Débuter en cosmétique maison : le casse-tête

Nature à l'état brut.

Nature à l’état brut. © Gobelalune

Lorsque l’on passe au naturel, on en vient forcément à entendre parler de la possibilité de fabriquer ses propres cosmétiques. On imagine alors l’idéal, on se voit monter ses petites crèmes tel un chef pâtissier, on imagine créer les recettes parfaites, et on se retrouve perdu sur Aroma-Zone, l’oeil gauche dans la rubrique « huiles végétales », l’oeil droit dans la rubrique « actifs » et le cerveau au bord de l’implosion. On a l’impression d’avoir une montagne devant soi : tant d’informations, tant de connaissances, tout ça pour quoi ? Je devrais probablement continuer à acheter mes cosmétiques bio, toutes belles toutes prêtes… Oui, mais en même temps, je pourrais me faire des trucs sur-mesures…

Bref. Tant de questions, d’hésitations, de craintes qui viennent tourmenter l’âme naturelle en peine ! Cet article s’inspire de l’expérience personnelle de son auteure, et va essayer de raboter la montagne (mais si, la montagne du début, tout ça…) ! C’est parti.

Avant toute chose, et surtout, surtout avant d’acheter quoique ce soit, il faut lire. Lire tout ce qu’on peut, internet est suffisamment riche pour ça, vous y trouverez toutes les informations nécessaires, vous ferez votre gloubiboulga dans votre tête, mais il faut absolument se renseigner, faire des recherches sur les ingrédients, les techniques, commencer de glâner des recettes simples… L’offre en terme de cosmétique maison est large, et plus vous en saurez, plus vous affinerez vos envies et vos besoins. C’est moins d’achats inutiles, et plus de précision dès le début.
Pour cela, vous avez les blogs et les sites référencés dans la colonne de droite, et les dossiers technique sur le site d’Aroma-Zone, qui sont très bien faits, on comprend tout !

Ensuite, la deuxième étape, ce n’est toujours pas l’achat, c’est encore une fois la recherche ! Cette fois sur les règles d’hygiène (on ne fait pas une crème pour le visage comme on fait une crème anglaise, disons hygiéniquement parlant, la première étant censée se conserver trois mois…), sur la sécurité par rapport à certains ingrédients (je pense aux ingrédients possiblement irritants, ou carrément dangereux comme la soude, pour ceux et celles qui font du savon). Si l’on s’intéresse aux huiles essentielles dans la cosmétique, on se renseigne aussi : les doses, les huiles essentielles adaptées, on s’assure qu’on ne fait pas d’allergie, etc. Et enfin, on s’assure que l’on connaît bien la loi par rapport à la cosmétique : en aucun cas vous ne pourrez vendre vos cosmétiques faites maison ! Pour être une marque de cosmétique reconnue, il faut un laboratoire et un chimiste, ce dont peu de monde dispose chez soi… Donc pour la famille, les copains : feu vert, avec toutes les précautions nécessaires bien-sûr (rapport aux allergies et sensibilités).

Internet est une mine d’information !

Maintenant que vous êtes blindé(e)s des connaissances nécessaires, vous allez pouvoir acheter, en toute connaissance de cause, vos premiers ingrédients ! Emulsifiant, base lavante, actifs, huiles végétales, récipients… Et vous y mettre, enfin, à votre tambouille ! Sincèrement, les premières recettes sont généralement des moments d’anthologie : on a peur, on fait pas forcément les choses dans l’ordre, on découvre des réactions chimiques inattendues (mais pas dangereuses, enfin techniquement), on y passe énormément de temps, on veut tout faire et on se retrouve, à la fin de l’après-midi, les cheveux en pétard, le tablier dégueulassé et la tronche à l’envers. MAIS, on est content. Content d’avoir tout fait, d’avoir refermé tous ces petits pots avec nos petits produits dedans que c’est nous qu’on les a fait, content comme un gosse qui aurait sauté dans une flaque de boue.

Ce que je vous conseille, pour commencer, c’est de faire des choses simples : baumes (à lèvres, pour le corps…), gels, shampoings, lotions toniques ; en bref : pas d’émulsion, pas dès le départ. On se fait d’abord à ses produits, à son nouveau matériel, et ensuite on s’attaque aux choses plus complexes, et ensuite, on pourra même élaborer ses propres recettes !

La dernière chose que je conseille, enfin, c’est de tenir un cahier de recettes : vous notez celles qui vous intéresse, celles que vous avez faites, et vous pouvez mettre un commentaire sur l’efficacité, la façon de procéder etc., ça vous aidera à vous y retrouver et à savoir, petit à petit, ce qui vous convient le mieux.

Et au final : tadaa ! De belles petites cosmétiques maison ! © Gobelalune

Et au final : tadaa ! De belles petites cosmétiques maison ! © Gobelalune

La cosmétique maison, c’est l’assurance de connaître le détail des produits que vous utilisez (d’où l’intérêt d’avoir fait des recherches), c’est pouvoir se faire des recettes sur-mesure : je n’ai jamais trouvé, dans le commerce, une crème pour le visage qui satisfasse mes exigeances de naturel et ma peau, et le fait de pouvoir créer mes propres recettes, adaptées parfaitement à ma peau, m’a enlevé une sacrée épine du pied… ! Enfin, deux derniers arguments : c’est moins cher que d’acheter du tout fait, surtout lorsque l’on recherche de la qualité, et c’est plus écologique : on choisit des ingrédients adaptés, en limitant les ingrédients rares, ou qui viennent de loin, et on réutilise les récipients ! Tout bénèf, on vous dit.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s