Démêlage et coiffage : peignes en corne et brosse en bois

Ce que vous allez lire n’est pas un article sponsorisé :)
Je ne reçois pas d’argent et n’ai pas eu de demande des marques pour en parler.
Si je vous en parle, c’est que ces produits m’ont plu !

A gauche, le modèle Bamako de la nouvelle gamme ; à droite, le modèle Tombouctou de l'ancienne gamme. Les deux sont d'une rare qualité.

A gauche, le modèle Bamako de la nouvelle gamme ; à droite, le modèle Tombouctou de l’ancienne gamme. Les deux sont d’une rare qualité.

Rentrons dans le lard de nos tifs : quand tout s’emmêle, que nos doigts ne suffisent plus à les démêler sans provoquer une crise de nerfs (cheveux longs, bouclés, secs…), il faut se rendre à l’évidence : Chevelu-e. Avoir. Besoin. Matériel.

Pour mon matériel donc, je suis aussi exigeante que sur le reste : éthique, qualité du matériau, durée de vie. J’ai essayé pas mal de solutions bon marché, système D (récup’), mais j’ai dû me rendre aux nœuds de mes cheveux et à leur casse : il me fallait du matos.

Présentation des marques

La brosse Tek en bois : ici le beau modèle Elite (j'ai pas fait attention en la prenant dans le magasin ^_^)

La brosse Tek en bois : ici le beau modèle Elite (j’ai pas fait attention en la prenant dans le magasin ^_^)

Thomas Liorac est une très petite entreprise située dans les Pyrénées, de passionnés pur jus par le travail traditionnel du peigne en corne, par la matière de qualité. Ils entendent bien promouvoir la corne comme matériau durable, issu d’un savoir-faire ancestral et accompagné d’un service impeccable. Ils fabriquent eux-mêmes leurs peignes depuis peu, et vous pouvez retrouver ici l’entretien avec Grégoire Villedey, l’un des deux fondateurs de la marque !

Tek est une entreprise italienne de brosses et de matériel de coiffage en bois, respectueuse de l’environnement et basée sur un modèle de développement durable. Ils fournissent du matériel de grande qualité. Tout est fabriqué en Italie. Je vous ai mis en lien de site de la marque, en anglais ou en italien (c’est largement compréhensible :)), pour que vous ayez toutes les infos sur cette marque.

Ethique : un peigne en corne alors que je suis végéta*ienne…

Eh oui, je suis végétarienne, presque végétalienne (disons que je limite ma consommation animale au maximum). Je ne rentrerai pas dans un débat stérile, et je ne veux pas non plus me justifier : j’explique simplement pourquoi pour moi, m’être procuré un peigne en corne n’était pas opposé à mon éthique. Déjà d’une part, je le précise maintenant : mes cheveux n’aiment pas franchement les peignes en bois : j’ai testé et ça casse complètement mes longueurs. Et puis, la vie d’un arbre vaudrait moins que la vie d’un animal ?

S’il y a bien une chose que je déteste plus encore que la maltraitance animale, c’est le gaspillage. Alors combinez le fait de tuer un animal pour sa viande et d’en plus gaspiller tout ce que son corps peut nous offrir comme ressources : voilà, c’est carrément nul.
Pour donner un exemple inspirant, prenons les pratiques de certains peuples de natifs d’Amérique du Nord. Avant d’être exterminés, parqués dans des réserves et spoliés de leurs biens, ils chassaient le bison, présent en grand nombre avant d’être exterminés par la conquête blanche. Mais ils ne le chassaient pas n’importe comment : cela s’accompagnait de prières, ils demandaient pardon à l’animal, ils ne tuaient que le strict nécessaire pour subvenir à leurs besoins, et surtout, par respect pour lui, utilisaient absolument tout ce qui pouvait l’être, et ils le remerciaient d’avoir donné sa vie. Alors je vous ai passé les détails et j’ai fait ça très grossièrement, je vous laisse aller chercher par vous-mêmes si d’aventures le sujet vous intéresse ; mais vous avez compris l’idée. Si l’on ne peut empêcher l’humanité toute entière de manger de la viande, ou même de tuer les animaux avec respect et sans douleur (même s’il y a des progrès parfois), autant utiliser, autant que faire se peut, tout ce qui est disponible sur la carcasse. Pour moi c’est aussi une forme de respect : pardon, t’es mort, mais pas pour rien, et merci.

Thomas Liorac et Tek : pour moi, deux marques de confiance

Thomas Liorac et Tek : pour moi, deux marques de confiance

Ainsi, on est confronté dans notre monde, à une (sur)consommation animale pour la viande, le cuir, etc. Si je suis devenue végétarienne par goût et par éthique, et que je limite ma consommation de produits animaux en tout genre par conviction, je sais et j’accepte que dans certains pays, pour certaines personnes, la viande est l’une des premières ressources alimentaires. Les cornes de chez Thomas Liorac ne proviennent pas de France, ni même d’Europe, car l’entreprise veut privilégier des modes d’élevage respectueux de l’animal (en extensif, sans écornage, notamment) ; les cornes proviennent donc d’Afrique, d’élevages extensifs de zébus, et la filière est certifiée par le système TRACES qui garantit des normes sanitaires européennes.

Alors bien-sûr, ce n’est pas parfait ; mais qui peut se targuer de l’être, dans tous les choix de sa vie, à tous les moments ? Et si on va par-là, c’est quoi, la perfection, ce concept abstrait et tellement subjectif ? Je préfère valoriser des initiatives comme celles-là, qui en plus sont transparentes, et acheter en toute connaissance de cause.
Il va de soi que le plastique n’est pour moi absolument pas une alternative sérieuse et durable, dans quelque domaine que ce soit.

Enfin, un peigne en corne, c’est pour la vie : très difficilement cassable, entretien très facile, une matière qui vieillit extrêmement bien, d’autant plus quand il a été correctement fabriqué.

Brosse et peigne : effets complémentaires

J’ai donc, il y a plus d’un an, choisi le peigne en corne : c’est une matière composée, comme le cheveu, de kératine : cela promet une parfaite entente entre les deux matières, supprime l’effet d’électricité statique, lisse la fibre et fait ainsi mieux briller la chevelure.
Seulement, je me suis rendue compte que cela ne suffisait pas. Etant assez sensible du cuir chevelu (en gros, je « crains des cheveux » ^^), le peigne peut me donner l’envie subite de me raser la tête. Ce qui n’est pas une solution viable sur le long terme, on est d’accord ^_^. J’ai donc porté mon choix sur la brosse en bois : matériau respectueux de la planète (à condition de choisir une marque qui a une éthique écologique…), respectueux des cheveux et des boucles : j’ai tenté le coup… sans le regretter !

Et puis, il y a quelques semaines, j’ai reçu une proposition de Thomas Liorac : ils viennent de lancer leur nouvelle gamme, fabriquée par leurs soins, et sont à la recherche de blogueurs-ses pour les tester et en parler. Il y avait un deuxième modèle (Bamako) qui m’intéressait, mais suite à la pénurie qu’il y avait eu chez eux alors qu’ils rencontraient des difficultés (il y a un an environ), je m’étais rabattue sur un autre modèle (Tombouctou). Je réfléchis ; on me signale que je suis libre de raconter ce que je veux (heureusement :)), et le présent article sur le démêlage était déjà en préparation.

Votre mission : Test. Défi relevé !

Le peigne Bamako, pour les chevelures bouclées, ondulées, crépues : une petite merveille !

Le peigne Bamako, pour les chevelures bouclées, ondulées, crépues : une petite merveille !

Le modèle Tombouctou, que je possédais déjà, a de très longues dents, très espacées entre elles : il est parfait pour un démêlage large ou un recoiffage rapide.
Le modèle Bamako est lui aussi adapté aux cheveux bouclés à crépus, mais il dispose d’un manche long, ce qui facilite considérablement sa prise en main et son utilisation. Ses dents sont plus courtes et plus larges, mais elles sont également assez espacées entre elles. A l’usage, ce peigne en corne me ravit réellement : non seulement la fabrication est impeccable (une matière douce, un joli design), mais en plus je peux me démêler sans aucune casse et en gardant mes boucles et mes ondulations ! Ô Joie.

Comment et quand démêler ?

J’utilise la brosse en bois quand je veux un démêlage strict, par exemple pour une coiffure un peu compliquée et bien-sûr, juste avant de me laver les cheveux : elle permet de bien éliminer les poussières présentes dans les longueurs et de commencer à faire glisser le sébum. Quand les cheveux sont mouillés, je me contente de démêler aux doigts.

Je réserve le peigne Tombouctou quand mes cheveux sont peu emmêlés mais que je souhaite les rediscipliner en cours de route (il est souvent dans mon sac) : il me permet d’aller vite tout en efficacité.

Enfin, j’utilise le peigne Bamako pour tous les jours, le matin et le soir : il me permet de démêler sans casser mes boucles (j’insiste mais vraiment, c’est une révélation pour moi ^_^), et fait briller mes cheveux. J’ai remarqué que depuis que je l’utilisais (deux semaines environ), mes pointes avaient tendance à beaucoup moins fourcher : forcément, ça casse moins, et mes boucles sont également plus belles (n’ayant pas changé de routine de soin, ce n’est pas à imputer à autre chose, je pense).

Pour ce qui est de la méthode à proprement parler : je vais toujours du bas vers le haut et je fais descendre les noeuds délicatement jusqu’aux pointes. Alors ça peut paraître fastidieux (alors c’est pas comme fastueux, hein, qui est en rapport avec les animaux marins), mais croyez-moi quand on atteint une certaine longueur, il y a des choses qu’on ne peut plus se permettre, eeh oui… Et puis c’est aussi comme ça qu’on se fait le moins mal (douillette que je suis) !

Comme d’habitude, si vous avez des interrogations, faites-moi un joli p’tit commentaire, je me ferai un plaisir d’y répondre :)

3 réflexions sur “Démêlage et coiffage : peignes en corne et brosse en bois

  1. D’accord, je m’étais acheté le modèle cap horn, mais comme j’ai les cheveux ondulés, je pense acheter aussi le Bamako . Merci pour cette réponse éclair ! :)

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