Avoir les cheveux très longs : ce que ça change

Avoir les cheveux très longs, c’est un challenge : déjà il faut qu’ils poussent ! Après, se dit-on, l’entretien doit être beaucoup plus fastidieux, et ce que j’entends le plus souvent ? « Mais tu dois mettre des siècles pour les laver ! » … Aah, douce naïveté, le lavage, c’est le moment le plus expéditif !

Alors vu que j’ai atteint au mois de janvier la longueur fatidique des Cent Centimètres, je me suis dit que j’allais fêter ça en vous pondant un petit article (et pas du tout pour me rattraper de n’avoir rien pondu pendant trois mois, Ô lecteurs de peu de foi) (ou de foie, mais là il faut aller consulter – oui, je suis en pleine forme, comme l’attestent ces jeux de mots douteux !), un petit article, disais-je, sur ce que ça fait vraiment d’avoir les cheveux hyper longs.

Allez suivez-moi hihihi ! Pas pu m’en empêcher, pardon ! © Sonnenschein World

Nonobstant que c’était mon rêve de petit n’enfant d’avoir des cheveux de sirène, ça demande quelques astuces, d’avoir les cheveux longs, surtout quand on a tendance à être un peu bordélique comme votre humble servante. Disons que je laisse pousser, je ne leur fais pas trente-six mille soins à la semaine et je ne les mesure plus tous les mois comme j’ai pu le faire la première année et demie de pousse : je suis dans un stade expérimental : jusqu’où pourront-ils pousser ? J’aime le fait d’avoir les cheveux très longs (quand ça dépasse les hanches, ça devient très longs pour moi), ils font partie de moi et je n’en suis pas à quelques centimètres près.

Cependant, si je veux les garder aussi longs et espérer qu’ils s’étirent encore quelque peu sur mon échine, il y a quelques attentions auxquelles je suis forcée, et je vous prie de me croire, si je deviens trop négligeante, ces chers petits se chargent de me rappeler à mes devoirs !

Les coiffures protectrices

J’adore avoir les cheveux détachés, vraiment. J’aime sentir leur poids, j’aime la chaleur qu’ils m’apportent en hiver, j’aime passer mes doigts dedans, les bouger à ma guise, à gauche, à droite, les sentir libres… Mais voilà, je dois aussi me résigner, aussi souvent que possible, à les attacher.
Parce que j’ai des cheveux diaboliques, une tignasse revancharde, belligérante !

Ils prennent de la place, ils se prennent dans les poignées de porte (et globalement à peu près tout ce qui dépasse), ils essayent de capturer des gens ou de voler des sacs à main, ils fouettent les personnes qui auraient l’impudence d’être à moins de 70 centimètres de moi un jour de vent… Bref : ces petites teignes ont besoin d’être matées.

Avec le temps, on apprend quelles coiffures sont les plus adaptées : petite revue des coiffures les plus usitées et facile à faire :

  • Les tresses : de tout type (et je dirai presque de tout poil – ahem), elles sont faciles à faire, pratiques, adaptables à tous les styles, créatives… Leur gros avantage est de lier les cheveux sans tirer dessus (à moins qu’on ne serre comme une brute, ce qui n’est pas mon cas), sans mettre trop de poids à un point précis ! Leur gros désavantage : elles laissent les pointes fragilisées.
  • Les chignons : là, beaucoup va dépendre de la technique utilisée : avec élastique, sans élastique, avec tresses, sans tresse ? Le chignon est la coiffure idéale pour protéger longueurs et pointes, bien cachées dessous. L’astuce : mettre un peu d’huile végétale avec une goutte d’huile essentielle d’ylang-ylang pour que les longueurs et pointes soient nourries en plus d’être protégées. Le problème du chignon est qu’il fait peser un poids sur un point précis du crâne et qu’il faut trouver son style : le chignon bas peut être un peu trop strict, à moins de libérer quelques mèches devant ; le chignon haut ne doit pas être trop serré sous peine de se créer des maux de tête avec le poids de la coiffure… Ce ne sont que des exemples, et le mieux est de trouver la coiffure qui vous convient à vous !
    Pour ma part, j’adore rassembler mes cheveux dans un chignon assez haut perché, sans élastique mais avec des pinces en U : le poids repose en grande partie sur le sommet du crâne, donc ça ne tire pas, les pointes sont protégées et il ne fait pas trop strict.
  • Les coiffures qui laissent tout ou partie de la chevelure libre : queue de cheval, demi-queue tressée ou non, ces coiffures dégage le visage et protège une partie des cheveux et mais ne doivent pas être arborées tous les jours sous peine de voir les mèches les plus exposées s’abîmer (croyez-en une tiffue qui en a fait les frais).

Les coiffures protectrices, y compris la nuit, aident énormément à limiter l’usure des cheveux. J’avais quelque peu laissé tomber pendant plusieurs mois, et je le paye aujourd’hui car mes pointes et longueurs commencent à être assez abîmées. Ayant du mal à me plier à une discipline stricte, j’ai trouvé mon propre rythme pour les attacher : la nuit, c’est systématique (une tresse ou un chignon haut sans élastique), et la journée ça dépend de ce que je fais : si je ne sors pas, je les prends dans ma grande pince et quand je sors, j’avise selon ce que je vais faire !

Un petit medley de coiffures possibles, et relativement simples à faire

Un petit medley de coiffures possibles, et relativement simples à faire

Une note pour les cas spéciaux : eczéma, psoriasis, et alopécie : laissez respirer votre cuir chevelu… Je sais à quel point il est tentant de les attacher pour cacher, mais dès que vous le pouvez, lâchez-les, et sinon, attachez-les lâches : ça évitera de tirer dessus et de fragiliser les racines, et puis ça laissera respirer la peau.

Les coupes

Lecteurs-rices aux cheveux longs : je ne sais pas comment vous gérez la coupe, mais moi, plus très bien, je vous le confesse (je vous glisse ça comme ça, mais qu’est-ce que j’aime ce mot).

Maintenant qu’ils ont atteint une longueur vénérable, je me retrouve bloquée avec mes ciseaux dans la main, à couper des longueurs ridicules.  Résultat : ça doit bien faire un an que je ne les ai pas vraiment coupé (2 centimètres tous les quatre mois ne suffisent pas à les entretenir correctement vue leur vitesse de pousse et l’état de leurs pointes) !

Seulement voilà : couper régulièrement, c’est le gage de garder des pointes en bonne santé, parce que croyez-moi : avoir les fourches qui remontent, c’est sans doute le truc le plus casse-bonbec’ de tout l’univers d’un-e chevelu-e ! Je ne suis plus tellement maniaque avec les fourches, et je laisse mes cheveux pousser un peu comme ils veulent (de sorte que j’aie des fairy-tale ends, j’aime bien), mais vraiment hein, une vraie coupe tous les trois-quatre mois, c’est-à-dire 5 à 6 centimètres (et proportionnellement à la longueur qu’il reste, ce n’est vraiment pas grand-chose), c’est indispensable pour qu’ils continuent à pousser : bah oui, s’ils fourchent, ils cassent et s’ils cassent, ils ne grandissent plus, voire même ils raccourcissent… ! Sans compter que les longueurs s’affinent vraiment et qu’au bout d’un moment, ce n’est plus joli.

Le brûlage

Je reviens rapidement sur cette technique même si je ne l’utilise plus, puisque comme je l’ai insinué au-dessus, mes longueurs s’affinent trop et là, c’est d’une coupe dont mes cheveux ont besoin, pas d’un brûlage.

Cependant cette technique reste géniale en entretien complémentaire sur des cheveux pas trop fragilisés, je dirai une fois par an, c’est suffisant.

Les soins cosmétiques

  • Le shampoing

Je fais attention maintenant à la façon dont je lave mes cheveux : je n’utilise plus de shampoing, même doux, sauf cas exceptionnel. J’utilise les techniques douces, à la fois pour mon cuir chevelu et pour les cheveux : Water-Only, bicarbonate, rinçage au vinaigre de cidre ou au jus de citron, et un savon génial que j’ai trouvé près de chez moi, au romarin et à la bière. J’utilise également la poudre de sidr quand j’ai envie de leur donner beaucoup de volume.

De la même façon, je suis très douce lors du lavage et ne frotte jamais les pointes et longueurs entre elles, mais je les masse doucement si nécessaire ; sinon, je laisse simplement couler le savon lors du rinçage : généralement, ça suffit à les laver sans les fragiliser. Pour le sidr ou le bicarbonate, je fais un masque que je laisse poser entre 10 et 15 minutes puis je rince.

Mon chou du moment : ortie, romarin et bière

Mon chou du moment : ortie, romarin et bière

  • L’après-shampoing et les masques

J’utilise peu d’après-shampoing même si je devrais le faire plus souvent : ça apporte vraiment un plus sur le long terme. J’applique aux doigts, et je laisse poser le temps de faire autre chose.

Pour les masques, j’en fais plus rarement des compliqués : comme vous le savez, j’ai repensé ma façon d’utiliser de la nourriture pour les faire ; je profite du double-emploi du sidr, et des poudres ayurvédiques en général, et je fais quelques bains d’huile que je varie : huile de ricin/huile d’avocat avec de l’HE de bay-saint-thomas et huile d’argan avec de l’HE d’ylang-ylang.

  • Le henné

Le henné m’a, je pense, considérablement aidé à faire en sorte que mes cheveux atteignent cette longueur : c’est un soin extraordinaire ! Alors bien-sûr, exclu pour celleux qui ne veulent pas se colorer les cheveux ou garder leurs bouclettes intactes ! Mais en gainant le cheveu, il apporte un plus incroyable pour toutes les chevelures longues et fragilisées. Cela dit, il m’a vraiment lissé les cheveux (je m’en suis rendue compte en comparant des photos récentes avec celles d’il y a deux-trois ans), donc je vais essayer d’en faire plus rarement, ou juste en racines.

  • Au quotidien

Tous les matins, je les peigne doucement du bas vers le haut (pour ne pas casser les ondulations/boucles, ni les longueurs), et j’applique un mélange d’huile d’argan et d’une goutte d’ylang-ylang : c’est mon soin du moment ! Je le trouve efficace, j’adore l’odeur de cette essence, qui en plus a des vertus anti-dépresseur, non pas que je sois dépressive mais c’est non-négligeable en fin d’hiver ou le matin pour se réveiller en douceur. :)
Sinon je mets un petit peu de crème pour le corps ou pour le visage sur les pointes quand je n’ai pas d’huile sous la main ou pour changer un peu : ça fonctionne très bien !

En fait, le plus difficile et fastidieux quand les cheveux atteignent une certaine longueur, c’est l’entretien quotidien : démêlage (et permettez-moi de vous dire que ce n’est pas une synécure), soins, coiffure : il faut rivaliser d’inventivité pour ne pas arborer tous les jours la même coiffure (et en cela, des sites comme Un Jour, Une Coiffure sont une vraie bénédiction), et maintenir une certaine persévérance, et ne jamais désespérer !

Mais je ne voudrais pas vous dégoûter : le plaisir que je prends à avoir des cheveux aussi longs dépasse de loin les contraintes qu’apporte cette situation ! Le jour où ça ne sera plus le cas, c’est qu’il sera temps de faire une coupe franche et … laissez-moi vous dire que ce n’est pas pour tout de suite ! :)

Le bilan de trois ans de pousse

Partie de 68 centimètres en mars 2013, j’arrive aujourd’hui à 102 centimètres, soit une pousse totale de 34 centimètres en trois ans, soit environ 11 centimètres par an en moyenne (avec toutes les coupes que je ne compte pas dans la pousse, évidemment). Ce qui est tout à fait honorable. Merci petits cheveux !

Ce bilan de pousse arrive un peu par hasard dans l’article, mais ça me paraissait assez naturel, finalement. Je suis assez contente de cette évolution et je constate qu’ils continuent de pousser, malgré le manque de soin de ces derniers mois ! Le problème majeur, c’est que les longueurs se sont vraiment affinées, et je pense que je vais passer les mois qui viennent à rattraper ça avec des coupes régulières, quitte à stagner à 95 centimètres. Je vais aussi essayer d’espacer mes hennés pour pouvoir retrouver mes boucles, mais je pense que le poids joue aussi beaucoup, de même que la pauvre santé de mes pointes ! Affaire à suivre donc…

Juste après la photo, j’ai coupé 8 cm, et je suis en pleine cure de jus de gingembre… Mais je vous en dirai plus lors d’un prochain article ! :)

Et vous les cheveux hyper longs, ça vous tente ? Comment en prenez-vous soin ? Vous avez d’autres astuces ? Et ça représente quoi pour vous, d’avoir des cheveux très longs ? Ou de pas avoir les cheveux très longs justement ?

Des pointes un peu trop affinées à mon goût, mais une belle pousse globale, ils sont solides les p'tits !

Des pointes un peu trop affinées à mon goût, mais une belle pousse globale, ils sont solides les p’tits !

La cuisine cosmétique : pourquoi ça me pose problème

Article édité (12.03.2016) : vous avez été nombreux-ses à donner des astuces supplémentaires pour utiliser dans le respect la nourriture pour un usage cosmétique, j’ai donc édité cet article en rajoutant vos idées (voir en fin d’article), et si besoin, je le modifierai encore :)
Merci !

Lorsque l’on commence à s’intéresser à la cosmétique naturelle, saine pour soi et pour l’environnement, on a un passage inévitable : celui de l’utilisation des produits de la cuisine, comestibles, en masque pour les cheveux ou la peau. J’en ai moi-même fait un article : je n’ai pas l’intention de renier cette pratique, et encore moins de la bannir, mais comme annoncé dans le titre : ça me pose problème. Essayons ensemble de le résoudre aujourd’hui, mes lapins !

Plongeons dans du guacamole…

Si vous lisez ce blog depuis un certain temps, vous savez que j’entretiens un rapport gustatif passionnel avec mon ami l’avocat. C’est bien simple : je l’aime sous toutes ses formes : entier, en petits cubes, en salade, en guacamole… assaisonné ou pas, peu importe : avocat je te déclare (encore) ma flamme.

Attendez, si je prends la peine d’écrire un paragraphe sur mon amour du petit fruit vert, ce n’est pas par pur plaisir, c’est surtout parce que c’est grâce à lui que j’ai entamé ma réflexion sur l’utilisation de produits comestibles pour en faire des cosmétiques. Oui, j’aime tellement l’avocat que pour moi, faire un masque pour les cheveux avec de la purée d’avocat est un crime (oui, la mesure, tout ça). Auquel je n’ai jamais pu me résoudre : vous pensez bien que sinon, j’aurais été tentée de manger mes cheveux, et là, vraiment, non. Du coup, j’ai fini par me dire que si je trouvais ça inconcevable pour un avocat, pourquoi je trouvais ça normal de se mettre des œufs, du yaourt ou du miel sur les cheveux ?

… et nageons dans le cas de conscience (je sais que ce sous-titre va me poursuivre jusque dans la tombe)

Mettant de côté ma classification gustative, je me suis demandée pourquoi on gaspillait – voilà, le mot est lancé – de la nourriture saine pour un usage aussi … futile me disais-je, que faire briller ses tifs, quand il existe tout un tas de produits non comestibles répondant tout aussi bien à cet usage. Ferait-on l’apologie de cette méthode auprès de parents qui ont déjà du mal à nourrir leur-s enfant-s ? Peut-on vraiment soutenir qu’on se fait un masque au miel quand d’autres ont à peine de quoi se procurer suffisamment de nourriture pour le jour d’après et sont réduits, par le fonctionnement du système et son cercle vicieux, à manger de la merde ? Alors que toi t’es là, avec ton miel bio, de manuka si t’as les moyens et que tu veux éclaircir tes cheveux, ou tes avocats, tes bananes bio, à les écraser pour les mettre sur tes cheveux et ensuite, ça passe à la poubelle (ou dans tes conduits d’évacuation ce qui est peu ou prou la même chose)…

Voilà ça, c’est la première réflexion que je me suis sortie : je culpabilisais pas, mais je me suis posée la question en toute honnêteté, face à moi-même. Alors que personne ne culpabilise, mais la question mérite qu’on se la pose, non ?

Utiliser une huile comestible, c’est une chose : on en a besoin de peu pour faire un bain d’huile. Mais, et surtout quand on a les cheveux très longs et/ou très épais, utiliser deux bananes, un avocat, de l’huile d’olive et un yaourt et une cuiller de miel (exemple type d’un masque très riche pour cheveux très secs), et le faire régulièrement, c’en est une autre. Ce n’est qu’un exemple.

Arrêter de gaspiller de la nourriture saine pour un usage cosmétique

Ma décision à moi, et qui n’engage que moi, ça a été d’arrêter d’utiliser de la nourriture saine juste pour mes cheveux, et ça s’est fait assez progressivement en fait. Ça fait pas mal de temps (plusieurs années) que j’ai arrêté : mes cheveux ne s’en portent pas plus mal. Dans le cas des œufs, c’est un peu différent parce que j’ai aussi arrêté d’en manger (à moins qu’ils ne proviennent d’une ferme privée ou de mon propre poulailler quand j’en aurai un). J’utilise toujours des huiles comestibles bien-sûr (argan, avocat, olive) mais pour moi, les huiles sont un cas à part. Alors peut-être que c’est contradictoire mais c’est comme ça.

Ce qui me pose le plus problème c’est l’avocat le cas du miel : oui, le miel c’est en train de devenir rare (du moins en Europe et aux Etats-Unis), c’est une denrée exceptionnelle qui peut soigner, sucrer, qui ne pollue pas et respecte l’environnement (dans le cas d’une culture respectueuse etc., je ne vous refais pas le dessin). Dans le cas d’une acné sévère, je comprends l’usage du miel en masque sur le visage parce que là on est dans le soin véritable ; mais si j’ai pu faire des masques au miel pour mes cheveux, c’est vraiment un truc que je ne referai plus.

J’ai à ma disposition tout un tas de solutions variées et respectueuses de la planète : les huiles, le beurre de karité, les huiles essentielles (bio et ne provenant pas de cultures amazoniennes), l’aloe vera, le mucilage de lin, et la réutilisation de crèmes (pour le visage qui ne me conviennent plus, ou pour le corps, faite en grande quantité), le vinaigre de cidre, les poudres de plantes, sans parler des produits de la cosmétique naturelle, labellisée, respectueuse de l’environnement, dont vous pouvez retrouver ici une sélection rigoureuse de marques pour prendre soin de ses cheveux.

Moi, noyée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Moi, plongée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Alors qu’est-ce que je fais maintenant, vieille branche ?

Je crois que cette réflexion résulte de tout le processus de simplification des soins cosmétiques dans lequel je suis engagée depuis un certain temps maintenant, ainsi que de ma réflexion vis-à-vis de la nourriture (changement de régime alimentaire et autres prises de conscience). Parce que pour moi, aujourd’hui, ce n’est pas « simple » de faire un masque avec de la nourriture : il faut l’acheter, il faut la réduire en purée lisse, il faut la rincer : et pour avoir essayé avec de la banane, SAIGNEUR que c’est casse-ovaires à rincer (en plus du fait que ça consomme beaucoup d’eau) ! Donc non : ce n’est pas simple, ni rapide. Je préfère utiliser un peu d’huile d’argan sur mes pointes, faire un rinçage au vinaigre blanc ou de cidre de temps en temps, pratiquer le low-poo (comme le no-poo sauf qu’on s’autorise à faire rarement un shampoing – avec un savon génial pour ma part), et me baser sur la régularité de la chose.

Ce que j’utilise même si c’est comestible : les huiles végétales, je l’ai dit plus haut, le vinaigre de cidre et parfois le jus de citron, les graines de lin, les flocons d’avoine. Tous pour les mêmes raisons : il en faut très peu à chaque fois et ce ne sont pas des aliments de première nécessité. Et qu’en plus de cela, ces produits peuvent être salvateur dans le cas de certains problèmes de peau et de cuir chevelu (je pense notamment aux flocons d’avoine dans les cas d’eczéma sévère). J’utilise également les noyaux d’avocat, bien-sûr, mais comme ce n’est pas comestible, je n’avais pas jugé utile de le mettre ici : je le signale maintenant car c’est pas mal revenu aussi dans les retours. :)

Je pense qu’on peut continuer à utiliser de la nourriture comme cosmétique, mais il faut trouver des moyens pour moins gaspiller, ou pour faire en sorte que cette utilisation ne s’apparente pas à un gaspillage d’un aliment sain et bon à manger : par exemple, Laetitia du blog Le Corps, La Maison, L’Esprit, a trouvé une astuce géniale que j’utilise depuis : se servir des restes de la chair d’avocat collée à la peau après l’avoir mangé, comme masque pour le visage ! Et je suis sûre que, dans la même veine, on peut trouver d’autres astuces de récup’ pour nourrir nos tifs et notre peau !

Par exemple, comme l’ont fait remarquer de nombreux commentaires : utiliser des fruits qui ne seraient plus mangeables, un avocat ou une banane trop mûrs : pour éviter le gaspillage pour le coup, on peut les utiliser en masque pour des cheveux qui en auraient besoin ! Comme toujours, on revient à beaucoup de bon-sens… :)

Merci par ailleurs pour vos nombreux commentaires, vous avez donné plein de belles idées et je vous le dis pas souvent mais vous êtes des lecteurs en or, voilà c’est fait <3

Je vous invite à partager vos réflexions en commentaire, le débat est ouvert ! :)

Cut by Fred – Le livre

Mes petits lecteurs adorés, on vient de passer une semaine difficile. Non pas que les attentats qui ont eu lieu à Paris soient pires que celui de Beyrouth, ou que les centaines de morts chaque jour en Syrie, en Palestine, au Mali, et partout ailleurs dans le monde. Non, mais là on a touché à quelque chose de viscéral : notre liberté, notre mode de vie. Alors oui, je continuerai à être délicieusement pécheresse, à rire, à boire un verre en terrasse avec des amis, à aller voir des concerts, à Paris et ailleurs. A vivre, tout simplement.
Je ne tiens pas à m’exprimer plus avant sur le sujet, ce n’est pas ma place ni mon rôle, et les mots manquent quand la douleur est si grande. C’est pourquoi je partage aujourd’hui le rayon de soleil que j’ai reçu dans ma boîte aux lettres il y a quelques jours, pour vous apporter plein de couleurs, de sourires et d’amour.
<3

Cutbyfred_Cover

J’imagine que pour beaucoup d’entre vous,  le blog de Cut by Fred n’est pas inconnu : ce coiffeur fou à l’imagination débordante, à la tresse allégresse et aux vidéos pleines de poésie ; et sinon, je ne peux que vous le recommander : si vous cherchez des idées de coiffure, on ne sait plus où donner de la tête !

Mais voilà, Fred a aussi sorti un livre, c’est tout nouveau et tout beau, je n’ai pas pu résister et je l’avais précommandé, parce que chacun de ses articles me colle une patate d’enfer, entraîne une crispation systématique et délicieuse de mes zygomatiques ; tant de beauté, de douceur et de folie, de bonté dans le même ouvrage … c’est irrésistible !

Je viens de parcourir ledit bouquin en long, en large et en travers, et ça a sacrément crépité dans mes orbites ! Une explosion de couleurs, de coiffures de doux-dingues, de sourires.
Le livre se construit comme une suite de tutoriels, avec un modèle différent à chaque coiffure ; et pour chaque modèle, une coiffure qui révèle sa personnalité, qui lui colle à la peau, qui le met parfaitement en valeur. Ces personnes sont heureuses de se faire coiffer par Fred, et le résultat est vraiment très chouette.

Bref, vous l’avez compris, je n’arrive pas à trouver de défaut fondamental à ce bouquin, qui est un immense rayon de soleil qui fait du bien. Si ce n’est qu’il a été fabriqué et imprimé en Chine, et ça Monsieur Albin Michel, c’est un peu du foutage de margoulette… ! Ahem.

Pour continuer néanmoins sur ma lancée, j’ai vraiment aimé la diversité des modèles : du crépu, du lisse baguette, de l’épais, du fin, de l’homme, de la femme, de l’enfant, du jeune, du moins jeune, du court, du long, accessoirisé ou pas, il y en a vraiment pour tous les goûts et tous les cheveux ; Fred a de l’or dans les doigts et déroule son tour de magie sur les trente tutos du bouquin. Alors évidemment, comme le monsieur est un grand amoureux des tresses, il y en a beaucoup, mais moi aussi, je kiffe ça les tresses, alors là, je suis comme qui dirait, comblée.

Un exemple de ce qu'on peut trouver ! J'ai particulièrement flashé sur cette coiffure...

Un exemple de ce qu’on peut trouver ! J’ai particulièrement flashé sur cette coiffure…

Cet objet fait un peu figure d’ovni je trouve, un ovni coloré avec plein d’amour dedans, une inspiration ! D’autant que la plupart des tutos sont tout à fait réalisables, personnalisables…

A vos pinces !

Routine de soins : je n’en ai pas !

Et je m’en porte très bien.

Coelho

Sur la toile, un sujet revient de façon récurrente dans les articles : c’est le concept de la routine de soins. La routine, que ce soit pour les cheveux ou pour la peau, présente quelques avantages : elle permet une régularité et une certaine rigueur, sinon un cadre, aux soins apportés au corps.

Or, la routine, ça n’a jamais été mon truc… !

J’ai commencé à vouloir prendre soin de moi quand j’étais ado : suivant l’exemple des soeurs et mère, du travail des hormones, tout ça tout ça… Mais ça restait toujours dans une certaine simplicité : un après-shampoing, éventuellement une crème pour le visage que je ne mettais pas tous les jours, et un nettoyage au savon. J’y ajoutais des gommages, un peu de maquillage par la suite, donc du lait démaquillant (forcément, hein), et c’était tout. J’avais la chance de n’avoir aucun problème de peau : pas d’acné, pas de sécheresse, une peau normale à mixte, qui ne marque pas… cette quasi-absence de soins me convenait donc parfaitement.
J’essayais bien, parfois, je me fixer des objectifs, comme me faire un gommage par semaine, mais ça finissait toujours dans les oubliettes de mon esprit. Et comme je constatais que je ne m’en portais pas plus mal, je ne voyais aucune raison de changer ça.

En fait, ce qui a tout changé, c’est l’apparition, vers vingt ans, d’un eczéma galopant sur mon visage (sourcils) et mon cuir chevelu. Au début, je me suis dit que ça allait passer tout seul, mais quand j’ai constaté que non seulement ça ne passait pas, mais qu’en plus ça s’aggravait, je me suis bougé le popotin : raz-le-bol de ressembler à une pelure géante !
C’est entre autres par ce biais que je suis tombée dans la marmite de la cosmétique naturelle il y a quelques années. J’ai donc découvert des mots comme « routine », « layering japonais », « lotion », « rinçage », etc… Et non seulement ça m’a plu, mais, associé à l’aromathérapie, ça m’a énormément aidé à calmer mon problème. D’ailleurs, une partie de ce que j’ai découvert à mes débuts me sert toujours, comme le rinçage des cheveux.

Mais dans tout ça, je cherchais toujours ma routine… ! Déjà, je me suis rapidement aperçue qu’on ne pouvait pas avoir la même routine en hiver qu’en été, ainsi que selon les climats. Et c’est d’autant plus vrai quand on souffre d’une maladie de peau saisonnière.
Quant aux cheveux, à cause de phénomène d’accoutumance (la fameuse saturation aux soins), je ne pouvais pas non plus avoir une routine fixe !

Au-delà de ça, je me suis aperçue que tout simplement, le concept de routine ne me correspondait pas. En y réfléchissant il y a quelques jours, je me suis dit « Tiens c’est vrai, je n’ai pas de routine ! »

C’est une façon de fonctionner parmi tant d’autres : je me connais, je sais mes préférences, ce que ma peau et mes cheveux aiment ou n’aiment pas. Après, j’adapte, à la fois à mon rythme de vie et à mon lieu de vie ! Si j’ai pu utiliser la technique du layering japonais, c’est quelque chose que j’ai totalement abandonné : c’est une super technique, très efficace, mais ça ne me correspond pas, et je n’avais pas envie de me plier à une routine de soin juste parce qu’elle est vantée partout.

Si aujourd’hui, je n’ai plus de routine, je n’en ai pas moins des produits qui squattent de façon récurrente mes étagères et trousses de toilettes, comme le beurre de karité, l’huile d’argan ou le vinaigre de cidre… !
Après, j’improvise ! selon mes envies et besoins. J’utilise beaucoup de produits bruts, et j’essaye de recycler au maximum. Par exemple : je mange souvent des avocats, et il reste toujours un peu de chair contre la peau (celle qu’on n’arrive pas à racler avec la petite cuiller, malgré tous les efforts possibles et imaginables). Alors parfois, je me l’étale simplement sur le visage, et PAF, un masque improvisé riche, totalement naturel, très agréable et efficace !

Pour les cheveux, c’est pareil : je n’ai pas de rythme fixe. Je les lave quand ils sont moches (ils ne graissent pas), ou que mon eczéma me démange trop, avec ce dont j’ai envie sur le moment : un shampoing doux, une poudre lavante, un water-only… Et je me remets au rinçage pour calmer mon eczéma. Et c’est la même histoire pour les soins et la coupe !

Ma routine, finalement, c’est le rythme de mon corps et de ses besoins, le rythme de ma flemme (haha), et mon rythme de vie (qui n’est pas des plus réguliers) !
Mes dermatoses saisonnières me poussent à avoir une routine, au moins pour les soins du visage, parce que sans ça c’est la catastrophie, mais j’ai arrêté de vouloir absolument trouver une routine, j’ai compris qu’il y a des personnes auxquelles ça convient parfaitement, et d’autres non.

Cette simplification me plaît, et m’a rapprochée de moi-même. Je ne dis pas que la routine, en soi, c’est nul (enfin, depuis le temps, tu me connais, je suis pas comme ça), mais c’est un concept qu’il ne faut pas hésiter à remettre en question, comme tout ce qui nous entoure en fait. Prendre soin de soi ne doit pas être forcé, donc si on ne se sent pas bien quand on est trop cadré, eh bien ce n’est pas grave :) ! Prendre soin de soi n’a pas qu’une signification cosmétique, loin de là : on peut être à l’aise avec son corps, se sentir beau-belle, de beaucoup de façons différentes : une activité particulière (physique, créative, etc.), du temps pris pour soi… et c’est ça qui est génial !

Et vous alors, la routine, ça vous parle ? Moi ça m’intéresse ! :)