La cuisine cosmétique : pourquoi ça me pose problème

Article édité (12.03.2016) : vous avez été nombreux-ses à donner des astuces supplémentaires pour utiliser dans le respect la nourriture pour un usage cosmétique, j’ai donc édité cet article en rajoutant vos idées (voir en fin d’article), et si besoin, je le modifierai encore :)
Merci !

Lorsque l’on commence à s’intéresser à la cosmétique naturelle, saine pour soi et pour l’environnement, on a un passage inévitable : celui de l’utilisation des produits de la cuisine, comestibles, en masque pour les cheveux ou la peau. J’en ai moi-même fait un article : je n’ai pas l’intention de renier cette pratique, et encore moins de la bannir, mais comme annoncé dans le titre : ça me pose problème. Essayons ensemble de le résoudre aujourd’hui, mes lapins !

Plongeons dans du guacamole…

Si vous lisez ce blog depuis un certain temps, vous savez que j’entretiens un rapport gustatif passionnel avec mon ami l’avocat. C’est bien simple : je l’aime sous toutes ses formes : entier, en petits cubes, en salade, en guacamole… assaisonné ou pas, peu importe : avocat je te déclare (encore) ma flamme.

Attendez, si je prends la peine d’écrire un paragraphe sur mon amour du petit fruit vert, ce n’est pas par pur plaisir, c’est surtout parce que c’est grâce à lui que j’ai entamé ma réflexion sur l’utilisation de produits comestibles pour en faire des cosmétiques. Oui, j’aime tellement l’avocat que pour moi, faire un masque pour les cheveux avec de la purée d’avocat est un crime (oui, la mesure, tout ça). Auquel je n’ai jamais pu me résoudre : vous pensez bien que sinon, j’aurais été tentée de manger mes cheveux, et là, vraiment, non. Du coup, j’ai fini par me dire que si je trouvais ça inconcevable pour un avocat, pourquoi je trouvais ça normal de se mettre des œufs, du yaourt ou du miel sur les cheveux ?

… et nageons dans le cas de conscience (je sais que ce sous-titre va me poursuivre jusque dans la tombe)

Mettant de côté ma classification gustative, je me suis demandée pourquoi on gaspillait – voilà, le mot est lancé – de la nourriture saine pour un usage aussi … futile me disais-je, que faire briller ses tifs, quand il existe tout un tas de produits non comestibles répondant tout aussi bien à cet usage. Ferait-on l’apologie de cette méthode auprès de parents qui ont déjà du mal à nourrir leur-s enfant-s ? Peut-on vraiment soutenir qu’on se fait un masque au miel quand d’autres ont à peine de quoi se procurer suffisamment de nourriture pour le jour d’après et sont réduits, par le fonctionnement du système et son cercle vicieux, à manger de la merde ? Alors que toi t’es là, avec ton miel bio, de manuka si t’as les moyens et que tu veux éclaircir tes cheveux, ou tes avocats, tes bananes bio, à les écraser pour les mettre sur tes cheveux et ensuite, ça passe à la poubelle (ou dans tes conduits d’évacuation ce qui est peu ou prou la même chose)…

Voilà ça, c’est la première réflexion que je me suis sortie : je culpabilisais pas, mais je me suis posée la question en toute honnêteté, face à moi-même. Alors que personne ne culpabilise, mais la question mérite qu’on se la pose, non ?

Utiliser une huile comestible, c’est une chose : on en a besoin de peu pour faire un bain d’huile. Mais, et surtout quand on a les cheveux très longs et/ou très épais, utiliser deux bananes, un avocat, de l’huile d’olive et un yaourt et une cuiller de miel (exemple type d’un masque très riche pour cheveux très secs), et le faire régulièrement, c’en est une autre. Ce n’est qu’un exemple.

Arrêter de gaspiller de la nourriture saine pour un usage cosmétique

Ma décision à moi, et qui n’engage que moi, ça a été d’arrêter d’utiliser de la nourriture saine juste pour mes cheveux, et ça s’est fait assez progressivement en fait. Ça fait pas mal de temps (plusieurs années) que j’ai arrêté : mes cheveux ne s’en portent pas plus mal. Dans le cas des œufs, c’est un peu différent parce que j’ai aussi arrêté d’en manger (à moins qu’ils ne proviennent d’une ferme privée ou de mon propre poulailler quand j’en aurai un). J’utilise toujours des huiles comestibles bien-sûr (argan, avocat, olive) mais pour moi, les huiles sont un cas à part. Alors peut-être que c’est contradictoire mais c’est comme ça.

Ce qui me pose le plus problème c’est l’avocat le cas du miel : oui, le miel c’est en train de devenir rare (du moins en Europe et aux Etats-Unis), c’est une denrée exceptionnelle qui peut soigner, sucrer, qui ne pollue pas et respecte l’environnement (dans le cas d’une culture respectueuse etc., je ne vous refais pas le dessin). Dans le cas d’une acné sévère, je comprends l’usage du miel en masque sur le visage parce que là on est dans le soin véritable ; mais si j’ai pu faire des masques au miel pour mes cheveux, c’est vraiment un truc que je ne referai plus.

J’ai à ma disposition tout un tas de solutions variées et respectueuses de la planète : les huiles, le beurre de karité, les huiles essentielles (bio et ne provenant pas de cultures amazoniennes), l’aloe vera, le mucilage de lin, et la réutilisation de crèmes (pour le visage qui ne me conviennent plus, ou pour le corps, faite en grande quantité), le vinaigre de cidre, les poudres de plantes, sans parler des produits de la cosmétique naturelle, labellisée, respectueuse de l’environnement, dont vous pouvez retrouver ici une sélection rigoureuse de marques pour prendre soin de ses cheveux.

Moi, noyée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Moi, plongée dans mon cas de conscience (et aussi dans mon humour DEBORDANT)

Alors qu’est-ce que je fais maintenant, vieille branche ?

Je crois que cette réflexion résulte de tout le processus de simplification des soins cosmétiques dans lequel je suis engagée depuis un certain temps maintenant, ainsi que de ma réflexion vis-à-vis de la nourriture (changement de régime alimentaire et autres prises de conscience). Parce que pour moi, aujourd’hui, ce n’est pas « simple » de faire un masque avec de la nourriture : il faut l’acheter, il faut la réduire en purée lisse, il faut la rincer : et pour avoir essayé avec de la banane, SAIGNEUR que c’est casse-ovaires à rincer (en plus du fait que ça consomme beaucoup d’eau) ! Donc non : ce n’est pas simple, ni rapide. Je préfère utiliser un peu d’huile d’argan sur mes pointes, faire un rinçage au vinaigre blanc ou de cidre de temps en temps, pratiquer le low-poo (comme le no-poo sauf qu’on s’autorise à faire rarement un shampoing – avec un savon génial pour ma part), et me baser sur la régularité de la chose.

Ce que j’utilise même si c’est comestible : les huiles végétales, je l’ai dit plus haut, le vinaigre de cidre et parfois le jus de citron, les graines de lin, les flocons d’avoine. Tous pour les mêmes raisons : il en faut très peu à chaque fois et ce ne sont pas des aliments de première nécessité. Et qu’en plus de cela, ces produits peuvent être salvateur dans le cas de certains problèmes de peau et de cuir chevelu (je pense notamment aux flocons d’avoine dans les cas d’eczéma sévère). J’utilise également les noyaux d’avocat, bien-sûr, mais comme ce n’est pas comestible, je n’avais pas jugé utile de le mettre ici : je le signale maintenant car c’est pas mal revenu aussi dans les retours. :)

Je pense qu’on peut continuer à utiliser de la nourriture comme cosmétique, mais il faut trouver des moyens pour moins gaspiller, ou pour faire en sorte que cette utilisation ne s’apparente pas à un gaspillage d’un aliment sain et bon à manger : par exemple, Laetitia du blog Le Corps, La Maison, L’Esprit, a trouvé une astuce géniale que j’utilise depuis : se servir des restes de la chair d’avocat collée à la peau après l’avoir mangé, comme masque pour le visage ! Et je suis sûre que, dans la même veine, on peut trouver d’autres astuces de récup’ pour nourrir nos tifs et notre peau !

Par exemple, comme l’ont fait remarquer de nombreux commentaires : utiliser des fruits qui ne seraient plus mangeables, un avocat ou une banane trop mûrs : pour éviter le gaspillage pour le coup, on peut les utiliser en masque pour des cheveux qui en auraient besoin ! Comme toujours, on revient à beaucoup de bon-sens… :)

Merci par ailleurs pour vos nombreux commentaires, vous avez donné plein de belles idées et je vous le dis pas souvent mais vous êtes des lecteurs en or, voilà c’est fait <3

Je vous invite à partager vos réflexions en commentaire, le débat est ouvert ! :)

26 réflexions sur “La cuisine cosmétique : pourquoi ça me pose problème

  1. C’est vraiment un article intéressant que tu viens de nous faire ! J’avais fait une fois un masque au miel et puis j’ai arrêté pour les mêmes raisons, je sais que le miel coûte cher et qu’il devient assez rare alors j’ai trouvé ça vraiment égoïste de le mettre sur mes cheveux. C’est donc marrant de voir que quelqu’un aussi partage cet avis (mais de manière beaucoup plus poussée ahah)
    Par contre pour ce qui est oeuf ça me « dérange » beaucoup moins puisque je fais des masques très rarement alors j’y pense pas forcément :/
    Quant aux fruits je préfère les manger de base, je n’ai jamais essayé d’en mettre sur mes cheveux ^^

    • Merci beaucoup :)
      Oui après chacun ses sensibilités, pour l’oeuf ça me choque pas, mais comme je l’explique dans l’article, je n’en mange plus non plus, donc en fait j’ai globalement arrêté d’en utiliser ^_^ mais c’est une autre histoire !

  2. il m’ arrive d’ utiliser du jaune d’ oeuf ( de préférence proche de la dluo), de préconiser des bananes un peu trop mures, de la farine de pois chiches ( 2 à 3 cuillères à soupe), du yaourt par 1 cuillère à café ( manger le reste du pot) et des flocons d’ avoine ( tant pis pour les montures!)
    sauf pour éclaircir les cheveux, j’ ai remplacé le miel par du sucre de betterave
    dans le guacamole, je n’ utilise guère en cosmétique que le noyau
    et si je fais les crèmes à l’ huile d’ olive, c’ est faute de trouver de celle de tournesol oleique ( ça risque de changer prochainement…)
    mais je reconnais volontiers que nous avons quelques consoeurs pousse au crime avec la nourriture ( bio exigé en prime)

    • Merci chamane pour ton commentaire :)
      Mon article n’a pas du tout pour but de culpabiliser les utilisations des produits alimentaires en cosmétique, tant que c’est raisonné et justifié, et merci pour tes astuces :) !

  3. Je me suis aussi posée la question lorsque quelques personnes que j’ai rencontré au cours de mes aventures se sont écriées : « mais tu gâches de la nourriture ?! »
    Et je n’avais pas vraiment réfléchis à cela pour une raison toute bête : je mange en même temps ce que j’utilise pour mes soins en fait^^. A part bien sûr le beurre de karité, le bicarbonate, la cire d’abeille et le savon saponifié à froid. Et pour le reste, je n’achète jamais sans avoir une idée de recette de cuisine derrière.

    Par exemple :
    – L’avoine, je me fais un porridge le matin ou le soir quand j’en ai envie et je pense à pendre une cuillère pour mon visage ou pour me faire un lait végétal à ce moment là.
    – l’avocat, c’est quand il est en train de pourrir dans le frigo et que je ne veux pas le jeter (j’utilise en effet souvent qu’un demi avocat dans mes sandwiches). Ou qu’on me le donne trop mure.
    – Pareil pour le kiwi que je prélève une petite quantité quand j’en mange.
    – L’huile de coco (dentifrice) ou de l’huile d’olive, c’est celui de ma cuisine sur le moment. Je n’achèterai pas d’huile de coco juste pour faire mon dentifrice par exemple, j’utiliserai un bio pas cher ou du savon saponifié.
    – Le yaourt nature c’est pareil, c’est parce que j’en mange (remplace la crème fraîche qui n’existe pratiquement pas en NZ) que j’en ai dans le frigo.
    – Le sirop ou le miel, j’utilise quelques gouttes ou un tiers de cuillère à café pour deux semaines dans un petit flacon d’eau. Le reste c’est pour manger ou mes tisanes.
    – Le thé vert ou la camomille, c’est le sachet détrempé que je récupère
    – Les oeufs c’est quand j’en vois traîner depuis trop longtemps dans la cuisine (j’ai peur de tomber malade^^) ou que je vis dans une ferme avec poulailler…

    Du coup je ne me suis jamais sentie coupable. Sauf la fois où j’ai fait un article pour le miel dans les cheveux. C’était pas malin car si le miel est en abondance et bon marché en Australie (les abeilles vont bien là-bas), ce n’est pas du tout le cas en Europe et autres. J’ai donc stoppé très vite mes essais (j’ai du faire ça que 3 ou 4 fois du coup et pour tout) et j’en utilise jamais plus d’une demi cuillère à café dans un soin et pas plus d’une fois par semaine.

    Et puis j’ai un peu honte de dire ça mais je ne mange pas d’avocats, de kiwis ou de bananes bio… Comme ils viennent de mon coin, je sais comment ils sont cultivés et ils utilisent peu de pesticides car ils n’y a pas trop de problème pour la pousse. Et ça se sent au niveau du goût, ils sont vraiment différents de ceux trouvables en France. :) Et j’ai arrêté de manger des pommes ou poires du commerce, elles sont immondes :D. Et je travaille dans un lieu où les gens nous offrent parfois leurs fruits du jardin, j’en profites !

    • Ouh la, je sais pas ce que WP m’a fait mais je viens juste de voir ton commentaire !
      Merci pour toutes ces astuces ! En effet, je trouve ça beaucoup plus logique de combiner bouffe et cosmétique, d’utiliser les restes ou une petite portion ! Merci pour les astuces d’ailleurs, notamment pour les avocats trop mûrs et inmangeables, je saurai quoi en faire maintenant (je ne pensais pas qu’on pouvait quand-même les utiliser en cosmétique) (même s’il est rare que je laisse des avocats trop mûrir chez moi… ^_^) !

      Pour le bio, il ne faut pas avoir honte !! C’est beaucoup de marketing aussi… je pense que local c’est bien plus important que bio, surtout quand comme par chez toi, on peut trouver du local cultivé de façon respectueuse de la planète ! Pour moi, c’est même l’idéal, à dire vrai, je m’en tamponne un peu du label :p c’est un outil, parmi d’autres. Donc tu as bien de la chance et profiiiite ! :)

  4. Merci pour cet article qui éclaire beaucoup!
    Je comprends ton propos.
    Même si j’utilise des produits alimentaires pour des cosmétiques, je n’achète pas exprès pour en faire des cosmétiques.
    Le juste milieu que j’ai trouvé c’est. d’utilité quand j’ai besoin des produits  » en fin de vie »:
    Un reste de carottes râpées pour un masque, une carotte abimée, finie en macérât.
    Je ne mange pas souvent des avocats, donc je n’achète pas plus pour les cosmétiques, si je devais le faire ça serait avec les noyaux, comme le décrit Le corps, la maison, l’esprit; ou bien s’il arrive en fin de vie.
    Pour le miels, il me sert en premier, en alimant, en sucrant, pour des remèdes santé, je me sert seulement dé la fin d’un pot si jamais j’ai besoin.
    Pour les huiles végétales, je les prends en rayons alimentaires, mais pas seulement pour les cosmétiques, pour la cuisine, des huiles multi usages, qui correspondent à ma peau et mes besoins .Du moment que le produit me sert déjà en alimentaire, j’ai moins de scrupule.
    De plus, le fait d’utiliser en fin de vie, je me dis que ça vaut mieux que de jeter, c’est aussi dans une logique anti gaspi.
    Bref, pour résumer, je pense qu’acheter uniquement à des fins cosmétiques, c’est quelque part du gaspillage, et qu’il y a des gens qui mangent pas à leur faim.

  5. Article très intéressant :)

    Je ne partage pas ton avis cela dit.
    J’utilise hebdomadairement un avocat et une cuillerée de miel sur mes cheveux … Mais cela ne me choque pas du tout : en général je prends un avocat proche de l’immangeable (pas noir, mais pas bon forcément au goût non plus) et le miel … Et bien sincèrement, ça ne me choque pas d’en mettre une cuillerée.
    Auparavant, je mangeais une cuillerée à café de miel dans mon thé, chaque matin. J’ai arrêté il y a plusieurs années donc je me dis que, relativement parlant, mon bilan est malgré tout plutôt positif.

    Pour les oeufs et produits laitiers (yaourt ou crème fraîche), je suis partagée. Je suis végétalienne depuis deux ans et n’en mets jamais sur ma tête (par cohérence … Et oui je continue de consommer du miel malgré mon végétalisme !). Je trouverais cela étrange de me permettre de me foutre de la crème sur les cheveux alors que je refuse de l’ingérer.
    Pourtant, chez les omni’, je ne trouve pas ce fait choquant : entre nourrir l’intérieur ou nourrir l’extérieur, j’admets que je ne vois pas de grande différence.

    Parce que soyons sincère : on ne mange pas franchement pour vivre à notre époque, mais bien pour se faire plaisir en général. Est-ce que manger x avocats par semaine ou consommer x portions de légumineuses est vraiment nécessaire ? Est-ce que je ne le fais pas parfois par plaisir ? Si ! A partir de ce constat, je ne vois pas de souci à faire la même chose pour l’apparence.
    Surtout que j’ai toujours en tête que depuis l’arrêt des produits conventionnels et mon passage au végétalisme, j’ai sacrément réduit mon impact environnemental. Alors oui, ça fait un peu « Je bats mon chien mais je travaille à la SPA alors zut ! » mais prendre soin de mes cheveux n’a jamais été aussi agréable que lorsque j’applique des ingrédients simples sur eux. Toutes les protéines de soie ou vitamines bidule chouette n’ont pas le même effet. Tout comme les bains d’huile …

    En conclusion, je pense que cette consommation de cuisine cosmétique est à mettre en relation avec nos convictions profondes mais également en fonction de notre mode de vie … Pour ma part, je m’autorise cela puisque je vois principalement des avantages (facilité d’approvisionnement, prix, plaisir d’utiliser, résultats ….) ! Mais rien ne dit que d’ici quelques mois je change de point de vue :)

    • Merci pour ton commentaire et ton témoignage :)

      En fait, tu apportes une nuance très intéressante : l’idée de récupérer ce qu’on ne peut pas manger (comme un avocat trop mûr) ! Je précise bien dans l’article que je n’ai pas l’intention ni de juger les pratiques des autres et encore moins de les culpabiliser :)
      De mon point de vue, la nourriture interne est la plus importante : parce que on aura beau faire très attention à sa « nourriture externe » et prendre soin de sa peau et de ses cheveux, si on mange mal (quantité/qualité/autres), eh bien cela se verra de toute façon. Donc se nourrir correctement est bel et bien la première étape d’une bonne santé physique et mentale. Je fais également une différence entre prendre du plaisir à manger (capital pour moi), et manger uniquement pour le plaisir : il me semble que peu importe l’époque, on est obligé manger pour vivre, et si c’est un plaisir alors tant mieux ! Mais tu peux prendre autant de plaisir en mangeant un bol de riz blanc qu’en mangeant un plat plus raffiné et complexe : c’est une question d’état d’esprit :)
      En te lisant, je n’ai pas l’impression que nous ayons des points de vue radicalement différent ^_^ sur la majorité des idées : la notion d’harmonie avec soi-même est capitale, et c’est d’elle que va découler une grande part du reste : santé, énergie, etc. :)

      • Ah mais tout à fait, nous n’avons pas de point de vue très différents, et c’est bien pour cela que j’adore ton blog ahah !
        En effet, la santé mentale passe par la nourriture, c’est évident ! :) j’ai été anorexique et je suis bien heureuse désormais de trouver du plaisir dans la nourriture.
        Certes, si on se nourrit bien, nos cheveux seront naturellement plutôt sympa à regarder. N’empêche que j’ai beau avoir une alimentation et une hygiène de vie quasi exemplaire, je n’ai jamais les tiff qui brillent de mille feux sauf après un masque à l’avocat ^^

        Par rapport à mon passage sur la nécessité de manger pour vivre, j’entendais surtout qu’actuellement, dans nos pays développé, on mangeait rarement pile poil ce qu’il faut pour ne pas tomber dans les pommes ! Donc on mange un peu plus que par nécessité :)

        Et 100% de ton avis lorsque tu parles d’harmonie ! C’est une notion très importante à une époque où le profit fait office de fil rouge. Quoique je suis très optimiste sur notre génération, quand je vois des blogs tels que le tien ou les initiatives que tous les jeunes autour de moi prennent =)

      • Merci beaucoup pour ton retour :) (et les compliments *_*)

        En effet, nous ne sommes pas tous égaux face à la nature, et quand certains n’auront rien besoin de faire pour avoir les cheveux très brillants, d’autres devront redoubler d’efforts, mais c’est l’jeu ma pauvre Lucette :p

        Ah je comprends mieux le « passage Obélix » (haha) : on mange effectivement plus que ce dont on aurait besoin, bien souvent ! Après tout dépend de la démarche, là encore certain-e-s appliquent des principes de minimalisme et d’éthique, et ça c’est propre à chacun :) (et c’est un autre sujet) !

  6. Article très intéressant, et qui suit pas mal de mes convictions.

    Mention spéciale pour le miel, qui demande des efforts aux abeilles, et qui, à la base, est d’abord produit pour les nourrir. Personnellement j’en mange, mais je me fournis uniquement auprès de petits producteurs éthiques qui en laissent suffisamment à leurs ruches. Alors en mettre dans mes cheveux, j’avoue que cela me pose problème. Surtout quand le sucre en poudre fait très bien l’office d’hydratant. L’effet de mode joue hélas aussi beaucoup.

    Pour les fruits et légumes, c’est un peu différent, surtout s’il s’agit d’un produit local, présent en abondance et facilement trouvable : la notion de « gâchis » est tout de même moindre, je trouve.
    En revanche, un agrume, un avocat ou une banane fait tellement de route pour arriver jusqu’à moi que l’employer autrement qu’en le mangeant me pose un petit cas de conscience, hormis bien sûr s’il s’agit de recycler (peau de bananes et d’agrumes séchées, noyaux d’avocats, produit presque périmé, etc.). Sachant tout de même qu’employer un fruit comme la banane reste plus « raisonnable » selon moi que d’acheter un masque à la poudre de banane, contenu dans du plastique , ajouté à des produits fortement transformés ou obtenus chimiquement (même issus de la chimie verte).

    Autre option intéressante : la cueillette ! Une balade? Hop, on cueille quelques orties, de la camomille, de la prêle des champs, ça ne manque à personne, aucun problème.

    La recherche de la plus grande simplicité me semble effectivement la plus grande des sagesses. Consommer ce qu’il faut, pas plus : on en revient toujours à la même conclusion. :)

    • Salut Zorglub !
      Je te rejoins sur pas mal de points en effet : la cueillette, et le fait d’agir avec bon-sens tout simplement :)
      Merci pour ton commentaire et ton témoignage plein de bonnes idées, as usual :p

  7. Je rebondis encore (sorry, suis bavarde ce soir ^^) !
    Oui pour la cueillette, je n’y avais pas pensé ! Avec mon frère, nous avons tenté le miel de pissenlit le printemps dernier, c’était super sympa à faire mais pas spécialement conforme à nos attentes. Mais je n’avais pensé à l’utiliser sur mes tiff, en voilà une idée qu’elle est bonne :D

    [Et pour le minimaliste, tu as parfaitement raison, c’est un autre débat mais c’est une tendance très intéressante et essentielle à mon avis pour notre futur !]

  8. Bonjour,

    Je te remercie pour cet article. Avant de « tomber » dans le naturel au quotidien, en tant qu’étudiante je recherchais des alternatives bon marché aux produits cosmétiques traditionnels et onéreux. Je m’étais également faite cette remarque. Pourquoi gaspiller de la nourriture que j’aurai pu manger ? Et dans quel but (aspect important mais un peu futile quand même).
    Aujourd’hui j’ai grandi, et je fais comme beaucoup, une cuillère de yaourt pour mon visage et le reste dans mon ventre. Même si mon fils de 3 ans me dit qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture lol !Le tout est je pense, une question de mesure, comme pour tout !

  9. Article super intéressant merci d’avoir partagé ce point de vue, je ne l’avais pas vu comme ça ^^ je pense que ça dépends de chacun et de comment on exploite sa propre expérience :).

    Pour ma part, par exemple je n’achète plus de produits cosmétiques (à cause d’allergies, de problème d’eczéma, de troubles hormonaux à cause des produits trop chimiques), du coup j’ai décidé par passion personnelle et professionnelle de faire tout moi-même et de m’orienter vers les soins que nous prodigue Mère Gaya ^^ (des huiles, des macérat, des soins aux produits frais etc..).
    J’utilise les produits frais une fois par mois car régulièrement ça ne sert à rien (en effet là on tomberai dans le réel gaspillage).
    Si on utilise des produits frais, les propriétés s’imprègnent et nourrissent longtemps notre chevelure, donc l’apport mensuel protéiné sur le cheveu suffit une fois par mois.

    Par contre quand l’hiver est là (les cheveux sont plus fragiles) je fais alors une cure, donc un soin une fois/semaines pendant un mois. Même si j’aime les fruits et les légumes je suis justement fière d’utiliser les bienfaits de mère nature de façon primitive et consciencieuse comme l’Homme l’a toujours fait instinctivement :)! Je vivrais en autarcie sur une île ça serait justement le bonheur, cultiver, se soigner, se nourrir avec les mêmes produits (dans mon sens j’y vois justement une certaine économie/écologique) :)!

    Maintenant ça dépends, pour ma part c’est facile d’avoir des arguments divergent et d’être pour l’utilisation de ce qu’on peut manger sur mes cheveux étant frisées, pour les métisses et les africaines, les soins hyper-protéiné à la mangue, à la banane et à l’avocat frais en plus du karité et la coco (produits locaux de chez nous) sont très utiles sur nos cheveux.

    Cela est inscrit dans l’ADN de chaque individu (il y a des choses sur lesquelles le phénotype n’aura pas d’impact sur nous, il faudra aller à la source de nos origines), ce que l’on est, et donc, ce dont on a besoin doit venir de notre terre natale, les bienfaits seront plus efficace et radical !

    D’ailleurs dès que je pars en Afrique mes cheveux sont toujours en meilleur santé (par l’eau, l’alimentation local qui me convient mieux, le climat, le soleil, les fruits et légumes…) alors que dans le nord c’est la cata du coup je dois « créer » mon micro climat dans la cosmétique, car aucun produit occidentale déjà fait ne m’a jamais convenu sur le long terme vu qu’il sont la plupart testé pour des cheveux de type caucasien, c’est normal (mais ça change de plus en plus grâce aux mélanges culturels du 21é siècle :)!

    Depuis que je fais les soins mensuels sur mes cheveux, et que j’ai banni tout shampoing chimique, ils ont gagné 8 cm en 5 mois et continuent de pousser vite et en super santé :) ! Du coup depuis que j’ai été régulière sur ces soins, je fais moins de masque « cosmétible » car mes cheveux se sont auto-régulés et du coup les HV, les macérats, les crèmes hydratantes suffisent à leur bien-être. Et si exceptions ils cassent ou ternissent (pour divers facteurs environnementaux) je refais une petite cure..

    Au final je ne gaspille pas tant que ça, j’ai appris à utiliser les bonnes quantité mais surtout mon impact écologique sur l’environnement et ma santé en bannissant les autres produits vaut largement le détour d’être récompensé en utilisant les pouvoirs de la nature ^^ !

    Enfin pas de mauvaises interprétations sur ce que je viens de dire ^^ tout le monde peut utiliser ces soins bien-sur sans être afro (il y a des fruits et légumes qui sont adaptés à tout type de cheveux).

    Je suis d’accord avec toi que si c’est par coquetterie de faire comme tout le monde (parfois la mode influence beaucoup les habitudes des personnes sans que l’on se pose les bonnes questions: est-ce que j’ai besoin de faire ce soin ?) c’est bof il faut faire les choses intelligemment selon nos besoins propres sinon c’est du gaspillage mais encore une fois chacun est libre et chacun aura aussi un jour un déclic pour changer et s’améliorer ainsi va la vie :) !

    Plein de bisous à ceux qui ont eu le courage de tout lire hihi ^^ et good vibration <3 Peace !

  10. Je précise aussi que j’utilise les fruits et légumes quand ils ont bien mûri, je récupère tout, les noyaux pour faire des macérats qui deviennent des beurres par exemple c’est hyper rentable du coup, mais voila c’est aussi un choix de vie, car ça prends du temps et demande de la patience :) !

    • Waow, merci beaucoup d’avoir pris le temps de laisser ton témoignage ici :)

      C’est très intéressant ce que tu dis à propos de l’environnement et de l’influence qu’il a sur nous : je suis assez d’accord avec toi, finalement c’est assez logique : une Islandaise n’aura pas le même type de cheveux qu’une Malienne, et les soins à disposition dans leur région d’origine respective ne seront pas les mêmes, et seront adaptés naturellement à ces types de cheveux/peaux, etc.
      Si on va plus loin, on comprend pourquoi c’est important de manger local (et ce quel que soit ce « local » par rapport à l’origine, pour le coup) : si on vit dans un endroit, on sera d’autant mieux nourri par les produits qui ont poussé sur cette terre-là, question d’énergétique :)

      C’est très positif tout ça, et en plus tu as pu récupérer une belle matière et avoir une belle pousse, c’est super ! Le truc d’utiliser des fruits trop mûrs pour être mangés revient souvent dans les commentaires, et il est vrai que je n’y avais jamais pensé, haha (il faut dire que chez moi, un avocat n’a pas le temps de moisir ^_^) ! Je pense que je vais le rajouter à l’article car c’est une superbe idée pour profiter des bienfaits des fruits en évitant le gaspillage ! Finalement, on y revient toujours : beaucoup de bon-sens et d’écoute de son corps…

      Merci encore pour ton partage et ta gentillesse, ça fait toujours plaisir de lire des commentaires comme les tiens ! :)

      • Oh tu es adorable, ça m’a fait plaisir de t’apporter de ma lumière, je suis super contente de ton retour aussi, ça me fait chaud au coeur :) !!
        J’aime beaucoup comment tu as abordé le local ^^ !
        Au plaisir de partager d’autres choses avec toi :) !
        Gros bisous et bonne journée ensoleillée de chez moi en espérant que chez toi aussi hihi ^^

  11. Je ne suis pas très fan non plus, d’utiliser de l’alimentaire pour des soins, mais quand je le fais, je ne culpabilise pas parce que je préfère utiliser ça que des produits traditionnels qui s’avèrent polluants.
    Et puis, si on part par là, on pourrait aussi culpabiliser de tirer la chasse avec de l’eau potable quand d’autres n’ont pas accès à l’eau…
    Difficile donc d’être toujours en accord à 100% avec ses convictions !

    • Bien-sûr, cet article n’a absolument pas pour but de culpabiliser qui que ce soit, d’ailleurs c’est précisé dedans :p
      L’idée est de poser une réflexion, de pouvoir discuter, d’échanger sur ses pratiques, ses astuces, au quotidien. Et il n’a jamais été question d’utiliser des produits de la cosmétique conventionnelle, ce ne serait pas très raccord avec ma ligne édito, huhu !
      Ta réflexion soulève bien des problèmes, pour moi l’idée n’est pas de se tirer dans les pattes en jouant sur la culpabilité, mais que chacun fasse au mieux et en conscience, à son rythme :)

      Belle soirée à toi !

  12. C’est un sujet dont on ne parle pas forcément beaucoup, mais auquel je t’avoue être très sensible. Il m’a toujours paru curieux d’utiliser une banane ou un avocat bons à manger pour mes cheveux, pour qu’ils finissent ensuite rincés, dans la bonde, n’ayant profité à personne. Surtout en sachant que de beaux cheveux s’entretiennent aussi de l’intérieur, par l’alimentation ! Alors, entre manger un avocat et l’étaler sur ma tignasse, le choix est vite fait…

    Après, ponctuellement, je ne suis pas contre utiliser du miel, vu qu’on en utilise en toutes petites quantités… Enfin, tout est question de parcimonie !

    Et pareil que toi, je préfère les recettes simples qui utilisent un minimum d’ingrédients.

    Décidément, j’aime bien ton blog, je vais l’explorer :-)

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