Pourquoi et comment passer au naturel ?

Le naturel : on embarque ?

Le naturel : on embarque ?

Une remise en question
Il n’est jamais évident de remettre en question ses habitudes : pourquoi changer de routine, pourquoi adopter de nouveaux produits, et lesquels ? Cela fait 10/20/30 ans que j’utilise les produits des grandes marques du supermarché, et ça marche très bien, ça ne m’a jamais posé de problème ! me direz-vous. Oui mais. Oui mais savez-vous réellement ce que contiennent vos produits ? Savez-vous comment ils sont fabriqués ? Savez-vous leur impact sur l’environnement, sur votre corps, sur la planète ? Ce sont peut-être ces mêmes produits que vous utilisez pour vos enfants, vos bébés.

Je vous répondrai qu’avant de passer au naturel, moi aussi j’ai utilisé, depuis ma naissance donc, des produits du supermarché, L’Oréal, Mixa, Nivéa, Le Petit Marseillais, etc., des produits de parapharmacie, comme Klorane, et que cela ne m’a jamais causé le moindre problème. Pas d’allergie, pas de sensibilité particulière (sauf au Head&Shoulders, qui lui, est vraiment corrosif), pas grand-chose en fait. Mais alors pourquoi avoir changé, si ça ne me posait pas de problème ? Pourquoi m’être pris la tête pendant des mois à faire des recherches, à éplucher des compositions, à racheter toute ma gamme de soins, et à me mettre à la cosmétique maison, naturelle et bio ? Cela tient en peu de mots en réalité : santé, environnement.

Les cosmétiques naturelles et bio : pourquoi ?
Santé, parce que les cosmétiques de supermarché habituelles et de parapharmacie (ainsi que les marques de luxe) utilisent d’innombrables produits chimiques, obtenus à partir de substances parfois hautement toxiques, provenant de l’industrie pétrochimique, des perturbateurs endocriniens, des substances cancérogènes, et je suis sûre que j’en oublie. On connaît tous les débats autour des parabènes, ou du silicone, le premier étant nocif pour l’environnement et dangereux pour la santé, le second, nocif pour l’environnement et occlusif (il bouche les pores de la peau, les écailles des cheveux…). Bref, ces deux ingrédients pris pour l’exemple parce que tout le monde les connaît ont été sévèrement réglementés (parabènes) ou remplacés par d’autres ayant le même effet (les ammoniums quaternaires, plus connus sous le noms de quats, remplacent les silicones).
Pourquoi donc s’offusquer du seul parabène quand il y a tant d’autres substances dangereuses pour notre santé, qui agissent sur le long terme, et nocives pour l’environnement, à la fois par la manière dont elles sont produites et par leur déversement dans la terre et les eaux ? Quelle planète voulons-nous laisser à nos enfants ?

Vous me direz certainement que ce ne sont pas les seules cosmétiques qui sont en cause dans la dégradation de la planète depuis le XIXème siècle, et vous aurez raison. Mais les cosmétiques et produits d’hygiène prennent une part considérable du marché, si l’on y regarde bien (je n’ai pas de chiffres, c’est regrettable) : tout ce que l’on achète tous les mois pour entretenir sa maison, sa peau, ses cheveux, se laver, laver ses enfants, se raser, etc., tout cela multiplié par 65 millions (pour la seule France). 65 millions de produits toxiques qui vont aller se déverser dans les rivières et les fleuves au moment de rincer (un shampoing par exemple), 65 millions de bouteilles en plastique contenant phtalates et autres joyeusetés…
Un seul grain de riz dans une balance, ce n’est rien. Mais 65 millions de grains de riz, des centaines de millions de grains de riz, et la donne change. Et voilà pourquoi, parce que laisser une planète viable à nos successeurs, ça passe aussi par ce quelque chose qui peut paraître aussi futile et dérisoire que les produits d’hygiène et de cosmétique, et c’est tout simple.

Au large d’Honolulu, une mer de déchets alimentée par notre quotidien.

De la prise de conscience à la réalisation : comment ?
Bien, maintenant que les neurones ont chauffé et que la fumée vous sort de par les oreilles, apportez du nouveau bois, il va falloir que ça chauffe encore un peu !

Non, en réalité, comment, c’est très simple. Cela peut demander un peu de temps, mais les choses se font très progressivement. Pas la peine de balancer tous vos produits sur le rebord de votre baignoire, dans un élan frénétique : finissez-les, tant qu’à faire. Il ne faut pas se précipiter, on ne fait rien de bien dans la précipitation (c’est ce que j’ai fait au début et ça m’a fait acheter des produits pas forcément utiles). Déjà, prendre le temps de réfléchir au nombre de produit que vous utilisez, et ce dont vous avez vraiment besoin : shampoing, après-shampoing, masque ? Crème pour le corps, crème de jour, lotion, etc. ? Et il faudra leur trouver des dupes en bio et naturel. Pour cela, il y a dans la colonne de droite, section « shopping » tous les sites (testés et approuvés par Bibi) sur lesquels vous pourrez vous procurer de nouveaux produits. Ces sites sont bien achalandés, les prix restent tout à fait corrects, et ils vendent des produits labellisés (on reviendra sur la question des labels). Et bien-sûr, vous avez sûrement près de chez vous, un magasin bio, où vous pourrez trouver, à des prix tout à fait raisonnables (autour de 12€ le shampoing pour 500mL), de quoi prendre soin de vous (et de votre maison).

Consommer plus juste, c’est aussi consommer durable, et plus simple : demandez-vous si, par exemple, une huile végétale pourrait remplacer votre coûteuse crème de nuit (huile de jojoba ou noisette pour les peaux grasses ou mixtes, huiles d’argan, d’avocat, la liste est longue ! – et fera l’objet d’un article) : des économies pour vous, et pour la planète !
Pour vous aider, il existe des sites et des blogs très bien documentés et très intéressants, que j’ai répertorié dans la colonne de droite, je vous invite à y aller, plus vous aurez de connaissances et moins vous aurez de mal à choisir le bon produit, et à vous y retrouver.

Quand on passe au naturel, on a parfois l’impression d’avoir une montagne devant soi, et qu’il nous faut la gravir : et bien allons-y ! Cela vaut vraiment le coup.

Passer au naturel : plus facile qu'un trekking sur le Mont Fuji !

Passer au naturel : plus facile qu’un trekking sur le Mont Fuji !

Article en lien :

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s