Biologique, écologique, naturel, durable : le point

Eh tu viens, on cause ?

Eh tu viens, on cause ?

J’aimerais bien vous parler sémantique aujourd’hui. Pas très sexy, hein ? Moi j’aime bien la sémantique, le sens des mots, définir, préciser, ôter, ajouter ; tracer des lignes et puis y faire des trous : c’est comme ça qu’une langue évolue, qu’on peut se comprendre. Rien n’est figé, et c’est pour ça que je voudrais concevoir cet article comme une réflexion ouverte, dans laquelle chacun-e est le-a bienvenu-e pour participer dans les commentaires. N’hésitez pas, apportez votre goutte, votre flaque, votre lac :)

Depuis un peu plus d’un an, j’essaye de suivre une ligne éditoriale simple : écologie, naturel, biologique, développement durable, alternatif, simplicité, etc. ; sans pour autant me relier à aucun mouvement existant – non pas qu’ils ne soient pas valables, au contraire – mais c’est une question de fonctionnement : j’aime bien ma petite indépendance et pouvoir vaquer comme bon me semble.

On le sait, nous sommes dans une période de grand changement : les initiatives se font tous les jours plus nombreuses, que ce soit pour les droits humains, pour des méthodes alternatives, pour les droits animaux, pour le système D, pour l’écologie, pour la planète… on voit s’ériger partout, comme des petits brins d’herbe printanière, des individus, des mouvements, qui veulent changer le monde. Puisque de toute évidence, ce système s’effondre et n’a plus ni de raison d’être, ni de raison que l’on croie encore en lui, toute une génération (et même les autres :)) est en train de se lever et d’emmener un peu tout le monde avec elle – ou du moins elle essaye.

Bref, je tergiverse mais j’en viens à mon point : comment redéfinir des termes aussi vastes et galvaudés que « biologique », « écologie », « naturel », « durable » ? Comment être sûr que les autres l’emploient comme vous l’entendez ?
Enfin, ça me vient comme ça mais j’aimerais aborder une autre question dans cet article : celle de l’effet de mode, mais ça découle aussi du sens que l’on donne à nos mots.

"Le monde entier est un cactus" disait ce bon vieux Jacques, mais ça peut être carrément chouette un cactus !

« Le monde entier est un cactus » chantait ce bon vieux Jacques, mais ça peut être carrément chouette un cactus !

L’agriculture : conventionnelle, bio, permaculture ?

On connaît les problèmes de l’agriculture conventionnelle, et ils sont en train d’être démontrés scientifiquement (puisqu’apparemment, il faut des études pour prouver qu’un produit qui tue des insectes n’est pas forcément super bon pour la santé des humanoïdes qui l’ingère…) : pesticides, insecticides, appauvrissement de la terre, pollution des eaux, génération de maladies (cancers, entre autres) et de troubles hormonaux (des petites filles qui sont réglées et formées à 8 ans, et ça me donne un peu envie de jurer), élevages hors-sol, appauvrissement de la nourriture (qui ne contient plus beaucoup de nutriments), et j’en passe. Mais le bio est-il mieux ?

Je vais vous renvoyer vers un article que j’ai lu il y a quelques semaines et qui m’a clairement donné à réfléchir ; il n’est pas arrivé par hasard, évidemment : en pleine réflexion sur la permaculture et le locavorisme, je tombe sur ça : Comment les produits bio sont tombés aux mains des multinationales, autrement dit une analyse assez poussée de ce qui est vendu dans les magasins bio (on parle bien d’entreprises, pas de marques, puisqu’une entreprise regroupe pas mal de marques). L’eau à mon moulin fut donc apportée. Et la réflexion s’approfondit.

C’est là qu’on arrive à la permaculture : ce système de culture alternatif, holistique, adapté à la terre et à l’humain. Qui peut prendre autant de forme qu’il y a de biodiversités et de terrains ; n’ayant pas encore lu suffisamment à mon goût pour vous faire une synthèse claire de ce qu’est la permaculture, je vais m’en tenir à une réflexion personnelle, mais je vous invite à consulter la page Wikipédia qui est assez fournie (et à lire des articles, le magazine Kaizen notamment regorge de bons articles à ce sujet) !
Là, on rentre dans un système qui n’est plus simplement un label, une marque, mais tout un mode de vie, où chaque être prend sa part et agit. Un retour à la terre, au sens propre du terme : les mains dedans, et la tête dans les bouquins, parce que ce n’est pas simple de revenir à des méthodes oubliées depuis des décennies, tant de choses à réinventer ! Du coup, il y a pas mal de personnes très motivées qui en ont fait leur mode de vie : il y a des tas de façons de participer, faire des saisons, du volontariat : on apprend et on file un coup de main, et on revient à la base de l’humain : la terre ; cultiver son jardin, comme dirait l’autre.

Voilà, un peu comme ça :)

En France, la permaculture n’est pas accessible à tous parce qu’elle est en train de se développer, mais rien n’est impossible, et ça m’amène à mon point suivant : le local. Là on touche à quelque chose encore de bien particulier et que j’aimerais amener en douceur.

Chacun de nous vit dans un environnement : une terre, un lieu, une végétation, une faune, une énergie particulière. C’est dans cet environnement, dans cette bulle, que l’on se lève chaque matin, que l’on dort chaque nuit ; on y rêve, on y court, on y respire, on y mange : il fait partie de nous et nous influence profondément à tous les niveaux de notre être. Ajoutons à cela que nous vivons dans des cycles : solaire, lunaire, saisonnier…, chaque cycle apportant son ambiance. Il y a donc ici une idée d’intégration profonde, d’harmonie entre ce que l’on mange et l’endroit où l’on évolue.
Bien. Maintenant, si je n’ai pas été trop confuse, je peux exprimer l’idée qu’une banane qui vient de loin, qui a voyagé en avion, et qui arrive par nos contrées dans lesquelles jamais elle ne pourrait pousser, ne peut pas nous apporter la même chose qu’une pêche de notre jardin. Ce n’est pas que c’est mal ou mauvais nutritivement parlant, pas de ça par-ici ; mais pour cette raison d’environnement, de cycle et d’harmonie, notre être ne se nourrira pas de la même façon d’un produit local que d’un produit lointain. Manger local, au-delà de toute l’éthique qui entoure cette pratique (favoriser les petits producteurs, les rapports humains, les plantes de saison, etc.), c’est s’enraciner, s’ancrer dans l’environnement qui est le nôtre, et se retrouver en harmonie avec lui, pour le meilleur. Manger de saison, c’est bien pour l’éthique, et c’est aussi bien pour notre corps : si certains fruits et légumes poussent en certaines saisons, à certains endroits, ce n’est certainement pas un hasard, et ce sont probablement eux qui seront les mieux à mêmes de répondre à nos besoins nutritifs. Je suis pas en train de dire qu’il ne faut plus manger de bananes, d’avocats ou de chocolat (!) : simplement, redonner leur valeur aux cultures locales, de saison. En plus, ça permet aussi de (re)découvrir des fruits ou légumes oubliés, et moi ça m’a redonné envie de cuisiner, histoire de bien mettre en valeur tout ça !

Quant à la définition stricte du local (si tant est que telle chose existe), je laisse libre à chacun de se faire la sienne : ça peut être tout ce qu’on peut aller chercher à pied, ou dans un rayon de tant de kilomètres, ou bien encore ça peut être continental (par exemple, la définition du local pour les aliments n’est dans ma tête pas la même que celle du local pour les vêtements – auxquels j’octroie plus de distance kilométrique).

Naturel, écologique ?

Encore des termes dévoyés par le marketing. Tout ce qui est naturel n’est pas bon : le pétrole, c’est très naturel, mais de là à le manger ou à vous en étaler sur le visage… L’huile de palme aussi, c’est naturel, et pourtant, il a été prouvé que c’est cancérigène (même bio) en plus du fait de la déforestation que subissent l’Amazonie et l’Indonésie pour sa culture. Le bois de rose, c’est naturel mais c’est un arbre rare et qui devrait être protégé au lieu d’être exploité.

Hey nous, on bouffe de l'herbe et des graines, on a les cheveux longs, et on a trop la classe. D'abord.

Ici le gang des hippies ; ça vous pose un problème ?

A travers ces quelques exemples, on comprend facilement à quel point « naturel » n’est pas un terme fiable. Tout est naturel, les minéraux, les végétaux, les animaux, les transformations chimiques, les humains, tout fait partie de ce grand tout qu’est la Nature, l’Univers, et compagnie ! Là où l’adjectif est employé à tort et à travers, je lui préfère le nom commun : Nature. Car c’est à elle qu’il convient de s’intéresser, pour la connaître, la protéger ; j’aime bien le mot holisme : du grec holos, entier, si j’en crois mon petit Larousse, c’est une doctrine qui ramène la connaissance du particulier à celle de l’ensemble et du tout dans lequel il s’inscrit. Il donne l’adjectif holistique que vous avez déjà croisé ici. Ce qui est drôle, c’est qu’en ouvrant mon dictionnaire pour y chercher le mot, je suis tombée directement sur la page du mot Harmonie. Voilà voilà… !

On rentre là dans la même idée que ce qui a été développé plus haut : comprendre le monde dans un système global et non par les individualités et les phénomènes particuliers, même si ceux-ci ont évidemment leur importance pour comprendre un système (le symptôme n’est pas la maladie mais il aide à la comprendre). On est ici dans l’idée du durable, loin de la consommation rapide ; là, les choses se font avec lenteur, elles sont intégrées petit à petit dans chaque corps, dans chaque esprit. Décomposées, on adopte un regard large, à 360°, on englobe le monde. Lorsque j’adopte ce regard large à l’intérieur de moi, une incroyable sensation de sérénité m’envahit, et m’aide à mieux comprendre : com-prendre, prendre avec, prendre avec soi, englober.

Et l’écologie pour moi, c’est tout ça. C’est cette compréhension d’un système global dans lequel nous existons, quelle que soit l’échelle adoptée (le système peut être celui dans lequel évolue un individu, ou un groupe, ou un pays, etc.), et c’est cette compréhension, cette intégration profondes qui permettent le respect, la lenteur, le lâcher-prise. Qui amène à d’autres choses encore.

Comme la nécessité de réintroduire du social, de l’humain dans ce que nous faisons, comme arrêter d’obéir à des injonctions sociales de perfection, hommes comme femmes (avec une légère pression sur ces dernières cependant (sic)) : être partout, tout le temps, être convenable à tout moment, penser à tout, être cultivé mais sportif, élégant mais pas pédant, soigné mais pas précieux. Tout ceci n’est que vacuité existencielle : alors on consomme, pour combler ce vide.

L’écologie ne concerne pas que la nature au sens usuel du terme : la faune, la flore, le paysage ; elle concerne tout ce qui est naturel, donc tout ! Toi, petit humain, tu es naturel et tu fais partie de cette Nature, de ce système Terre, donc tu es concerné directement par l’écologie, du fait même de ta nature et de ta place dans le monde. Il est temps de redonner sa noblesse à ce terme, devenu presque une insulte (« Eh t’es écolo toi hein, ouaf ouaf » ou pire, le « djihadisme vert » dénoncé par les magnats de l’agriculture conventionnelle chimique, ce qui me fait assez marrer  – jaune – par ailleurs) : non l’écologie, ce n’est pas juste un militantisme ; l’écologie c’est une manière de penser et de vivre, de concevoir le monde, de se le représenter et d’ainsi le respecter. C’est se rapprocher des choses simples, brutes ; c’est concevoir aussi que n’importe quel domaine peut devenir écologique : la médecine, la physique, l’alimentation, la cosmétique, etc. ! Je trouve ça génial, et très inspirant ! Et comme dirait Solange, des vidéos Solange te parle (je vous invite à regarder sa chaîne), il ne faut pas avoir honte d’être écolo, bobo, bohème, hippie :

Le développement durable : double tranchant

L’idée de durable pour moi, englobe tout ce que vous venez de lire : c’est la volonté de changement réel, seule façon aujourd’hui de préserver notre monde. C’est l’idée que nous sommes, chacun à notre échelle, responsables et que donc chacun à notre échelle, nous pouvons agir. Le durable, c’est comprendre le monde dans son ensemble : minéral, végétal, humain, vie et mort, cycles, pour mieux y vivre ; ralentir ce rythme effréné imposé par le capitalisme et oser prendre son temps.

Le piège du développement durable, c’est de croire que grâce à ces beaux principes, nous pourrons injecter quelques idées sociales/écologiques de-ci de-là, tout en conservant les bases du système dans lequel nous sommes. Changer le monde, mais pas trop. Se remettre en question, mais pas trop. Réfléchir, mais pas trop. C’est croire que la conférence de Paris sur le climat, réunissant les plus grands pollueurs de notre temps, puisse suffire pour changer les choses. Je ne crois pas que les politiques, que le pouvoir actuel, puisse nous offrir autre chose qu’un simulacre de changement, parce qu’il n’est absolument pas dans leur intérêt d’aller au fond des choses, parce que ce serait un suicide collectif, et le principe du Pouvoir, c’est de perdurer, à tout prix. Le but du pouvoir, c’est le pouvoir, et rien d’autre.

N’allez pas croire que je suis pessimiste : si les grandes industries les plus polluantes peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, peuvent réduire leur pollution et rentrer dans un système un peu plus raisonné, c’est déjà un bon début, et c’est indispensable. Mais cela ne suffit pas, puisque le fondement même de notre système est pourri (au sens propre du terme : j’imagine toujours un corps pourrissant avec vers et Cie – charmant n’est-il pas ?) ; ce sont les valeurs qu’il défend (croissance, économie libérale, argent) qui ont réduit notre monde à ce qu’il est devenu. Conjugué à la force d’inertie incroyable qui caractérise les grands ensembles, on voit ce que cela a donné et continuera de donner. C’est pour cela que je ne crois pas que le développement durable puisse être un pansement, une solution alternative fiable s’il est fait dans l’idée de conservation du système économique actuel.

Prendre son temps.

Prendre son temps.

Se remettre chacun au milieu des choses est un bon début : la médiocrité et l’idée que nous ne pouvons rien faire individuellement est, entre autres choses, ce qui nous a mené là. Il n’est pas question de culpabilité : nous, enfants du XXIe siècle, ne sommes pas responsables personnellement de tout ce qui va mal dans le monde, mais nous pouvons être responsables de ce qui peut aller bien, nous pouvons être responsables d’une petite action de lumière ; et si on arrêtait de se dire « c’est trop grand, ça ne sert à rien de faire ça, j’ai trop de problèmes à gérer par ailleurs », pour se dire que ça vaut le coup, ne serait-ce que d’un point de vue personnel ? Arrêtons de tout remettre entre les mains des entités dirigeantes, politiques, industrielles, économiques : ils ne nous sauveront pas. On a tant de choses à s’apporter, pourquoi se priver ?

Le changement et l’effet de mode

On vit dans un système qui nous a éloigné de beaucoup de choses, pour le meilleur et pour le pire. L’idée n’est pas de retourner à l’âge de pierre en niant les avantages de la mondialisation et du progrès (la possibilité du voyage, internet, la liberté d’expression et d’information, etc.), mais de réellement se poser des questions : pourquoi n’a-t-on plus le temps de rien ? Pourquoi est-on toujours/souvent fatigué, épuisé, que même les vacances ne suffisent pas à nous reposer ? Pourquoi se sent-on obligé à faire ceci-cela, à suivre un modèle ? C’est quoi l’échec, c’est quoi la réussite ? Pourquoi se sent-on découragé, si facilement ?
Prendre le temps de s’asseoir cinq minutes dehors ou face à une fenêtre chez vous, fermer les yeux, trouver ce regard à 360° à l’intérieur de vous, rien que ça peut vous aider à relativiser, à voir la vie en couleur au lieu du gris béton.

Il y a eu quelques réflexions déjà sur des magazines/blog « lifestyle » ou bien-être, etc., au sujet de l’effet de mode, et c’est vrai que cela fait quelques mois que je me pose moi-même cette grande question oxymorique : l’effet de mode qui semble être bien présent au sujet du bio, du bien-être, des thérapies alternatives, de la simplicité, etc., doit-il être vu comme un réel avantage, un résultat de tous ces petits changements amorcés qui amènent les grands médias eux-mêmes à s’intéresser à la question, ou bien doit-il être considéré comme un simple effet de mode, superficiel, simpliste, dangereux en ce qu’il galvaude des idées et des termes, et récupéré par les grands médias parce que cela semble intéresser leur public et ainsi faire augmenter leurs chiffres de vente ?

Je ne vais pas vous le cacher, je n’ai pas de réponse nette à cette question. Peut-être tout simplement car cela n’a pas tant d’importance que ça. Si les grands médias, et en particulier les magazines « féminins », s’intéressent à ces idées, pourquoi tout de suite voir les choses en noir et se dire qu’ils vont forcément raconter n’importe quoi et galvauder nos petites idées chéries ? Le principe d’une idée, c’est d’être discutée, ouverte, disséquée même, et après, il y a quelque chose de formidable qui s’appelle le libre-arbitre, qui nous permet de penser par nous-mêmes, de nous faire notre propre idée des choses, par l’expérience, le vécu.

Comme l’a dit Solange, personne n’a à avoir honte de son état de hippie qui mange des graines/se soigne avec les plantes/veut changer le monde : à partir de là, effet de mode ou pas, ce n’est pas ce qui compte : c’est, encore une fois, nous ! Tout ceci me laisse un peu perplexe : mode ou pas, qu’importe ! L’important c’est ce que tu fais toi.

Se faire du bien et rayonner

Il y a un proverbe qui dit : « Charité bien ordonné commence par soi » : tout commence par soi : la bienveillance, l’amour, le changement, l’exigeance, la vigilance… Comment aimer quelqu’un si on ne s’aime pas soi ? Comment vouloir changer le monde si l’on ne change pas soi-même ? Le poison du monde moderne, c’est de nous avoir dépossédé de ce que nous avions de plus précieux : nous-mêmes. En accélérant, en ne nous donnant plus de temps, en nous intimant des injonctions toujours plus difficiles à satisfaire, il nous a vampirisé et éloigné de nous : plus le temps de se poser, plus le temps de s’occuper de soi, plus le temps de s’aimer ! Même le soir au lit, on pense à ce que l’on doit faire, on s’inquiète, on passe et repasse le film de nos journées, celle passée, celle à venir… Et si on lâchait un peu tout ça ?

Quelques bonne idées :

  • s’offrir un massage ;
  • sentir le vent sur sa peau et fermer les yeux pour un dialogue inaudible ;
  • dire aux personnes qui comptent qu’on les aime ;
  • créer quelque chose sans se mettre la pression ;
  • vagabonder dans la forêt, tous sens aux aguets, et voir soudain plein d’animaux : écureuils, oiseaux de toutes sortes, biches, daims… ;
  • prendre le temps d’un câlin parce qu’il n’y a pas de perdant à un câlin ;
  • rire devant un bon film ;
  • passer une journée sans râler une seule fois, sans soupirer ;
Long is the road peut-être mais aussi very interesting it is ... so, let's go ?

Long is the road peut-être mais aussi very interesting it is … so, let’s go ?

Profiter, tout simplement, sourire à la vie et décider, une bonne fois pour toute, que nous en sommes les responsables et les gardiens, c’est à toi, et à toi seul, qu’incombe la difficile tâche de vivre sur cette planète.

Look up and smile
For there is no one on this planet
More desired than you are
More deserving all this Beauty,
And happiness.
Cheer up my friend,
For you are not alone.

6 réflexions sur “Biologique, écologique, naturel, durable : le point

  1. OUIIII des hippies islandais poilus !

    Merci pour ce bel article, un brin fouillis mais qui va toucher toutes les bases l’une après l’autre quand-même, qui me touche moi aussi, qui donne de l’espoir et de l’envie d’avancer (et qui fout un peu une claque à ce qui le mérite ;) ).

    Des câlins, donc.

  2. vous avez mis le doigt sur un principe du capitalisme: si l’ on ne peut faire taire un mouvement, on le récupère dès qu’ il a une certaine ampleur
    quand manger sain ne nous a plus suffi, une industrie s’ est mise en place, et, comme elle s’ est développée dans un pays où l’ on chante  » deutschland über alles, über alles die welt », c’ est devenu une obligation et un moyen d’ asservissement par le biais du développement durable
    on peut gager qu’ il en sera de même avec le consommer local et la permaculture
    un des rares points où Lenin avait raison, c’ est que si l’ on doit pendre les capitalistes, il faudra d’ abord leur acheter le bois de la potence, et la corde…

    • Nan mais franchement, ça a quoi à faire là-dedans ? Gobecrayon parle de nature, d’écologie, d’environnement, de société de consommation certes mais dans un point de vue écologique… et on se ramène pour taper sur l’Allemagne et la politique ? Mgnn ?? Plutôt que de pondre n’importe quoi n’importe où, ce serait bien de se taire parfois.

      • j’ ai connu, quand il n’ y avait pas de bio en France une allemagne faite d’ un b… sympathique de producteurs contestataires vendant sur les marchés leur bio
        puis j’ ai vu arriver les groupes chimiques rachetant à tour de bras ces entreprises et les développant, de même que des énergies renouvelables, et créant sur mesure leur label par le BDIH ( espèce de burau veritas local)
        puis petit à petit l’ imposition de ces exigences à l’ europe ( le subside au courant vert…)
        pour le grand intéret des producteurs d’ éoliennes
        jusqu’ à un projet qui a contribué à la destabilisation du Mali ( et qui est aujourd’ hui recyclé au Maroc) de centrale solaire
        et, aujourd’ hui le manger bio, à condition qu’ il vienne d’ une méga ferme en Roumanie…
        cependant que les terres du Brandebourg ne produisent plus que pour les centrales à biomasse…
        là, moi non plus, je ne retouve plus mon écologie !!!
        et ce n’ est pas contre l’ allemagne que je tape, mais contre son capitalismus hégémonique !

      • Je ne comprends pas bien ce que vient faire ce débat ici, je ne comprends surtout pas où tu veux en venir. Je pense que le capitalisme et les problèmes qu’il amène concerne tous les pays riches ou en voie de développement selon le modèle capitaliste, ça fait donc du monde.

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