit pour les droits humains, pour des méthodes alternatives, pour les droits animaux, pour le système D, pour l’écologie, pour la planète… on voit s’ériger partout, comme des petits brins d’herbe printanière, des individus, des mouvements, qui veulent changer le monde. Puisque de toute évidence, ce système s’effondre et n’a plus ni de raison d’être, ni de raison que l’on croie encore en lui, toute une génération (et même les autres :)) est en train de se lever et d’emmener un peu tout le monde avec elle – ou du moins elle essaye.

Bref, je tergiverse mais j’en viens à mon point : comment redéfinir des termes aussi vastes et galvaudés que « biologique », « écologie », « naturel », « durable » ? Comment être sûr que les autres l’emploient comme vous l’entendez ?
Enfin, ça me vient comme ça mais j’aimerais aborder une autre question dans cet article : celle de l’effet de mode, mais ça découle aussi du sens que l’on donne à nos mots.

"Le monde entier est un cactus" disait ce bon vieux Jacques, mais ça peut être carrément chouette un cactus !

« Le monde entier est un cactus » chantait ce bon vieux Jacques, mais ça peut être carrément chouette un cactus !

L’agriculture : conventionnelle, bio, permaculture ?

On connaît les problèmes de l’agriculture conventionnelle, et ils sont en train d’être démontrés scientifiquement (puisqu’apparemment, il faut des études pour prouver qu’un produit qui tue des insectes n’est pas forcément super bon pour la santé des humanoïdes qui l’ingère…) : pesticides, insecticides, appauvrissement de la terre, pollution des eaux, génération de maladies (cancers, entre autres) et de troubles hormonaux (des petites filles qui sont réglées et formées à 8 ans, et ça me donne un peu envie de jurer), élevages hors-sol, appauvrissement de la nourriture (qui ne contient plus beaucoup de nutriments), et j’en passe. Mais le bio est-il mieux ?

Je vais vous renvoyer vers un article que j’ai lu il y a quelques semaines et qui m’a clairement donné à réfléchir ; il n’est pas arrivé par hasard, évidemment : en pleine réflexion sur la permaculture et le locavorisme, je tombe sur ça : Comment les produits bio sont tombés aux mains des multinationales, autrement dit une analyse assez poussée de ce qui est vendu dans les magasins bio (on parle bien d’entreprises, pas de marques, puisqu’une entreprise regroupe pas mal de marques). L’eau à mon moulin fut donc apportée. Et la réflexion s’approfondit.

C’est là qu’on arrive à la permaculture : ce système de culture alternatif, holistique, adapté à la terre et à l’humain. Qui peut prendre autant de forme qu’il y a de biodiversités et de terrains ; n’ayant pas encore lu suffisamment à mon goût pour vous faire une synthèse claire de ce qu’est la permaculture, je vais m’en tenir à une réflexion personnelle, mais je vous invite à consulter la page Wikipédia qui est assez fournie (et à lire des articles, le magazine Kaizen notamment regorge de bons articles à ce sujet) !
Là, on rentre dans un système qui n’est plus simplement un label, une marque, mais tout un mode de vie, où chaque être prend sa part et agit. Un retour à la terre, au sens propre du terme : les mains dedans, et la tête dans les bouquins, parce que ce n’est pas simple de revenir à des méthodes oubliées depuis des décennies, tant de choses à réinventer ! Du coup, il y a pas mal de personnes très motivées qui en ont fait leur mode de vie : il y a des tas de façons de participer, faire des saisons, du volontariat : on apprend et on file un coup de main, et on revient à la base de l’humain : la terre ; cultiver son jardin, comme dirait l’autre.

Voilà, un peu comme ça :)

En France, la permaculture n’est pas accessible à tous parce qu’elle est en train de se développer, mais rien n’est impossible, et ça m’amène à mon point suivant : le local. Là on touche à quelque chose encore de bien particulier et que j’aimerais amener en douceur.

Chacun de nous vit dans un environnement : une terre, un lieu, une végétation, une faune, une énergie particulière. C’est dans cet environnement, dans cette bulle, que l’on se lève chaque matin, que l’on dort chaque nuit ; on y rêve, on y court, on y respire, on y mange : il fait partie de nous et nous influence profondément à tous les niveaux de notre être. Ajoutons à cela que nous vivons dans des cycles : solaire, lunaire, saisonnier…, chaque cycle apportant son ambiance. Il y a donc ici une idée d’intégration profonde, d’harmonie entre ce que l’on mange et l’endroit où l’on évolue.
Bien. Maintenant, si je n’ai pas été trop confuse, je peux exprimer l’idée qu’une banane qui vient de loin, qui a voyagé en avion, et qui arrive par nos contrées dans lesquelles jamais elle ne pourrait pousser, ne peut pas nous apporter la même chose qu’une pêche de notre jardin. Ce n’est pas que c’est mal ou mauvais nutritivement parlant, pas de ça par-ici ; mais pour cette raison d’environnement, de cycle et d’harmonie, notre être ne se nourrira pas de la même façon d’un produit local que d’un produit lointain. Manger local, au-delà de toute l’éthique qui entoure cette pratique (favoriser les petits producteurs, les rapports humains, les plantes de saison, etc.), c’est s’enraciner, s’ancrer dans l’environnement qui est le nôtre, et se retrouver en harmonie avec lui, pour le meilleur. Manger de saison, c’est bien pour l’éthique, et c’est aussi bien pour notre corps : si certains fruits et légumes poussent en certaines saisons, à certains endroits, ce n’est certainement pas un hasard, et ce sont probablement eux qui seront les mieux à mêmes de répondre à nos besoins nutritifs. Je suis pas en train de dire qu’il ne faut plus manger de bananes, d’avocats ou de chocolat (!) : simplement, redonner leur valeur aux cultures locales, de saison. En plus, ça permet aussi de (re)découvrir des fruits ou légumes oubliés, et moi ça m’a redonné envie de cuisiner, histoire de bien mettre en valeur tout ça !

Quant à la définition stricte du local (si tant est que telle chose existe), je laisse libre à chacun de se faire la sienne : ça peut être tout ce qu’on peut aller chercher à pied, ou dans un rayon de tant de kilomètres, ou bien encore ça peut être continental (par exemple, la définition du local pour les aliments n’est dans ma tête pas la même que celle du local pour les vêtements – auxquels j’octroie plus de distance kilométrique).

Naturel, écologique ?

Encore des termes dévoyés par le marketing. Tout ce qui est naturel n’est pas bon : le pétrole, c’est très naturel, mais de là à le manger ou à vous en étaler sur le visage… L’huile de palme aussi, c’est naturel, et pourtant, il a été prouvé que c’est cancérigène (même bio) en plus du fait de la déforestation que subissent l’Amazonie et l’Indonésie pour sa culture. Le bois de rose, c’est naturel mais c’est un arbre rare et qui devrait être protégé au lieu d’être exploité.

Hey nous, on bouffe de l'herbe et des graines, on a les cheveux longs, et on a trop la classe. D'abord.

Ici le gang des hippies ; ça vous pose un problème ?

A travers ces quelques exemples, on comprend facilement à quel point « naturel » n’est pas un terme fiable. Tout est naturel, les minéraux, les végétaux, les animaux, les transformations chimiques, les humains, tout fait partie de ce grand tout qu’est la Nature, l’Univers, et compagnie ! Là où l’adjectif est employé à tort et à travers, je lui préfère le nom commun : Nature. Car c’est à elle qu’il convient de s’intéresser, pour la connaître, la protéger ; j’aime bien le mot holisme : du grec holos, entier, si j’en crois mon petit Larousse, c’est une doctrine qui ramène la connaissance du particulier à celle de l’ensemble et du tout dans lequel il s’inscrit. Il donne l’adjectif holistique que vous avez déjà croisé ici. Ce qui est drôle, c’est qu’en ouvrant mon dictionnaire pour y chercher le mot, je suis tombée directement sur la page du mot Harmonie. Voilà voilà… !

On rentre là dans la même idée que ce qui a été développé plus haut : comprendre le monde dans un système global et non par les individualités et les phénomènes particuliers, même si ceux-ci ont évidemment leur importance pour comprendre un système (le symptôme n’est pas la maladie mais il aide à la comprendre). On est ici dans l’idée du durable, loin de la consommation rapide ; là, les choses se font avec lenteur, elles sont intégrées petit à petit dans chaque corps, dans chaque esprit. Décomposées, on adopte un regard large, à 360°, on englobe le monde. Lorsque j’adopte ce regard large à l’intérieur de moi, une incroyable sensation de sérénité m’envahit, et m’aide à mieux comprendre : com-prendre, prendre avec, prendre avec soi, englober.

Et l’écologie pour moi, c’est tout ça. C’est cette compréhension d’un système global dans lequel nous existons, quelle que soit l’échelle adoptée (le système peut être celui dans lequel évolue un individu, ou un groupe, ou un pays, etc.), et c’est cette compréhension, cette intégration profondes qui permettent le respect, la lenteur, le lâcher-prise. Qui amène à d’autres choses encore.

Comme la nécessité de réintroduire du social, de l’humain dans ce que nous faisons, comme arrêter d’obéir à des injonctions sociales de perfection, hommes comme femmes (avec une légère pression sur ces dernières cependant (sic)) : être partout, tout le temps, être convenable à tout moment, penser à tout, être cultivé mais sportif, élégant mais pas pédant, soigné mais pas précieux. Tout ceci n’est que vacuité existencielle : alors on consomme, pour combler ce vide.

L’écologie ne concerne pas que la nature au sens usuel du terme : la faune, la flore, le paysage ; elle concerne tout ce qui est naturel, donc tout ! Toi, petit humain, tu es naturel et tu fais partie de cette Nature, de ce système Terre, donc tu es concerné directement par l’écologie, du fait même de ta nature et de ta place dans le monde. Il est temps de redonner sa noblesse à ce terme, devenu presque une insulte (« Eh t’es écolo toi hein, ouaf ouaf » ou pire, le « djihadisme vert » dénoncé par les magnats de l’agriculture conventionnelle chimique, ce qui me fait assez marrer  – jaune – par ailleurs) : non l’écologie, ce n’est pas juste un militantisme ; l’écologie c’est une manière de penser et de vivre, de concevoir le monde, de se le représenter et d’ainsi le respecter. C’est se rapprocher des choses simples, brutes ; c’est concevoir aussi que n’importe quel domaine peut devenir écologique : la médecine, la physique, l’alimentation, la cosmétique, etc. ! Je trouve ça génial, et très inspirant ! Et comme dirait Solange, des vidéos Solange te parle (je vous invite à regarder sa chaîne), il ne faut pas avoir honte d’être écolo, bobo, bohème, hippie :

Le développement durable : double tranchant

L’idée de durable pour moi, englobe tout ce que vous venez de lire : c’est la volonté de changement réel, seule façon aujourd’hui de préserver notre monde. C’est l’idée que nous sommes, chacun à notre échelle, responsables et que donc chacun à notre échelle, nous pouvons agir. Le durable, c’est comprendre le monde dans son ensemble : minéral, végétal, humain, vie et mort, cycles, pour mieux y vivre ; ralentir ce rythme effréné imposé par le capitalisme et oser prendre son temps.

Le piège du développement durable, c’est de croire que grâce à ces beaux principes, nous pourrons injecter quelques idées sociales/écologiques de-ci de-là, tout en conservant les bases du système dans lequel nous sommes. Changer le monde, mais pas trop. Se remettre en question, mais pas trop. Réfléchir, mais pas trop. C’est croire que la conférence de Paris sur le climat, réunissant les plus grands pollueurs de notre temps, puisse suffire pour changer les choses. Je ne crois pas que les politiques, que le pouvoir actuel, puisse nous offrir autre chose qu’un simulacre de changement, parce qu’il n’est absolument pas dans leur intérêt d’aller au fond des choses, parce que ce serait un suicide collectif, et le principe du Pouvoir, c’est de perdurer, à tout prix. Le but du pouvoir, c’est le pouvoir, et rien d’autre.

N’allez pas croire que je suis pessimiste : si les grandes industries les plus polluantes peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, peuvent réduire leur pollution et rentrer dans un système un peu plus raisonné, c’est déjà un bon début, et c’est indispensable. Mais cela ne suffit pas, puisque le fondement même de notre système est pourri (au sens propre du terme : j’imagine toujours un corps pourrissant avec vers et Cie – charmant n’est-il pas ?) ; ce sont les valeurs qu’il défend (croissance, économie libérale, argent) qui ont réduit notre monde à ce qu’il est devenu. Conjugué à la force d’inertie incroyable qui caractérise les grands ensembles, on voit ce que cela a donné et continuera de donner. C’est pour cela que je ne crois pas que le développement durable puisse être un pansement, une solution alternative fiable s’il est fait dans l’idée de conservation du système économique actuel.

Prendre son temps.

Prendre son temps.

Se remettre chacun au milieu des choses est un bon début : la médiocrité et l’idée que nous ne pouvons rien faire individuellement est, entre autres choses, ce qui nous a mené là. Il n’est pas question de culpabilité : nous, enfants du XXIe siècle, ne sommes pas responsables personnellement de tout ce qui va mal dans le monde, mais nous pouvons être responsables de ce qui peut aller bien, nous pouvons être responsables d’une petite action de lumière ; et si on arrêtait de se dire « c’est trop grand, ça ne sert à rien de faire ça, j’ai trop de problèmes à gérer par ailleurs », pour se dire que ça vaut le coup, ne serait-ce que d’un point de vue personnel ? Arrêtons de tout remettre entre les mains des entités dirigeantes, politiques, industrielles, économiques : ils ne nous sauveront pas. On a tant de choses à s’apporter, pourquoi se priver ?

Le changement et l’effet de mode

On vit dans un système qui nous a éloigné de beaucoup de choses, pour le meilleur et pour le pire. L’idée n’est pas de retourner à l’âge de pierre en niant les avantages de la mondialisation et du progrès (la possibilité du voyage, internet, la liberté d’expression et d’information, etc.), mais de réellement se poser des questions : pourquoi n’a-t-on plus le temps de rien ? Pourquoi est-on toujours/souvent fatigué, épuisé, que même les vacances ne suffisent pas à nous reposer ? Pourquoi se sent-on obligé à faire ceci-cela, à suivre un modèle ? C’est quoi l’échec, c’est quoi la réussite ? Pourquoi se sent-on découragé, si facilement ?
Prendre le temps de s’asseoir cinq minutes dehors ou face à une fenêtre chez vous, fermer les yeux, trouver ce regard à 360° à l’intérieur de vous, rien que ça peut vous aider à relativiser, à voir la vie en couleur au lieu du gris béton.

Il y a eu quelques réflexions déjà sur des magazines/blog « lifestyle » ou bien-être, etc., au sujet de l’effet de mode, et c’est vrai que cela fait quelques mois que je me pose moi-même cette grande question oxymorique : l’effet de mode qui semble être bien présent au sujet du bio, du bien-être, des thérapies alternatives, de la simplicité, etc., doit-il être vu comme un réel avantage, un résultat de tous ces petits changements amorcés qui amènent les grands médias eux-mêmes à s’intéresser à la question, ou bien doit-il être considéré comme un simple effet de mode, superficiel, simpliste, dangereux en ce qu’il galvaude des idées et des termes, et récupéré par les grands médias parce que cela semble intéresser leur public et ainsi faire augmenter leurs chiffres de vente ?

Je ne vais pas vous le cacher, je n’ai pas de réponse nette à cette question. Peut-être tout simplement car cela n’a pas tant d’importance que ça. Si les grands médias, et en particulier les magazines « féminins », s’intéressent à ces idées, pourquoi tout de suite voir les choses en noir et se dire qu’ils vont forcément raconter n’importe quoi et galvauder nos petites idées chéries ? Le principe d’une idée, c’est d’être discutée, ouverte, disséquée même, et après, il y a quelque chose de formidable qui s’appelle le libre-arbitre, qui nous permet de penser par nous-mêmes, de nous faire notre propre idée des choses, par l’expérience, le vécu.

Comme l’a dit Solange, personne n’a à avoir honte de son état de hippie qui mange des graines/se soigne avec les plantes/veut changer le monde : à partir de là, effet de mode ou pas, ce n’est pas ce qui compte : c’est, encore une fois, nous ! Tout ceci me laisse un peu perplexe : mode ou pas, qu’importe ! L’important c’est ce que tu fais toi.

Se faire du bien et rayonner

Il y a un proverbe qui dit : « Charité bien ordonné commence par soi » : tout commence par soi : la bienveillance, l’amour, le changement, l’exigeance, la vigilance… Comment aimer quelqu’un si on ne s’aime pas soi ? Comment vouloir changer le monde si l’on ne change pas soi-même ? Le poison du monde moderne, c’est de nous avoir dépossédé de ce que nous avions de plus précieux : nous-mêmes. En accélérant, en ne nous donnant plus de temps, en nous intimant des injonctions toujours plus difficiles à satisfaire, il nous a vampirisé et éloigné de nous : plus le temps de se poser, plus le temps de s’occuper de soi, plus le temps de s’aimer ! Même le soir au lit, on pense à ce que l’on doit faire, on s’inquiète, on passe et repasse le film de nos journées, celle passée, celle à venir… Et si on lâchait un peu tout ça ?

Quelques bonne idées :

  • s’offrir un massage ;
  • sentir le vent sur sa peau et fermer les yeux pour un dialogue inaudible ;
  • dire aux personnes qui comptent qu’on les aime ;
  • créer quelque chose sans se mettre la pression ;
  • vagabonder dans la forêt, tous sens aux aguets, et voir soudain plein d’animaux : écureuils, oiseaux de toutes sortes, biches, daims… ;
  • prendre le temps d’un câlin parce qu’il n’y a pas de perdant à un câlin ;
  • rire devant un bon film ;
  • passer une journée sans râler une seule fois, sans soupirer ;
Long is the road peut-être mais aussi very interesting it is ... so, let's go ?

Long is the road peut-être mais aussi very interesting it is … so, let’s go ?

Profiter, tout simplement, sourire à la vie et décider, une bonne fois pour toute, que nous en sommes les responsables et les gardiens, c’est à toi, et à toi seul, qu’incombe la difficile tâche de vivre sur cette planète.

Look up and smile
For there is no one on this planet
More desired than you are
More deserving all this Beauty,
And happiness.
Cheer up my friend,
For you are not alone.

Le shikakai : recettes et astuces

Salutations belle compagnie !

Comme vous le savez sans doute si vous lisez un peu ce blog, je suis pas mal adepte du no-poo, cette technique qui consiste à ne plus utiliser de shampoing pour se laver les cheveux, en le remplaçant soit par un water-only (dont j’expliquais ma méthode dans cet article), soit par un lavage doux avec des poudres (bicarbonate, plantes…)

Aujourd’hui donc, je vais vous proposer l’une de mes recettes de lavage au shikakai, parce que je ne fais jamais tout à fait la même chose, soit pour des raisons de stock, soit pour des raisons de demande spéciale de mon cuir chevelu !

Pourquoi le shikakai ?

En ce moment, mon cuir chevelu refait des siennes : je pensais depuis longtemps que c’était du psoriasis, mais après moult recherches, je pense plutôt que c’est une forme d’eczéma. Ô Joie ! cela dit, les conseils que je donne dans cet article pour lutter contre le psoriasis sont toujours valables : et je dirais même plus ! Ils valent pour pas mal de dermatoses sèches.

Associé à cela des pointes sèches en ce moment (une grande première pour moi), et vous avez une illustration parfaite du CHIANT :)

Elle est belle ma mousse, elle est belle !

Elle est belle ma mousse, elle est belle !

A cause de ma sécheresse de pointes, je préfère limiter plus encore l’utilisation du shampoing ; il faut que je fasse quelque chose pour mon cuir chevelu. D’autant que les dermatoses peuvent s’accompagner généralement d’une chute un peu prononcée des cheveux : adorable, on vous dit !

J’ai toujours adoré le shikakai : lavage doux, mais efficace, stimule la pousse, et le cuir chevelu, asceptise tout ça et favorise le traitement des affections du cuir chevelu (pellicules ou excès de sébum). Alors certes, c’est une poudre dont l’utilisation se mérite : piquante, tellement fine qu’elle rentre dans les voies respiratoires à la vitesse de Buzz l’Eclair, mais j’aime bien ça moi, les défis (et préparer ma poudre avec un foulard recouvrant tout le visage, c’est tellement rigolo) !

Mais je me suis dit, tant qu’à faire, autant profiter de ce lavage pour en faire un petit soin et renforcer le traitement de mon cuir chevelu. C’est pour cela que j’ai rajouté la poudre d’amla à ma préparation : elle renforce le côté assainissant du soin, tout en stimulant également la pousse, et elle ne pique pas, elle ! Elle embellit également la couleur si la chevelure est dans les châtains et les bruns.
Enfin, pour renforcer le côté lavant, j’ai rajouté un peu de bicarbonate de sodium : mon p’tit pote à tout faire ! Alors ce qui est très drôle (oui, je m’amuse d’un rien), c’est la texture que prend le mélange quand on ajoute le bicarbonate : une véritable mousse au chocolat ! Je vous assure que sans l’odeur, on y croit vraiment… Alors je ne suis pas spécialiste en chimie donc je ne pourrais pas vous expliquer le pourquoi du comment, mais maintenant je comprends vraiment comment le bicarbonate peut remplacer les blancs d’oeufs battus en neige dans la pâtisserie vegan !

Recette

Proportions à adapter :

  • 2 CàS bombées de shikakai
  • 1.5 CàS bombée de poudre d’amla
  • 2 CàC de bicarbonate

Mélangez les deux poudres végétales dans un bol ou un saladier avec de l’eau tiède, puis ajoutez le bicarbonate : attention, prévoyez un peu plus grand parce qu’avec l’effet du bicarbonate, ça gagne en volume !

Application et rinçage

A l’application, la mousse est vraiment très agréable ! Ça facilite considérablement l’étalage, j’ai pu bien en mettre partout, alors qu’avec la masse que j’ai, ce n’est pas évident ! J’applique sur cheveux mouillés, c’est plus efficace et plus rapide.
Ensuite, une fois que j’ai eu fini mon bol de mousse au chocolat sur ma tête, j’ai mis un sac plastique (rose flashy, du plus bel effet) sur ma crinière et hop ! Pause d’une heure et demie environ.

Au rinçage, ça a été beaucoup plus facile que shikakai tout seul : je pense que c’est l’effet bicarbonate – mousse au chocolat : j’ai bien massé et c’est parti tout seul. J’ai fignolé le tout en appliquant un peu d’après-shampoing Logona aux protéines de blé sur mes longueurs, parce que comme je l’ai dit plus haut, c’est assez sec en ce moment.

Résultats en photo

Le résultat me plaît vraiment : mes cheveux sont doux, volumineux, faciles à démêler, brillants et mes boucles sont bien formées ! Je sens vraiment aussi le côté gainant des poudres, et je sais d’expérience que grâce à une utilisation régulière des poudres indiennes, on peut gagner en masse (j’en parlais dans l’article sur les poudres ayruvédiques) !

Et vous, le shikakai, ça vous botte (ou ça vous fait tousser) ? Vous avez essayé ?

Six étapes pour passer au naturel

Passer au naturel en cosmétique s’accompagne souvent d’une réflexion plus vaste que la seule sphère de la cosmétique, des réflexions que vous pourrez retrouver partout sur la toile. Alimentation, mode de vie, simplicité, mouvement Slow, etc. : chacun à son rythme avance, selon ses besoins et envies !

Une échelle de progression vers votre bien-être

Mais il est souvent compliqué de s’y retrouver au début : il y a tellement d’options, et on ne sait plus où donner de la tête ! Pour peu que l’on souhaite changer ses cosmétiques ET son alimentation en même temps, là, on risque de manger du shikakai et de se mettre du jus d’orange dans les cheveux.

Je me rappelle, lorsque j’ai commencé à changer mes habitudes cosmétiques, je suis passée par plein de stades différents : l’achat de plein de produits en vue de faire de la cosmétique maison, beaucoup plus de soins qu’avant, la cosmétique-cuisine, etc. La vérité, c’est que je n’étais pas encore détachée des modes de consommation conventionnels et que j’ai découvert par la suite le chemin de la simplicité, sur lequel je suis toujours et qui m’en fait découvrir toujours plus !

Car c’est cela qu’il est intéressant de soulever : prendre des habitudes d’hygiène et de soin plus saines et respectueuses pour la planète et pour soi, ce n’est pas simplement remplacer tous ses produits conventionnels par des produits bio et naturels : c’est aussi remettre en question ses modes de consommation et ses habitudes, afin de parvenir à une certaine épuration, fondement de tout changement dans la joie et la bonne humeur : contrecarrons les Shadoks et leur célèbre maxime : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Le truc, c’est que si on ne part pas sur ce genre de base, on risque de se retrouver empêtré-e dans une bonne grosse toile d’araignée : on y perd de l’énergie, de l’argent et du temps ! Et c’est un peu ce qu’il m’est arrivé !

Voici donc une petite liste pour néophyte désirant s’y retrouver ! :)

1) Savoir lire les listes de composition et reconnaître les ingrédients

C’est peut-être la première des choses à laquelle s’intéresser : la liste INCI, la fameuse. Au début, cela peut paraître très compliqué et fastidieux, mais au fur et à mesure, on apprend les bons ingrédients, on développe des astuces, et une bonne mémoire !
Une astuce, c’est de regarder déjà l’ordre des composants dans la liste : si les extraits naturels sont tout à la fin et mangés par des tas de trucs en _cone ou en -xane, laissez tomber : c’est plein de silicones et les extraits naturels n’auront aucun effet, sinon marketing (bonjour le Greenwashing, tu vas bien ?)

Savoir reconnaître les tensioactifs (le ou les agent-s lavant-s dans un shampoing ou gel douche) est une part essentielle de cette connaissance : vous verrez, on retrouve toujours les mêmes dans la cosmétique conventionnelle (Sodium Laureth ou Lauryl Sulfate ou Ammonium Lauryl Sulfate en grosse majorité) : ce sont les meilleurs marchés et ceux qui produisent le plus de mousse (et qui décapent le plus aussi, accessoirement…)

Enfin dernière astuce : plus une liste est longue, plus elle a de chance de contenir des ingrédients pas glop, et moins c’est bon pour vous et pour la planète (car les ingrédients agressifs ou siliconés ne sont pas seulement nocifs pour vous, mais aussi pour la planète, aussi bien dans la production que dans les déchets) ! Donc privilégiez les listes INCI courtes, dans lesquelles vous reconnaissez un maximum de noms : sim-pli-ci-té :) et bien-sûr, vous pourrez vous fier à certains labels.

2) Connaître les marques de confiance, les magasins (physiques ou en ligne) et les labels fiables

Il existe un certain nombre de labels dans le monde de la cosmétique naturelle et bio aujourd’hui, mais tous ne se valent pas, loin de là ! Comme le but de cet article n’est pas de détailler les labels, je vais simplement vous donner ceux en lesquels j’ai toute confiance : Nature&Progrès et BDIH sont mes deux favoris, la quasi-totalité des produits que j’ai sont enregistrés sous l’un de ces deux labels. Je vous renvoie en fin d’article vers le blog de Tinùviel, qui avait fait un gros et très bon travail sur les labels et qui vous permettra d’y voir plus clair !

En ce qui concerne les magasins et les marques de confiance, il faut déjà s’intéresser à leurs produits, à leurs compositions et à leur éthique. Une marque qui ne promeut que des ingrédients rares et chers, qui viennent de loin : passez votre chemin ! C’est du marketing pur jus, et ce n’est pas bon pour la planète. Se détacher des sirènes du marketing, c’est important car ça existe aussi dans le bio et le naturel ! J’en parlais dans cet article de façon détaillée.

Après, tout dépend aussi de votre tolérance par rapport à certains ingrédients : personnellement, je bannis les silicones et tout ce qu’y s’en rapproche de près ou de loin, mais certain-e-s d’entre vous en ont peut-être encore besoin pour démêler leurs cheveux correctement : il ne s’agit pas de se restreindre et de se forcer, car alors c’est comme pour un régime : on finit toujours par rechuter, et encore plus fort ! Faites vraiment les choses à votre rythme, c’est le plus important : il faut que ça ait du sens pour vous.

Trier, vider, remplacer et trouver sa routine !

3) Vider ses placards et se débarrasser des nocifs

L’étape naturelle après ça, c’est le TRI ! Pas évident au premier abord ! Là aussi, faites les choses à votre rythme : si vous détestez le gaspillage plus encore que les produits nocifs, terminez vos bouteilles, vos crèmes, et ensuite rachetez du bon ! Et si vous détestez le gaspillage autant que les produits nocifs, vous pouvez tout à fait recycler une bonne partie de vos produits !
Progressivement, vous aurez moins de produits, mais ciblés et qui vous correspondent vraiment. Et puis rien n’interdit de modifier sa routine régulièrement : selon les saisons, les endroits où vous vivez, votre peau et vos cheveux auront certainement des besoins différents ; le truc, c’est d’éviter au possible la rigidité et de lui préférer l’adaptabilité et la souplesse du félin !

4) Revoir ses habitudes de consommation : tenir un journal par exemple

Au début de ma transition, j’ai tenu un journal personnel sur l’évolution à la fois de mes cheveux, de ma peau, et mon utilisation des produits, mes nouvelles découvertes et tutti quanti. Je l’ai arrêté naturellement depuis, car je n’en avais plus besoin, mais il m’a été d’une grande aide pour constater mon évolution, faire un retour construit sur les produits que j’utilisais et avoir un peu de recul sur tout ça !
Il peut prendre la forme que vous voulez, sur Word, sur internet même : beaucoup de chevelu-e-s et de blogueuses ont commencé comme ça ! Mais ça peut aussi être un cahier, un agenda, si vous aimez le scrapbooking, ou que sais-je encore ! C’est un super outil qui demande peu de temps et dont il serait dommage de se priver.

Revoir ses habitude de consommation ne se fait pas en une seule fois ! Vraiment, je vais me répéter mais faites-le pour vous, à votre rythme. L’échec n’existe pas ! Même quand on teste un produit, que cela ne convient pas du tout : eh bien on en teste un autre, on se nourrit de son expérience, on accumule aussi les connaissances et on avance sur son petit bonhomme de chemin, on s’enrichit au fur et à mesure !
C’est incroyable et ce n’est pas mesurable, ce que ce chemin m’a apporté depuis quatre ans, et m’apporte encore :)

5) Etre progressif et ne rien faire dans la précipitation

Faites attention au greenwashing, au marketing et à la publicité : on sait à quel point cela peut nous faire acheter des choses inutiles, et je parle en connaissance de cause. Pour ça, le journal vous sera très utile, car en plus du recul pris, il vous permettra de faire le point sur ce dont vous avez vraiment besoin et de tester les choses progressivement.

Ne vous laissez pas entraîner par des articles sur internet, même si ce sont des articles provenant de personnes merveilleuses et de confiance absolue sur des blogs par exemple (haha) : c’est vous qui décidez, et ce sont vos cheveux, votre peau, votre corps : pas celui d’un-e autre !
Si vous sentez votre coeur s’accélérer, vos yeux se remplir d’étoiles brillantes et vos mains choper tout ce qui bouge : fermez cette page internet, sortez de ce rayon de magasin, respirez un grand coup et attendez quelques jours, voire une semaine ou deux : généralement, cela suffit pour se rendre compte si l’on avait réellement besoin de quelque chose ou si l’on s’est laissé entraîné par la fée consommation.
En testant les choses les unes après les autres, vous ne risquerez rien, vous ne perdrez rien : mettons que vous voulez arrêter le shampoing : vous testez d’abord le shikakai, qui ne vous convient pas vraiment, même après trois ou quatre utilisations et des préparations différentes. Vous passez au rhassoul, puis au bicarbonate, vous mélangez, vous testez : au lieu d’avoir acheté d’emblée plein de poudres lavantes, un shampoing sec, des tas d’argiles, vous avez trois produits, dont deux aux multiples utilisations !

6) Lire, se renseigner, (se) poser des questions

Voilà, ça, c’est l’ultime étape et elle n’est jamais terminée ! Lire les blogs, les articles, confronter les opinions, les compte-rendus de produits, poser des questions en commentaire, aller sur des forums… Non seulement parfois, cela vous empêchera de faire une bêtise (dans le sens où vous pourriez regretter ou être déçu-e, pas dans le sens dichotomie Bien/Mal-bouh-méchant-pas-bien), mais en plus vous allez vous apercevoir que vous retenez des tas de trucs, que vous y verrez de plus en plus clair ! Et puis ça permet également de faire de belles rencontres, découvrir plein de bonnes idées et de propositions en tout genre.

Toutes ces informations nourrissent la réflexion, permettent l’élargissement du sujet, d’aller plus loin, plus profond, et de préciser à la fois sa pensée et sa volonté, ainsi que ses besoins : se forger une opinion qui nous appartienne vraiment passe par la connaissance, l’information, la curiosité tout simplement !

La connaissance comme un arbre : ramification et enracinement :)

Et puis grâce à la magie des internets, on découvre des choses bien au-delà de ce par quoi on a commencé ! Il y a quatre ans, je voulais simplement me faire un henné naturel…

Alors pour le meilleur, et bonne route ! :)

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Pour aller plus loin
Le point sur les labels bio de Tinùviel
Reconnaître les tensioactifs